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    <title>La radio du cinéma des étudiants</title>
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Sur radioducinema.com, la relève ne reste pas dans l’ombre des projecteurs.
Sous l’impulsion d’Amandine Bacconnier, La Radio du Cinéma ouvre ses micros aux jeunes scolaires et étudiants. Ici, on n’apprend pas le cinéma seulement dans les livres : on le vit. Accréditations en festivals, interviews d’artistes, réalisation de podcasts, chroniques, rencontres… Les jeunes prennent place derrière le micro, au cœur des événements, et partagent leurs créations sur radioducinema.com.
L’objectif est clair : participer activement à l’éducation à l’image, transmettre le goût du cinéma de patrimoine autant que celui de la création contemporaine, et décrypter les médias avec exigence et curiosité. Former des regards, éveiller des voix, accompagner les talents de demain.
Parce que « le cinéma, c’est la vie en plus grand » — et que cette vie-là se transmet.













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    <pubDate>Sat, 04 Apr 2026 18:15:36 +0000</pubDate>
    <managingEditor>amandine@pointuresprod.com (Amandine Bacconnier)</managingEditor>
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Sur radioducinema.com, la relève ne reste pas dans l’ombre des projecteurs.
Sous l’impulsion d’Amandine Bacconnier, La Radio du Cinéma ouvre ses micros aux jeunes scolaires et étudiants. Ici, on n’apprend pas le cinéma seulement dans les livres : on le vit. Accréditations en festivals, interviews d’artistes, réalisation de podcasts, chroniques, rencontres… Les jeunes prennent place derrière le micro, au cœur des événements, et partagent leurs créations sur radioducinema.com.
L’objectif est clair : participer activement à l’éducation à l’image, transmettre le goût du cinéma de patrimoine autant que celui de la création contemporaine, et décrypter les médias avec exigence et curiosité. Former des regards, éveiller des voix, accompagner les talents de demain.
Parce que « le cinéma, c’est la vie en plus grand » — et que cette vie-là se transmet.













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Sur radioducinema.com, la relève ne reste pas dans l’ombre des projecteurs.
Sous l’impulsion d’Amandine Bacconnier, La Radio du Cinéma ouvre ses micros aux jeunes scolaires et étudiants. Ici, on n’apprend pas le cinéma seulement dans les livres : on le vit. Accréditations en festivals, interviews d’artistes, réalisation de podcasts, chroniques, rencontres… Les jeunes prennent place derrière le micro, au cœur des événements, et partagent leurs créations sur radioducinema.com.
L’objectif est clair : participer activement à l’éducation à l’image, transmettre le goût du cinéma de patrimoine autant que celui de la création contemporaine, et décrypter les médias avec exigence et curiosité. Former des regards, éveiller des voix, accompagner les talents de demain.
Parce que « le cinéma, c’est la vie en plus grand » — et que cette vie-là se transmet.













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      <title>Des élèves de première interrogent  Pierre Jalloux sur le film "la féline"</title>
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      <description>À LUX, les lycéens mènent l’enquête sur La Féline
À l’occasion du festival VIVA CINÉMA, au cinéma LUX Scène nationale, des élèves de première du lycée Le Valentin, à Bourg-lès-Valence, ont troqué leurs cahiers pour des micros. Leur mission : interviewer un universitaire spécialiste du 7e art après la projection d’un classique du fantastique, La Féline.
Un film de 1942 toujours aussi troublant
Réalisé en 1942 par Jacques Tourneur et produit par la mythique RKO Radio Pictures, La Féline (Cat People en version originale) demeure l’un des films fantastiques les plus commentés de l’histoire du cinéma.
Face aux lycéens, l’enseignant-chercheur Pierre Jalloux a expliqué pourquoi cette œuvre a été restaurée et programmée dans le cadre du festival : « C’est le premier grand film fantastique de Tourneur, celui qui a véritablement marqué le genre. »
À sa sortie, le long-métrage a bouleversé les codes. Là où les studios comme Universal Pictures montraient vampires, monstres et loups-garous sans détour, La Féline choisit la suggestion. Le spectateur ne sait jamais si l’héroïne, Irena, se transforme réellement en panthère… ou si tout se joue dans son esprit. Une révolution à l’époque.
Des questions franches et engagées
Les élèves n’ont pas hésité à interroger le fond du film. Pourquoi cette apparente indifférence des personnages à la mort d’Irena ? Pourquoi avoir choisi une panthère ?
Selon Pierre Jalloux, l’animal symbolise les pulsions enfouies, la part sauvage que la société tente de contenir. « Irena est étrangère, marginale, différente. Ce qu’on ne comprend pas fait peur », a-t-il analysé devant une salle attentive.
Une enseignante présente a également soulevé la dimension féminine du symbole. Le débat s’est ouvert sur la figure de la femme dans le cinéma des années 1940, entre crainte et fascination, à l’image de la « femme fatale » du film noir. Un échange nourri, preuve que le noir et blanc n’empêche pas les questionnements contemporains.
Le cinéma, une affaire de regard
Au fil de l’entretien, les lycéens ont aussi cherché à comprendre ce qui rend le fantastique si particulier. Pour l’universitaire, le genre met en lumière l’art de la mise en scène : jeux d’ombres, hors-champ, sons inquiétants… « Il faut regarder comment l’histoire est racontée, pas seulement ce qu’elle raconte », a-t-il conseillé.
Interrogé sur un film à recommander, il a cité Vaudou (I Walked with a Zombie), autre œuvre de Jacques Tourneur, mais aussi le plus récent It Follows, thriller moderne où la menace reste insaisissable.
Une expérience formatrice
Pour ces élèves de première, l’exercice allait bien au-delà de la simple projection. Préparer les questions, mener l’interview, écouter et rebondir : une immersion concrète dans l’analyse cinématographique.
Le festival VIVA CINÉMA confirme ainsi sa vocation : transmettre la passion du grand écran et encourager un regard critique chez les jeunes spectateurs.
Et comme l’a rappelé Pierre Jalloux en conclusion : « Le cinéma a son propre langage. Le voir en salle, c’est apprendre à le comprendre. »</description>
      <content:encoded><![CDATA[<span>À LUX, les lycéens mènent l’enquête sur <em>La Féline</em></span>
<p><span>À l’occasion du festival VIVA CINÉMA, au cinéma <span><span>LUX Scène nationale</span></span>, des élèves de première du lycée Le Valentin, à Bourg-lès-Valence, ont troqué leurs cahiers pour des micros. Leur mission : interviewer un universitaire spécialiste du 7e art après la projection d’un classique du fantastique, <em>La Féline</em>.</span></p>
<span>Un film de 1942 toujours aussi troublant</span>
<p><span>Réalisé en 1942 par <span><span>Jacques Tourneur</span></span> et produit par la mythique <span><span>RKO Radio Pictures</span></span>, <em>La Féline</em> (<em>Cat People</em> en version originale) demeure l’un des films fantastiques les plus commentés de l’histoire du cinéma.</span></p>
<p><span>Face aux lycéens, l’enseignant-chercheur Pierre Jalloux a expliqué pourquoi cette œuvre a été restaurée et programmée dans le cadre du festival : « C’est le premier grand film fantastique de Tourneur, celui qui a véritablement marqué le genre. »</span></p>
<p><span>À sa sortie, le long-métrage a bouleversé les codes. Là où les studios comme <span><span>Universal Pictures</span></span> montraient vampires, monstres et loups-garous sans détour, <em>La Féline</em> choisit la suggestion. Le spectateur ne sait jamais si l’héroïne, Irena, se transforme réellement en panthère… ou si tout se joue dans son esprit. Une révolution à l’époque.</span></p>
<span>Des questions franches et engagées</span>
<p><span>Les élèves n’ont pas hésité à interroger le fond du film. Pourquoi cette apparente indifférence des personnages à la mort d’Irena ? Pourquoi avoir choisi une panthère ?</span></p>
<p><span>Selon Pierre Jalloux, l’animal symbolise les pulsions enfouies, la part sauvage que la société tente de contenir. « Irena est étrangère, marginale, différente. Ce qu’on ne comprend pas fait peur », a-t-il analysé devant une salle attentive.</span></p>
<p><span>Une enseignante présente a également soulevé la dimension féminine du symbole. Le débat s’est ouvert sur la figure de la femme dans le cinéma des années 1940, entre crainte et fascination, à l’image de la « femme fatale » du film noir. Un échange nourri, preuve que le noir et blanc n’empêche pas les questionnements contemporains.</span></p>
<span>Le cinéma, une affaire de regard</span>
<p><span>Au fil de l’entretien, les lycéens ont aussi cherché à comprendre ce qui rend le fantastique si particulier. Pour l’universitaire, le genre met en lumière l’art de la mise en scène : jeux d’ombres, hors-champ, sons inquiétants… « Il faut regarder comment l’histoire est racontée, pas seulement ce qu’elle raconte », a-t-il conseillé.</span></p>
<p><span>Interrogé sur un film à recommander, il a cité <em>Vaudou</em> (<em>I Walked with a Zombie</em>), autre œuvre de <span><span>Jacques Tourneur</span></span>, mais aussi le plus récent <span><span>It Follows</span></span>, thriller moderne où la menace reste insaisissable.</span></p>
<span>Une expérience formatrice</span>
<p><span>Pour ces élèves de première, l’exercice allait bien au-delà de la simple projection. Préparer les questions, mener l’interview, écouter et rebondir : une immersion concrète dans l’analyse cinématographique.</span></p>
<p><span>Le festival VIVA CINÉMA confirme ainsi sa vocation : transmettre la passion du grand écran et encourager un regard critique chez les jeunes spectateurs.</span></p>
<p><span>Et comme l’a rappelé Pierre Jalloux en conclusion : « Le cinéma a son propre langage. Le voir en salle, c’est apprendre à le comprendre. »</span></p>]]></content:encoded>
      <pubDate>Mon, 09 Feb 2026 15:00:00 +0000</pubDate>
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      <title>Festival Viva Cinéma à Valence –Ciné concert ou comment redonner vie à Chaplin en musique</title>
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      <description>À la sortie de la projection, les sourires étaient encore accrochés aux visages — sur scène comme dans le public. Au Festival Viva Cinéma, les étudiants du Conservatoire de Valence en classe de musique à l’image présentaient leur ciné-concert sur Charlot à la plage. Un court-métrage muet de Chaplin, revisité en direct, avec une bande-son entièrement composée et interprétée par ces jeunes musiciens.
Et visiblement, la magie a opéré.
« Dès les premiers rires des enfants, on a su que c’était bon », raconte Thomas Dupont, en troisième année de composition pour l’image. « Ça donne une énergie énorme. On a fait deux ou trois micro-erreurs, mais franchement on est très contents de la performance. »
Tenir 20 minutes : un vrai défi musical
Contrairement à leurs exercices habituels, souvent sur des formats très courts, les étudiants devaient ici construire une narration musicale sur près de vingt minutes. « L’enjeu, c’était de développer les thèmes dans la durée », explique Tanguy. « On en a créé plusieurs qu’on fait revenir tout au long du film. C’est plus riche, mais ça demande une vraie réflexion sur l’évolution. »
Et puis il y avait Chaplin. Le burlesque. Les chutes. Les glissades. « On a travaillé avec du Mickey Mousing — souligner les gestes à l’image », précise Thomas en mimant une glissade sonore. « Mais il faut trouver l’équilibre. Si on souligne tout, ça devient lourd. Il faut laisser respirer aussi. »
Bruitage, musique, humour : la frontière est fine, et c’est justement ce dosage qui les a occupés pendant des semaines.
Entre héritage du muet… et sons d’aujourd’hui
Face à un film de 1915, le piège était évident : tomber dans le pastiche. « On pense tout de suite piano ragtime », sourit Melchior, diplômé l’an dernier et aujourd’hui en perfectionnement. « C’est une base, oui. Mais on ne voulait pas faire que ça. »
Leur formation instrumentale reflète cette envie de modernité : mandoline, xylophone, percussions, clarinette… « On fait un clin d’œil à l’histoire du cinéma muet, mais on ramène aussi notre époque, nos couleurs sonores », ajoute Thomas. « On utilise aussi des techniques de composition qu’on apprend aujourd’hui. »
Comment naît une musique de film ?
Composer pour l’image, ce n’est pas “juste” écrire une jolie mélodie. « On regarde d’abord le film sans musique », explique Tanguy. « On se demande : qu’est-ce que la musique va raconter ? Est-ce qu’elle soutient l’émotion, ou est-ce qu’elle crée un décalage ? Dans le burlesque, le décalage peut être très drôle. »
Le film est découpé, puis redécoupé. Les thèmes apparaissent, disparaissent, se transforment. « C’est un travail de tuilage », décrit Melchior. « Comment tout s’enchaîne sans que le public sente les coutures. »
Dans le cas du muet, une pression supplémentaire s’ajoute : « On doit être plus “bavards” musicalement », reconnaît Thomas. « La musique aide à comprendre l’histoire. La première question, c’est même : quand est-ce qu’on commence à jouer ? Pas forcément dès la première image. »
Changer la musique, changer le film
Tous rêveraient de recomposer la bande-son d’un film existant. Mais avec un but précis. « Si c’est pour refaire pareil, ça n’a pas d’intérêt », estime Tanguy. « Par contre, prendre le contre-pied total d’un film très connu, ça peut être passionnant. »
Thomas confirme : « On sous-estime l’impact de la musique. Avec les mêmes images, deux musiques différentes racontent deux histoires différentes. On le voit tout le temps en cours : on essaye plusieurs pistes, et l’ambiance change complètement. »
La déformation professionnelle
Regardent-ils encore les films “normalement” ? « Moins qu’avant », avoue Melchior en riant. « On analyse beaucoup. » Thomas nuance : « Parfois je décortique tout… et parfois, heureusement, je me laisse emporter et j’oublie complètement la musique. Là, c’est magique. »
Ils parlent aussi de l’usage de chansons connues au cinéma, puissant mais risqué : « Ça apporte plein de références, d’émotions… mais ça peut aussi devenir décoratif si c’est mal utilisé. »
Un appel aux jeunes réalisateurs
Avant de partir ranger leurs instruments, Thomas lance presque un message : « Les réalisateurs qui débutent, avec peu de budget, n’hésitez pas à faire appel à nous. Travailler avec des humains, construire ensemble, c’est ça qui est beau. »</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><em>À la sortie de la projection, les sourires étaient encore accrochés aux visages — sur scène comme dans le public. Au Festival Viva Cinéma, les étudiants du Conservatoire de Valence en classe de musique à l’image présentaient leur ciné-concert sur Charlot à la plage. Un court-métrage muet de Chaplin, revisité en direct, avec une bande-son entièrement composée et interprétée par ces jeunes musiciens.</em></p>
<p><em>Et visiblement, la magie a opéré.</em></p>
<p><em>« Dès les premiers rires des enfants, on a su que c’était bon », raconte Thomas Dupont, en troisième année de composition pour l’image. « Ça donne une énergie énorme. On a fait deux ou trois micro-erreurs, mais franchement on est très contents de la performance. »</em></p>
Tenir 20 minutes : un vrai défi musical
<p>Contrairement à leurs exercices habituels, souvent sur des formats très courts, les étudiants devaient ici construire une narration musicale sur près de vingt minutes. « L’enjeu, c’était de développer les thèmes dans la durée », explique Tanguy. « On en a créé plusieurs qu’on fait revenir tout au long du film. C’est plus riche, mais ça demande une vraie réflexion sur l’évolution. »</p>
<p>Et puis il y avait Chaplin. Le burlesque. Les chutes. Les glissades. « On a travaillé avec du <em>Mickey Mousing</em> — souligner les gestes à l’image », précise Thomas en mimant une glissade sonore. « Mais il faut trouver l’équilibre. Si on souligne tout, ça devient lourd. Il faut laisser respirer aussi. »</p>
<p>Bruitage, musique, humour : la frontière est fine, et c’est justement ce dosage qui les a occupés pendant des semaines.</p>
Entre héritage du muet… et sons d’aujourd’hui
<p>Face à un film de 1915, le piège était évident : tomber dans le pastiche. « On pense tout de suite piano ragtime », sourit Melchior, diplômé l’an dernier et aujourd’hui en perfectionnement. « C’est une base, oui. Mais on ne voulait pas faire que ça. »</p>
<p>Leur formation instrumentale reflète cette envie de modernité : mandoline, xylophone, percussions, clarinette… « On fait un clin d’œil à l’histoire du cinéma muet, mais on ramène aussi notre époque, nos couleurs sonores », ajoute Thomas. « On utilise aussi des techniques de composition qu’on apprend aujourd’hui. »</p>
Comment naît une musique de film ?
<p>Composer pour l’image, ce n’est pas “juste” écrire une jolie mélodie. « On regarde d’abord le film sans musique », explique Tanguy. « On se demande : qu’est-ce que la musique va raconter ? Est-ce qu’elle soutient l’émotion, ou est-ce qu’elle crée un décalage ? Dans le burlesque, le décalage peut être très drôle. »</p>
<p>Le film est découpé, puis redécoupé. Les thèmes apparaissent, disparaissent, se transforment. « C’est un travail de tuilage », décrit Melchior. « Comment tout s’enchaîne sans que le public sente les coutures. »</p>
<p>Dans le cas du muet, une pression supplémentaire s’ajoute : « On doit être plus “bavards” musicalement », reconnaît Thomas. « La musique aide à comprendre l’histoire. La première question, c’est même : quand est-ce qu’on commence à jouer ? Pas forcément dès la première image. »</p>
Changer la musique, changer le film
<p>Tous rêveraient de recomposer la bande-son d’un film existant. Mais avec un but précis. « Si c’est pour refaire pareil, ça n’a pas d’intérêt », estime Tanguy. « Par contre, prendre le contre-pied total d’un film très connu, ça peut être passionnant. »</p>
<p>Thomas confirme : « On sous-estime l’impact de la musique. Avec les mêmes images, deux musiques différentes racontent deux histoires différentes. On le voit tout le temps en cours : on essaye plusieurs pistes, et l’ambiance change complètement. »</p>
La déformation professionnelle
<p>Regardent-ils encore les films “normalement” ? « Moins qu’avant », avoue Melchior en riant. « On analyse beaucoup. » Thomas nuance : « Parfois je décortique tout… et parfois, heureusement, je me laisse emporter et j’oublie complètement la musique. Là, c’est magique. »</p>
<p>Ils parlent aussi de l’usage de chansons connues au cinéma, puissant mais risqué : « Ça apporte plein de références, d’émotions… mais ça peut aussi devenir décoratif si c’est mal utilisé. »</p>
Un appel aux jeunes réalisateurs
<p>Avant de partir ranger leurs instruments, Thomas lance presque un message : « Les réalisateurs qui débutent, avec peu de budget, n’hésitez pas à faire appel à nous. Travailler avec des humains, construire ensemble, c’est ça qui est beau. »</p>]]></content:encoded>
      <pubDate>Mon, 26 Jan 2026 16:49:00 +0000</pubDate>
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      <title>Laurent Delmas face aux jeunes de l’Assemblée, au festival Viva Cinéma</title>
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Quand la critique passe le micro aux spectateurs
Il y a quelque chose de réjouissant, presque symbolique, dans cette scène : au festival Viva Cinéma, au Lux à Valence, ce sont les jeunes de l’Assemblée qui prennent le micro. Jules Violon et Anakhin Jeudy interrogent un critique chevronné, Laurent Delmas. Inversion des rôles apparente, mais dialogue bien réel. D’un côté, la jeunesse qui regarde, apprend, questionne. De l’autre, une voix familière de la radio, qui continue de défendre une certaine idée du cinéma, de la critique et du spectateur.
Laurent Delmas est là pour Jacques Tourneur. Trois films à présenter, un cinéaste aimé, admiré, qu’il considère comme toujours vivant, toujours jeune. Mais très vite, la conversation déborde le cadre de la programmation. Parce que parler de cinéma, ce n’est jamais seulement parler de films : c’est parler de transmission, de regard, de place dans le monde.
Le critique confie d’emblée une frustration familière aux festivaliers : ne jamais avoir assez de temps. Voir les nouveautés – dix à quinze films chaque semaine en France – laisse peu d’espace pour s’immerger longuement dans les festivals. Pourtant, Le journaliste insiste : revoir les films du passé est une nécessité. Pas des « vieux films », comme le disait Bertrand Tavernier, mais des films d’hier, qui n’ont rien perdu de leur force. Le cinéma est une maison en construction permanente, avec ses fondations, ses murs porteurs, ses ouvertures. Ignorer son histoire, c’est construire sans sol.
Face aux questions des jeunes intervieweurs, Laurent Delmas revient sur ce qui fait le cœur de son métier : la subjectivité. Il réfute l’idée d’une critique uniformément bienveillante. Dire du bien, oui. Dire du mal, aussi. Parce que la liberté de blâmer est indissociable de la sincérité du regard critique. On ne peut pas tout aimer. Et ceux qui aiment tout sont, au fond, suspects.
La critique, pour lui, naît souvent d’un sentiment très concret : celui d’être maltraité en tant que spectateur. Films paresseux, vulgaires, faciles, qui prennent le public de haut. Alors l’énervement surgit. Mais il doit être dépassé, transformé en argumentation. C’est là que se joue la crédibilité du critique. Non pas juger pour juger, mais répondre à une proposition artistique.
Car chaque film est une proposition. Comme un tableau, une symphonie, un roman, un plat. Le critique – tout comme le spectateur – est celui qui accepte ou refuse cette proposition, qui la discute, qui la contredit parfois. L’unanimité n’est ni souhaitable ni saine. Elle serait même inquiétante. Le débat, la divergence, sont la preuve que le cinéma est vivant.
La discussion prend alors un tournant plus politique et philosophique, lorsque Jules et Anakhin évoquent une phrase marquante de Laurent Delmas : « Je redoute les temps promis où chacun sera artiste. » Une inquiétude qui résonne fortement à l’heure de l’intelligence artificielle et de la démocratisation des outils de création.

Ce que redoute Laurent Delmas, ce n’est pas la multiplication des créateurs, mais la disparition du spectateur. Si tout le monde monte sur scène, qui reste dans la salle ? L’art n’existe que dans le dialogue. Sans regard, sans écoute, sans réception, il se dissout dans une production individuelle, amateur, solitaire. Le cinéma, art collectif par excellence, résiste encore à cette tentation, mais la question demeure, surtout pour les autres formes artistiques.
À cela s’ajoute l’IA, capable de produire images et récits avec une facilité déconcertante. Là encore, il pose une limite claire : créer n’est pas seulement fabriquer. Être artiste, c’est avoir quelque chose à transmettre. Une vision. Une nécessité. Ce que la machine ne peut, pour l’instant, ni ressentir ni porter.
Interrogé sur son engagement et la dimension politique de ses critiques, Laurent Delmas se montre serein. Il n’y a pas de neutralité possible. On parle toujours de quelque part. Un critique regarde un film avec son histoire, sa culture, sa sensibilité politique. Et c’est d’autant plus vrai que le cinéma est un art jeune, né en 1895, qui emprunte à tous les autres : littérature, musique, peinture, architecture. Critiquer un film, c’est aussi tenir compte de tout cela.
Quant à l’influence réelle des médias sur le succès des films, Laurent Delmas tempère toute illusion : elle est marginale. Les gens vont au cinéma par envie. Comme une envie de frites. La critique peut parfois accompagner un film fragile, lui donner un petit coup de pouce, mais elle ne fait ni les blockbusters, ni les désastres commerciaux.
Dernière frontière, infranchissable selon lui : celle entre critique et production. Un critique ne peut pas devenir producteur ou scénariste sans entrer dans un conflit d’intérêts. Regarder, analyser, juger : c’est un métier à part entière, qui exige une distance absolue.
Pour conclure, Laurent Delmas évoque une rencontre qui l’a profondément marqué : Bertrand Tavernier. Les films, bien sûr. Mais aussi l’homme, les discussions, les colères, la passion. Un dialogue prolongé, à la radio, dans les livres, dans la mémoire. Tavernier manque aujourd’hui au cinéma français, dit-il. Et dans cette phrase, on entend aussi ce que le cinéma représente pour Laurent Delmas : une affaire de transmission, de présence, de voix qui continuent à résonner.
Au Lux, à Valence, le temps d’un festival, la radio a laissé le micro aux jeunes. Et le cinéma, fidèle à lui-même, a répondu par le dialogue.











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Quand la critique passe le micro aux spectateurs
<p>Il y a quelque chose de réjouissant, presque symbolique, dans cette scène : au festival Viva Cinéma, au Lux à Valence, ce sont les jeunes de l’Assemblée qui prennent le micro. Jules Violon et Anakhin Jeudy interrogent un critique chevronné, Laurent Delmas. Inversion des rôles apparente, mais dialogue bien réel. D’un côté, la jeunesse qui regarde, apprend, questionne. De l’autre, une voix familière de la radio, qui continue de défendre une certaine idée du cinéma, de la critique et du spectateur.</p>
<p>Laurent Delmas est là pour Jacques Tourneur. Trois films à présenter, un cinéaste aimé, admiré, qu’il considère comme toujours vivant, toujours jeune. Mais très vite, la conversation déborde le cadre de la programmation. Parce que parler de cinéma, ce n’est jamais seulement parler de films : c’est parler de transmission, de regard, de place dans le monde.</p>
<p>Le critique confie d’emblée une frustration familière aux festivaliers : ne jamais avoir assez de temps. Voir les nouveautés – dix à quinze films chaque semaine en France – laisse peu d’espace pour s’immerger longuement dans les festivals. Pourtant, Le journaliste insiste : revoir les films du passé est une nécessité. Pas des « vieux films », comme le disait Bertrand Tavernier, mais des films d’hier, qui n’ont rien perdu de leur force. Le cinéma est une maison en construction permanente, avec ses fondations, ses murs porteurs, ses ouvertures. Ignorer son histoire, c’est construire sans sol.</p>
<p>Face aux questions des jeunes intervieweurs, Laurent Delmas revient sur ce qui fait le cœur de son métier : la subjectivité. Il réfute l’idée d’une critique uniformément bienveillante. Dire du bien, oui. Dire du mal, aussi. Parce que la liberté de blâmer est indissociable de la sincérité du regard critique. On ne peut pas tout aimer. Et ceux qui aiment tout sont, au fond, suspects.</p>
<p>La critique, pour lui, naît souvent d’un sentiment très concret : celui d’être maltraité en tant que spectateur. Films paresseux, vulgaires, faciles, qui prennent le public de haut. Alors l’énervement surgit. Mais il doit être dépassé, transformé en argumentation. C’est là que se joue la crédibilité du critique. Non pas juger pour juger, mais répondre à une proposition artistique.</p>
<p>Car chaque film est une proposition. Comme un tableau, une symphonie, un roman, un plat. Le critique – tout comme le spectateur – est celui qui accepte ou refuse cette proposition, qui la discute, qui la contredit parfois. L’unanimité n’est ni souhaitable ni saine. Elle serait même inquiétante. Le débat, la divergence, sont la preuve que le cinéma est vivant.</p>
<p>La discussion prend alors un tournant plus politique et philosophique, lorsque Jules et Anakhin évoquent une phrase marquante de Laurent Delmas : <em>« Je redoute les temps promis où chacun sera artiste. »</em> Une inquiétude qui résonne fortement à l’heure de l’intelligence artificielle et de la démocratisation des outils de création.</p>

<p>Ce que redoute Laurent Delmas, ce n’est pas la multiplication des créateurs, mais la disparition du spectateur. Si tout le monde monte sur scène, qui reste dans la salle ? L’art n’existe que dans le dialogue. Sans regard, sans écoute, sans réception, il se dissout dans une production individuelle, amateur, solitaire. Le cinéma, art collectif par excellence, résiste encore à cette tentation, mais la question demeure, surtout pour les autres formes artistiques.</p>
<p>À cela s’ajoute l’IA, capable de produire images et récits avec une facilité déconcertante. Là encore, il pose une limite claire : créer n’est pas seulement fabriquer. Être artiste, c’est avoir quelque chose à transmettre. Une vision. Une nécessité. Ce que la machine ne peut, pour l’instant, ni ressentir ni porter.</p>
<p>Interrogé sur son engagement et la dimension politique de ses critiques, Laurent Delmas se montre serein. Il n’y a pas de neutralité possible. On parle toujours de quelque part. Un critique regarde un film avec son histoire, sa culture, sa sensibilité politique. Et c’est d’autant plus vrai que le cinéma est un art jeune, né en 1895, qui emprunte à tous les autres : littérature, musique, peinture, architecture. Critiquer un film, c’est aussi tenir compte de tout cela.</p>
<p>Quant à l’influence réelle des médias sur le succès des films, Laurent Delmas tempère toute illusion : elle est marginale. Les gens vont au cinéma par envie. Comme une envie de frites. La critique peut parfois accompagner un film fragile, lui donner un petit coup de pouce, mais elle ne fait ni les blockbusters, ni les désastres commerciaux.</p>
<p>Dernière frontière, infranchissable selon lui : celle entre critique et production. Un critique ne peut pas devenir producteur ou scénariste sans entrer dans un conflit d’intérêts. Regarder, analyser, juger : c’est un métier à part entière, qui exige une distance absolue.</p>
<p>Pour conclure, Laurent Delmas évoque une rencontre qui l’a profondément marqué : Bertrand Tavernier. Les films, bien sûr. Mais aussi l’homme, les discussions, les colères, la passion. Un dialogue prolongé, à la radio, dans les livres, dans la mémoire. <strong>Tavernier manque aujourd’hui au cinéma français,</strong> dit-il. Et dans cette phrase, on entend aussi ce que le cinéma représente pour Laurent Delmas : une affaire de transmission, de présence, de voix qui continuent à résonner.</p>
<p><em>Au Lux, à Valence, le temps d’un festival, la radio a laissé le micro aux jeunes. Et le cinéma, fidèle à lui-même, a répondu par le dialogue.</em></p>











]]></content:encoded>
      <pubDate>Wed, 21 Jan 2026 19:44:00 +0000</pubDate>
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      <itunes:title>Laurent Delmas face aux jeunes de l’Assemblée, au festival Viva Cinéma</itunes:title>
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    <item>
      <title>Rencontre avec Thierry Jousse autour de L’enchantement Chahine by Flavie et Alexandre</title>
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      <description>À Viva Cinéma, la transmission ne se joue pas seulement à l’écran. Cette année, la Radio du Cinéma a choisi de passer exceptionnellement le micro aux étudiants en L3 Arts du spectacle Lettres Modernes de Valence. Une manière concrète d’inscrire le festival dans un dialogue entre générations, et de faire résonner la parole des jeunes cinéphiles au cœur d’un événement dédié à la mémoire vivante du cinéma.
Flavie Daronnat et Alexandre Mirabel, étudiants en troisième année, sont ainsi allés à la rencontre de Thierry Jousse, critique, réalisateur et commissaire de l’exposition L’enchantement Chahine, présentée au LUX dans le cadre du centenaire de Youssef Chahine. Une première interview, menée micro en main, dans un contexte professionnel mais bienveillant, où la curiosité étudiante trouve toute sa place.
Une première exposition, placée sous le signe de l’immersion
Pour Thierry Jousse, cette exposition marque une première expérience curatoriale dans le champ du cinéma. Invité par Catherine Rossi-Bateau, directrice du LUX, il évoque avec enthousiasme ce nouveau terrain de jeu :

« C’est la première fois qu’on me confie une exposition sur le cinéma. C’est quelque chose de nouveau pour moi. »

Pensée comme une immersion, L’enchantement Chahine s’articule principalement autour d’extraits de films – parfois rares – issus de la comédie musicale égyptienne. Loin d’un parcours strictement chronologique ou didactique, l’exposition invite le visiteur à entrer dans un monde sensible, fait de musique, de danse, de corps et de couleurs.

« C’est une sorte d’immersion dans ce monde de la comédie musicale égyptienne, un genre majeur qu’on connaît finalement assez mal en Europe. »

La musique comme clé d’entrée dans l’œuvre de Chahine
Très vite, la discussion glisse vers la place centrale de la musique, que les étudiants ont eux-mêmes remarquée dans la scénographie. Pour Thierry Jousse, ce choix n’est pas anodin : il correspond autant à sa sensibilité personnelle qu’à une volonté de rendre justice à l’univers de Chahine.

« Les images ne vont pas sans la musique, ni sans le son. Mon rapport au cinéma passe beaucoup par la musique. »

L’exposition joue ainsi sur une spatialisation sonore précise, alternant casques, dispositifs directionnels et zones d’écoute, afin de respecter cette alliance indissociable entre image et musique. Un parti pris assumé, qui privilégie l’expérience sensorielle tout en offrant, en filigrane, des repères historiques et pédagogiques.
Entre enchantement et transmission
Interrogé sur la réception du public, Thierry Jousse reste prudent :

« Vous êtes pratiquement les premiers à venir me parler. »

Mais il assume pleinement cette double ambition : proposer une exposition à la fois accessible, joyeuse, presque sensuelle, et suffisamment structurée pour permettre au public de situer l’œuvre de Chahine dans l’histoire du cinéma égyptien. Le documentaire Hollywood sur le Nil ou les éléments chronologiques viennent ainsi compléter un parcours dominé par l’émotion et le plaisir.
Cinéma, jeunesse et mémoire vivante
La présence d’un public intergénérationnel à l’ouverture de Viva Cinéma n’a pas échappé aux étudiants. Une question qui touche Thierry Jousse, lui qui anime régulièrement des ciné-clubs et observe l’émergence d’une nouvelle génération de cinéphiles.

« Les films sont des organismes vivants. Ce ne sont pas des vieilles choses qu’on jette après usage. On peut continuer à vivre avec eux pendant des décennies. »

Un propos qui résonne particulièrement dans le cadre de Viva Cinéma, festival dédié au cinéma restauré, et dans cette interview menée par des étudiants appelés, eux aussi, à faire vivre cette mémoire.
Le cinéma de demain : une flamme qui résiste
Invité à partager sa vision du cinéma de demain, Thierry Jousse refuse toute prophétie alarmiste. Malgré des conditions de production parfois fragiles, malgré les plateformes ou l’arrivée de l’intelligence artificielle, il perçoit une vitalité persistante.

« Le cinéma a déjà traversé énormément de crises. Je ne le vois pas en train de s’éteindre. »

Pour lui, la salle reste un lieu essentiel, et l’existence de films ambitieux comme ceux de Paul Thomas Anderson prouve que le cinéma continue de se réinventer. Quant à l’IA, elle lui semble poser des questions plus larges que strictement cinématographiques, rappelant que la création se nourrit aussi de contraintes et de limites.
Passer le relais
Cette rencontre entre Thierry Jousse et les étudiants en Arts du spectacle incarne pleinement l’esprit de Viva Cinéma : un festival où la mémoire circule, se transmet et se réinvente, y compris à travers la parole de celles et ceux qui feront le cinéma de demain.
Pour la Radio du Cinéma, passer le micro aux étudiants, c’est affirmer que la cinéphilie n’est pas figée, mais en perpétuel mouvement — exactement comme les films qu’elle célèbre.</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p>À Viva Cinéma, la transmission ne se joue pas seulement à l’écran. Cette année, la Radio du Cinéma a choisi de <strong>passer exceptionnellement le micro</strong> aux étudiants en <strong>L3 Arts du spectacle Lettres Modernes</strong> de Valence. Une manière concrète d’inscrire le festival dans un dialogue entre générations, et de faire résonner la parole des jeunes cinéphiles au cœur d’un événement dédié à la mémoire vivante du cinéma.</p>
<p>Flavie Daronnat et Alexandre Mirabel, étudiants en troisième année, sont ainsi allés à la rencontre de <strong>Thierry Jousse</strong>, critique, réalisateur et commissaire de l’exposition <em>L’enchantement Chahine</em>, présentée au LUX dans le cadre du centenaire de Youssef Chahine. Une première interview, menée micro en main, dans un contexte professionnel mais bienveillant, où la curiosité étudiante trouve toute sa place.</p>
Une première exposition, placée sous le signe de l’immersion
<p>Pour Thierry Jousse, cette exposition marque une <strong>première expérience curatoriale</strong> dans le champ du cinéma. Invité par Catherine Rossi-Bateau, directrice du LUX, il évoque avec enthousiasme ce nouveau terrain de jeu :</p>

<p>« C’est la première fois qu’on me confie une exposition sur le cinéma. C’est quelque chose de nouveau pour moi. »</p>

<p>Pensée comme une <strong>immersion</strong>, <em>L’enchantement Chahine</em> s’articule principalement autour d’extraits de films – parfois rares – issus de la comédie musicale égyptienne. Loin d’un parcours strictement chronologique ou didactique, l’exposition invite le visiteur à entrer dans un monde sensible, fait de musique, de danse, de corps et de couleurs.</p>

<p>« C’est une sorte d’immersion dans ce monde de la comédie musicale égyptienne, un genre majeur qu’on connaît finalement assez mal en Europe. »</p>

La musique comme clé d’entrée dans l’œuvre de Chahine
<p>Très vite, la discussion glisse vers la <strong>place centrale de la musique</strong>, que les étudiants ont eux-mêmes remarquée dans la scénographie. Pour Thierry Jousse, ce choix n’est pas anodin : il correspond autant à sa sensibilité personnelle qu’à une volonté de rendre justice à l’univers de Chahine.</p>

<p>« Les images ne vont pas sans la musique, ni sans le son. Mon rapport au cinéma passe beaucoup par la musique. »</p>

<p>L’exposition joue ainsi sur une spatialisation sonore précise, alternant casques, dispositifs directionnels et zones d’écoute, afin de respecter cette alliance indissociable entre image et musique. Un parti pris assumé, qui privilégie l’expérience sensorielle tout en offrant, en filigrane, des repères historiques et pédagogiques.</p>
Entre enchantement et transmission
<p>Interrogé sur la réception du public, Thierry Jousse reste prudent :</p>

<p>« Vous êtes pratiquement les premiers à venir me parler. »</p>

<p>Mais il assume pleinement cette double ambition : proposer une exposition à la fois <strong>accessible, joyeuse, presque sensuelle</strong>, et suffisamment structurée pour permettre au public de situer l’œuvre de Chahine dans l’histoire du cinéma égyptien. Le documentaire <em>Hollywood sur le Nil</em> ou les éléments chronologiques viennent ainsi compléter un parcours dominé par l’émotion et le plaisir.</p>
Cinéma, jeunesse et mémoire vivante
<p>La présence d’un public intergénérationnel à l’ouverture de Viva Cinéma n’a pas échappé aux étudiants. Une question qui touche Thierry Jousse, lui qui anime régulièrement des ciné-clubs et observe l’émergence d’une <strong>nouvelle génération de cinéphiles</strong>.</p>

<p>« Les films sont des organismes vivants. Ce ne sont pas des vieilles choses qu’on jette après usage. On peut continuer à vivre avec eux pendant des décennies. »</p>

<p>Un propos qui résonne particulièrement dans le cadre de Viva Cinéma, festival dédié au cinéma restauré, et dans cette interview menée par des étudiants appelés, eux aussi, à faire vivre cette mémoire.</p>
Le cinéma de demain : une flamme qui résiste
<p>Invité à partager sa vision du cinéma de demain, Thierry Jousse refuse toute prophétie alarmiste. Malgré des conditions de production parfois fragiles, malgré les plateformes ou l’arrivée de l’intelligence artificielle, il perçoit une <strong>vitalité persistante</strong>.</p>

<p>« Le cinéma a déjà traversé énormément de crises. Je ne le vois pas en train de s’éteindre. »</p>

<p>Pour lui, la salle reste un lieu essentiel, et l’existence de films ambitieux comme ceux de Paul Thomas Anderson prouve que le cinéma continue de se réinventer. Quant à l’IA, elle lui semble poser des questions plus larges que strictement cinématographiques, rappelant que la création se nourrit aussi de contraintes et de limites.</p>
Passer le relais
<p>Cette rencontre entre Thierry Jousse et les étudiants en Arts du spectacle incarne pleinement l’esprit de Viva Cinéma : <strong>un festival où la mémoire circule, se transmet et se réinvente</strong>, y compris à travers la parole de celles et ceux qui feront le cinéma de demain.</p>
<p>Pour la Radio du Cinéma, passer le micro aux étudiants, c’est affirmer que la cinéphilie n’est pas figée, mais en perpétuel mouvement — exactement comme les films qu’elle célèbre.</p>]]></content:encoded>
      <pubDate>Wed, 21 Jan 2026 08:50:00 +0000</pubDate>
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    <item>
      <title>Quand les jeunes prennent le micro - Thierry Jousse nous parle de Youssef Chahine - Festival Viva Cinéma – Lux, Valence</title>
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      <description>Cette semaine, La Radio du Cinéma a volontairement fait un pas de côté. À l’occasion du festival Viva Cinéma, dédié au patrimoine des films restaurés, notre micro n’est plus tenu par des journalistes aguerris, mais par celles et ceux qui feront le cinéma de demain : les jeunes de la commission des jeunes spectateurs de la Drôme.
Passionnés, curieux, attentifs, Lucile, Emma et leurs camarades prennent l’antenne pour toute la durée du festival. Ils interrogent, écoutent, relancent. Ils apprennent à faire de la radio comme on apprend à regarder les films : avec exigence, spontanéité et désir de transmission. Une expérience collective, joyeuse et sérieuse à la fois, fidèle à l’esprit de La Radio du Cinéma : parler de cinéma sans l’enfermer, le rendre vivant, partageable, incarné.
Pour cette première rencontre, les jeunes journalistes en herbe se sont frottés à une œuvre monumentale : celle de Youssef Chahine, cinéaste égyptien majeur, à l’honneur au festival à travers une exposition et plusieurs projections. Face à eux : Thierry Jousse, critique, réalisateur, ancien rédacteur en chef des Cahiers du Cinéma et commissaire de l’exposition.

À la recherche du « diamant »
Dès les premières questions, le ton est donné. On parle de critique, de premiers chocs de spectateur, de ces films qui « sortent du lot ». Thierry Jousse évoque cette quête permanente du film-diamant, celui qui élève l’esprit, que l’on découvre parfois en festival, parfois simplement dans une salle obscure, et qui justifie à lui seul le désir de parler de cinéma.
Très vite, la discussion se resserre autour de Youssef Chahine. Choisir un film préféré ? Mission impossible. Mais Thierry Jousse cite Alexandrie… pourquoi ?, film autobiographique et audacieux, premier du monde arabe à adopter la première personne, film de la coexistence, du désir, de la jeunesse et de la vocation artistique. Il évoque aussi Gare centrale, œuvre mythique des années 50, moderne, troublante, transgressive, où Chahine lui-même incarne un personnage habité par le désir et la marginalité.
Un cinéma libre, vivant, traversé par le monde
Est-il un cinéaste engagé ? La réponse nuance les évidences. Chahine n’est pas un militant au sens strict, mais son cinéma est traversé par le politique, à différentes périodes : critique sociale dans les années 70, lutte contre l’intégrisme dans les années 90, réflexion constante sur la société égyptienne, ses tensions, ses contradictions. Un cinéma qui ne sépare jamais l’intime du collectif.
Les jeunes interrogent aussi la place de la musique, essentielle chez Chahine comme chez Thierry Jousse lui-même. On parle de compositeurs, de duos mythiques (Hitchcock/Herrmann, Fellini/Rota, Burton/Elfman…), de cette alchimie fragile entre images et sons. On comprend que la musique de film est souvent un art de l’ombre, parfois ingrat, mais capable de devenir magique lorsque la confiance s’installe.
Naturellement, la discussion glisse vers la comédie musicale et le mélodrame, piliers du cinéma égyptien des années 50. Chahine y trouve un terrain de jeu, même dans les films de commande, imposant une élégance de mise en scène, une continuité du mouvement, un amour sincère de la danse et du chant, loin des montages hachés contemporains. Chez lui, la musique est un plaisir qui se déploie, jamais un simple effet.

Emma Beuf et Lucie Pernaud, les jeunes bénévoles lors de l'inauguration de l'exposition "l'enchantement Chahine".
Doutes, erreurs et liberté du regard
Moment précieux de l’entretien : lorsque Thierry Jousse parle de la critique comme d’un art non objectif, soumis à l’humeur, au contexte, au temps. Oui, on se trompe. Oui, on regrette parfois. Les films changent avec nous. Certains vieillissent mal, d’autres se révèlent avec les années. Une parole honnête, libératrice, adressée sans condescendance à ces jeunes qui découvrent le pouvoir — et la responsabilité — de donner un avis.
Même lorsqu’il cite un film qu’il n’aime pas (Le Fabuleux Destin d’Amélie Poulain), Thierry Jousse le fait sans haine, rappelant que le goût est une affaire de sensibilité, jamais de verdict définitif.
Transmettre, montrer, relier
Pourquoi cette exposition, cet hommage à Youssef Chahine aujourd’hui ? La réponse est claire : le centenaire, bien sûr, mais surtout l’urgence de faire circuler à nouveau une œuvre qui incarnait un dialogue naturel entre le monde arabe et le monde occidental. Chahine, citoyen d’Alexandrie, ville de coexistence, apparaît comme une figure précieuse dans un monde contemporain crispé, fragmenté.
Montrer ses films, ses comédies musicales, ses mélodrames raffinés, c’est rappeler que le cinéma existe ailleurs qu’en France et à Hollywood. C’est rouvrir des imaginaires, réparer des oublis, transmettre une joie.
Trois mots, pour donner envie ?Musique. Danse. Joie.
Et parler de cinéma à la radio ?
La dernière question est presque un passage de relais. Comment bien parler de cinéma à la radio ? Thierry Jousse répond par un manifeste discret : simplicité, accessibilité, clarté, sans renoncer à la complexité des idées. S’adresser à tous, pas seulement aux initiés. Trouver les mots justes. Être direct. Incarné.
Un conseil que Lucile, Emma et les jeunes de la commission ont déjà commencé à mettre en pratique.
Toute cette semaine, La Radio du Cinéma leur laisse le micro. Et à les écouter, une chose est sûre : le cinéma est entre de bonnes mains.</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p>Cette semaine, <strong>La Radio du Cinéma</strong> a volontairement fait un pas de côté. À l’occasion du festival <strong>Viva Cinéma</strong>, dédié au <strong>patrimoine des films restaurés</strong>, notre micro n’est plus tenu par des journalistes aguerris, mais par celles et ceux qui feront le cinéma de demain : <strong>les jeunes de la commission des jeunes spectateurs de la Drôme</strong>.</p>
<p>Passionnés, curieux, attentifs, <strong>Lucile, Emma et leurs camarades</strong> prennent l’antenne pour toute la durée du festival. Ils interrogent, écoutent, relancent. Ils apprennent à faire de la radio comme on apprend à regarder les films : avec exigence, spontanéité et désir de transmission. Une expérience collective, joyeuse et sérieuse à la fois, fidèle à l’esprit de La Radio du Cinéma : parler de cinéma sans l’enfermer, le rendre vivant, partageable, incarné.</p>
<p>Pour cette première rencontre, les jeunes journalistes en herbe se sont frottés à une œuvre monumentale : <strong>celle de Youssef Chahine</strong>, cinéaste égyptien majeur, à l’honneur au festival à travers une exposition et plusieurs projections. Face à eux : <strong>Thierry Jousse</strong>, critique, réalisateur, ancien rédacteur en chef des <em>Cahiers du Cinéma</em> et commissaire de l’exposition.</p>

À la recherche du « diamant »
<p>Dès les premières questions, le ton est donné. On parle de critique, de premiers chocs de spectateur, de ces films qui « sortent du lot ». Thierry Jousse évoque cette quête permanente du <strong>film-diamant</strong>, celui qui élève l’esprit, que l’on découvre parfois en festival, parfois simplement dans une salle obscure, et qui justifie à lui seul le désir de parler de cinéma.</p>
<p>Très vite, la discussion se resserre autour de Youssef Chahine. Choisir un film préféré ? Mission impossible. Mais Thierry Jousse cite <strong><em>Alexandrie… pourquoi ?</em></strong>, film autobiographique et audacieux, premier du monde arabe à adopter la première personne, film de la coexistence, du désir, de la jeunesse et de la vocation artistique. Il évoque aussi <strong><em>Gare centrale</em></strong>, œuvre mythique des années 50, moderne, troublante, transgressive, où Chahine lui-même incarne un personnage habité par le désir et la marginalité.</p>
Un cinéma libre, vivant, traversé par le monde
<p>Est-il un cinéaste engagé ? La réponse nuance les évidences. Chahine n’est pas un militant au sens strict, mais son cinéma est <strong>traversé par le politique</strong>, à différentes périodes : critique sociale dans les années 70, lutte contre l’intégrisme dans les années 90, réflexion constante sur la société égyptienne, ses tensions, ses contradictions. Un cinéma qui ne sépare jamais l’intime du collectif.</p>
<p>Les jeunes interrogent aussi la place de la <strong>musique</strong>, essentielle chez Chahine comme chez Thierry Jousse lui-même. On parle de compositeurs, de duos mythiques (Hitchcock/Herrmann, Fellini/Rota, Burton/Elfman…), de cette alchimie fragile entre images et sons. On comprend que la musique de film est souvent un art de l’ombre, parfois ingrat, mais capable de devenir magique lorsque la confiance s’installe.</p>
<p>Naturellement, la discussion glisse vers la <strong>comédie musicale et le mélodrame</strong>, piliers du cinéma égyptien des années 50. Chahine y trouve un terrain de jeu, même dans les films de commande, imposant une élégance de mise en scène, une continuité du mouvement, un amour sincère de la danse et du chant, loin des montages hachés contemporains. Chez lui, la musique est un plaisir qui se déploie, jamais un simple effet.</p>

<p><em>Emma Beuf et Lucie Pernaud, les jeunes bénévoles lors de l'inauguration de l'exposition "l'enchantement Chahine".</em></p>
Doutes, erreurs et liberté du regard
<p>Moment précieux de l’entretien : lorsque Thierry Jousse parle de la critique comme d’un art <strong>non objectif</strong>, soumis à l’humeur, au contexte, au temps. Oui, on se trompe. Oui, on regrette parfois. Les films changent avec nous. Certains vieillissent mal, d’autres se révèlent avec les années. Une parole honnête, libératrice, adressée sans condescendance à ces jeunes qui découvrent le pouvoir — et la responsabilité — de donner un avis.</p>
<p>Même lorsqu’il cite un film qu’il n’aime pas (<em>Le Fabuleux Destin d’Amélie Poulain</em>), Thierry Jousse le fait sans haine, rappelant que le goût est une affaire de sensibilité, jamais de verdict définitif.</p>
Transmettre, montrer, relier
<p>Pourquoi cette exposition, cet hommage à Youssef Chahine aujourd’hui ? La réponse est claire : <strong>le centenaire</strong>, bien sûr, mais surtout l’urgence de <strong>faire circuler à nouveau une œuvre</strong> qui incarnait un dialogue naturel entre le monde arabe et le monde occidental. Chahine, citoyen d’Alexandrie, ville de coexistence, apparaît comme une figure précieuse dans un monde contemporain crispé, fragmenté.</p>
<p>Montrer ses films, ses comédies musicales, ses mélodrames raffinés, c’est rappeler que le cinéma existe ailleurs qu’en France et à Hollywood. C’est rouvrir des imaginaires, réparer des oublis, transmettre une joie.</p>
<p>Trois mots, pour donner envie ?<br /><strong>Musique. Danse. Joie.</strong></p>
Et parler de cinéma à la radio ?
<p>La dernière question est presque un passage de relais. Comment bien parler de cinéma à la radio ? Thierry Jousse répond par un manifeste discret : <strong>simplicité, accessibilité, clarté</strong>, sans renoncer à la complexité des idées. S’adresser à tous, pas seulement aux initiés. Trouver les mots justes. Être direct. Incarné.</p>
<p>Un conseil que Lucile, Emma et les jeunes de la commission ont déjà commencé à mettre en pratique.</p>
<p>Toute cette semaine, <strong>La Radio du Cinéma</strong> leur laisse le micro. Et à les écouter, une chose est sûre : le cinéma est entre de bonnes mains.</p>]]></content:encoded>
      <pubDate>Tue, 20 Jan 2026 20:41:00 +0000</pubDate>
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