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    <title><![CDATA[La Radio du Cinéma – Musiques & répliques cultes 24/7 - RSS Podcasts]]></title>
    <link>https://www.radioducinema.radio-website.com</link>
    <description><![CDATA[La Radio du Cinéma – Musiques & répliques cultes 24/7 - RSS Podcasts]]></description>
    <pubDate>Sat, 04 Apr 2026 15:17:42 +0000</pubDate>
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    <item>
      <title><![CDATA[Gérard Jugnot raconte « Mauvaise pioche » : une comédie sur l’emballement médiatique, en salles le 1er avril 2026]]></title>
      <link>https://www.radioducinema.radio-website.com/podcasts/gerard-jugnot-raconte-mauvaise-pioche-une-comedie-sur-l-emballement-mediatique-en-salles-le-1er-avril-2026-529</link>
      <guid>https://www.radioducinema.radio-website.com/podcasts/gerard-jugnot-raconte-mauvaise-pioche-une-comedie-sur-l-emballement-mediatique-en-salles-le-1er-avril-2026-529</guid>
      <description><![CDATA[...]]></description>
      <content:encoded><![CDATA[<!--
Propositions de titres SEO (au choix) :
1) Gérard Jugnot raconte « Mauvaise pioche » : une comédie sur l’emballement médiatique, en salles le 1er avril 2026
2) « Mauvaise pioche » : Gérard Jugnot transforme une fausse arrestation en comédie de suspense (sortie le 1er avril 2026)
3) Gérard Jugnot : « On est des démineurs de malheur », confie-t-il à propos de « Mauvaise pioche »

Suggestion d’URL courte :
/gerard-jugnot-mauvaise-pioche-interview

Conseil Google Discover (image) :
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-->
<p></p>
<!-- Open Graph / Discover-friendly --><!-- Remplacer l’URL ci-dessous par l’image de une (>=1200 px) hébergée sur radioducinema.com --><!-- Données structurées -->
<p>Publi&eacute; le 29 mars 2026 &bull; Par la r&eacute;daction de La Radio du Cin&eacute;ma &bull; Entretien men&eacute; par <a href="https://www.lejdc.fr/moulins-engilbert-58290/loisirs/il-faut-aimer-les-gens-pour-les-mettre-en-valeur-rencontre-avec-manuel-houssais-critique-de-cinema-installe-a-moulins-engilbert_14621901/">Manuel Houssais</a></p>
<div class="wrap">
<article><header>
<p class="chapo">Comment faire rire sans effacer le vertige d&rsquo;un fait divers ? Au micro de <strong>Manuel Houssais</strong>, <strong>G&eacute;rard Jugnot</strong> r&eacute;sume sa boussole avec une formule qui sonne comme une devise de plateau : <em>&laquo; On est des d&eacute;mineurs de malheur &raquo;</em>. Dans <strong>&laquo; Mauvaise pioche &raquo;</strong>, il joue et r&eacute;alise l&rsquo;histoire d&rsquo;un homme ordinaire broy&eacute; par une confusion d&rsquo;identit&eacute;.</p>
</header>
<h2>&laquo; Mauvaise pioche &raquo; : quand un homme banal devient &ldquo;l&rsquo;homme le plus recherch&eacute; de France&rdquo;</h2>
<p>Dans <strong>&laquo; Mauvaise pioche &raquo;</strong>, <strong>G&eacute;rard Jugnot</strong> incarne <strong>Serge Martin</strong>, un retrait&eacute; arr&ecirc;t&eacute; par erreur et confondu avec &laquo; l&rsquo;homme le plus recherch&eacute; de France &raquo;, avant de se retrouver au centre d&rsquo;un emballement m&eacute;diatique.</p>
<blockquote>
<p>&laquo; Le drame, il existe, il est dans les journaux. La com&eacute;die, c&rsquo;est comment on peut d&eacute;miner. &raquo; &mdash; <strong>G&eacute;rard Jugnot</strong></p>
</blockquote>
<p>Le film ne s&rsquo;installe pas durablement dans le registre de la traque : <strong>G&eacute;rard Jugnot</strong> insiste sur &ldquo;l&rsquo;apr&egrave;s&rdquo;, sur ce que l&rsquo;erreur laisse derri&egrave;re elle &mdash; les d&eacute;g&acirc;ts collat&eacute;raux, la honte publique, la m&eacute;canique administrative qui repart&hellip; sans se retourner. Et comme il aime que &laquo; le cin&eacute;ma soit mieux que la vie &raquo;, il revendique une forme de revanche narrative, une sortie de route qui ne condamne pas ses personnages &agrave; rester au sol.</p>
<h2>Le fait divers de 2019 en arri&egrave;re-plan : l&rsquo;affaire Guy Joao, &ldquo;balanc&eacute; sur la place publique&rdquo;</h2>
<p>L&rsquo;inspiration est libre, mais la r&eacute;alit&eacute;, elle, porte une date et un lieu. Le <strong>11 octobre 2019</strong>, <strong>Guy Joao</strong>, retrait&eacute; fran&ccedil;ais d&rsquo;origine portugaise, est arr&ecirc;t&eacute; &agrave; l&rsquo;a&eacute;roport de <strong>Glasgow</strong> et confondu avec <strong>Xavier Dupont de Ligonn&egrave;s</strong>. Il attend <strong>26 heures</strong> avant d&rsquo;&ecirc;tre disculp&eacute;, apr&egrave;s des tests ADN n&eacute;gatifs.</p>
<p class="small">Pour celles et ceux qui veulent relire les faits : <a href="https://www.tf1info.fr/societe/deces-de-guy-joao-le-retraite-pris-a-tort-pour-xavier-dupont-de-ligonnes-2187527.html" target="_blank" rel="noopener">TF1info (31 mai 2021)</a>.</p>
<p>Au micro de <strong>Manuel Houssais</strong>, <strong>G&eacute;rard Jugnot</strong> raconte ce qui l&rsquo;a accroch&eacute; : un homme &ldquo;pris&rdquo; tr&egrave;s vite dans un &ldquo;maelstr&ouml;m m&eacute;diatique&rdquo;, puis &ldquo;jet&eacute;&rdquo; d&egrave;s que l&rsquo;erreur est reconnue. Il &eacute;voque aussi, avec le recul, la facilit&eacute; avec laquelle une rumeur s&rsquo;accroche &agrave; un visage, puis se transmet.</p>
<div class="box">
<p><strong>Rep&egrave;re utile</strong></p>
<p class="small">L&rsquo;affaire <strong>Xavier Dupont de Ligonn&egrave;s</strong> renvoie &agrave; la d&eacute;couverte, le <strong>21 avril 2011</strong>, des corps d&rsquo;<strong>Agn&egrave;s Dupont de Ligonn&egrave;s</strong> et de leurs quatre enfants &agrave; Nantes. Le p&egrave;re de famille reste recherch&eacute;. (R&eacute;cit AFP : <a href="https://making-of.afp.com/une-porte-nue-fermee-sur-son-mystere" target="_blank" rel="noopener">Making-of AFP, 3 avril 2013</a>)</p>
</div>
<h2>Une com&eacute;die qui pr&eacute;f&egrave;re la nuance au sarcasme</h2>
<p>Il y a, dans la mani&egrave;re dont <strong>G&eacute;rard Jugnot</strong> parle de ses personnages, une r&egrave;gle de politesse qui ressemble &agrave; une r&egrave;gle de cin&eacute;ma : ne pas rire &ldquo;contre&rdquo;. Il le dit sans d&eacute;tour : il cherche &ldquo;de l&rsquo;empathie et de la nuance&rdquo;, des personnages &ldquo;riches, pleins&rdquo;, et un rire qui accompagne.</p>
<blockquote>
<p>&laquo; Je n&rsquo;aime pas le rire contre, j&rsquo;aime bien le rire avec. &raquo; &mdash; <strong>G&eacute;rard Jugnot</strong></p>
</blockquote>
<p>Ce principe irrigue son parcours de r&eacute;alisateur, qu&rsquo;il cite lui-m&ecirc;me en exemples : <em>Une &eacute;poque formidable</em>, <em>Monsieur Batignole</em>&hellip; des r&eacute;cits adoss&eacute;s &agrave; des sujets s&eacute;rieux, trait&eacute;s sans cynisme. Ici, la question qui affleure n&rsquo;est pas &ldquo;qui est coupable ?&rdquo;, mais &ldquo;que devient-on quand le soup&ccedil;on vous colle &agrave; la peau ?&rdquo; &mdash; et comment une salle de cin&eacute;ma peut, le temps d&rsquo;<strong>1h32</strong>, remettre un peu d&rsquo;air dans la pi&egrave;ce.</p>
<h2>Un casting XXL, fa&ccedil;on &ldquo;go&ucirc;ter&rdquo; entre amis de plateau</h2>
<p>&Agrave; l&rsquo;entendre, le tournage a eu le go&ucirc;t d&rsquo;une r&eacute;union de bande &mdash; pas un club ferm&eacute;, plut&ocirc;t une table ouverte. Il cite des compagnons de route, puis des com&eacute;diens venus &ldquo;sortir de leur zone de confort&rdquo;.&nbsp;</p>
<blockquote>
<p>&laquo; J&rsquo;ai eu la chance d&rsquo;&ecirc;tre comme un petit gar&ccedil;on qui invite ses copains pour venir jouer un go&ucirc;ter. &raquo; &mdash; <strong>G&eacute;rard Jugnot</strong></p>
</blockquote>
<p>Le casting r&eacute;unit notamment <strong>Philippe Lacheau</strong>, <strong>Thierry Lhermitte</strong>, <strong>Mich&egrave;le Laroque</strong>, <strong>Zabou Breitman</strong>, <strong>Reem Kherici</strong>, <strong>Jean-Pierre Darroussin</strong>, ainsi que <strong>Fran&ccedil;ois Morel</strong>, <strong>Philippe Duquesne</strong>, <strong>Charlotte Gabris</strong> et <strong>Claudia Bacos</strong>.&nbsp;</p>
<p>Parmi les nouveaux compagnons de jeu, <strong>Jean-Pierre Darroussin</strong> a marqu&eacute; <strong>G&eacute;rard Jugnot</strong>, qui le d&eacute;crit comme un acteur &ldquo;magnifique&rdquo; et lui offre un r&ocirc;le de policier obstin&eacute;, un &ldquo;Javert de banlieue&rdquo; &mdash; r&eacute;f&eacute;rence assum&eacute;e &agrave; <em>Les Mis&eacute;rables</em>, pour dire l&rsquo;acharnement, la certitude, le &ldquo;Graal&rdquo; qu&rsquo;on croit tenir.</p>
<h2>La grande com&eacute;die italienne comme &eacute;cole du danger ma&icirc;tris&eacute;</h2>
<p>Quand <strong>Manuel Houssais</strong> &eacute;voque un parfum de com&eacute;die italienne, <strong>G&eacute;rard Jugnot</strong> acquiesce : il cite <strong>Dino Risi</strong>, <em>Les Nouveaux Monstres</em>, <em>Parfum de femme</em>. Ce qu&rsquo;il aime dans cette tradition, c&rsquo;est le frottement : le drame affleure, la com&eacute;die ne s&rsquo;en d&eacute;tourne pas, elle le transforme, parfois au dernier moment.</p>
<blockquote>
<p>&laquo; Le drame, c&rsquo;est le berceau de la com&eacute;die. Il n&rsquo;y a pas de rire sans drame. &raquo; &mdash; <strong>G&eacute;rard Jugnot</strong></p>
</blockquote>
<p>Dit autrement : la com&eacute;die n&rsquo;est pas un rideau qui cache le monde, c&rsquo;est un outil qui aide &agrave; le regarder sans se laisser &eacute;craser. Dans l&rsquo;entretien, <strong>G&eacute;rard Jugnot</strong> va jusqu&rsquo;&agrave; parler &ldquo;d&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t public&rdquo; quand il s&rsquo;agit de faire rire aujourd&rsquo;hui &mdash; non pas pour faire diversion, mais pour redonner de la respiration.</p>
<h2>Le test du public : l&rsquo;avant-premi&egrave;re comme boussole</h2>
<p>Il y a un moment tr&egrave;s concret, presque artisanal, dans la discussion : <strong>G&eacute;rard Jugnot</strong> raconte pourquoi il tient aux avant-premi&egrave;res. Au th&eacute;&acirc;tre, dit-il, &ldquo;on est pay&eacute; comptant&rdquo; : la salle r&eacute;pond tout de suite. Au cin&eacute;ma, on travaille &ldquo;un peu en aveugle&rdquo;. D&rsquo;o&ugrave; cette habitude de venir &eacute;couter, guetter, apprendre encore.</p>
<p>La phrase qui revient le plus, dans les salles, le rend heureux : &ldquo;on s&rsquo;est r&eacute;gal&eacute;&rdquo;. Lui aussi, insiste-t-il &mdash; et c&rsquo;est coh&eacute;rent avec son cin&eacute;ma : une com&eacute;die se fabrique en &eacute;quipe, mais elle se termine vraiment dans le regard du public.</p>
<h2>&laquo; Capitaine d&rsquo;&eacute;quipe &raquo; : jouer, r&eacute;aliser, tenir la barre</h2>
<p>&Agrave; l&rsquo;adolescent qu'il fut, <strong>G&eacute;rard Jugnot</strong> r&eacute;pond avec une tendresse lucide : oui, l&rsquo;enfant est encore l&agrave;, dans &ldquo;le plaisir&rdquo; et &ldquo;l&rsquo;&eacute;merveillement&rdquo;. Il se d&eacute;crit en &ldquo;retraite tr&egrave;s active&rdquo;, incapable de rester immobile, plus heureux &agrave; fabriquer des projets qu&rsquo;&agrave; &ldquo;p&ecirc;cher &agrave; la ligne&rdquo;.</p>
<p>Et quand il d&eacute;finit le m&eacute;tier de r&eacute;alisateur, il choisit une m&eacute;taphore collective : le capitaine d&rsquo;une &eacute;quipe de football. On joue avec les &eacute;quipiers, on coache, on r&egrave;gle les trajectoires &mdash; sans oublier, au milieu, le jeu lui-m&ecirc;me.</p>
<h2>Festivals de proximit&eacute; : &ldquo;Paris n&rsquo;est pas la France&rdquo;</h2>
<p>Dans l&rsquo;entretien, une conviction revient : aller vers les villes, vers les salles qui ne voient pas passer une &eacute;quipe toutes les semaines. <strong>G&eacute;rard Jugnot</strong> dit pr&eacute;f&eacute;rer le mot &ldquo;public&rdquo; &agrave; l&rsquo;&eacute;tiquette &ldquo;populaire&rdquo;, et raconte le plaisir de ces rencontres hors des grands tapis rouges. Il cite des &eacute;tapes, des files d&rsquo;attente, des projections qui deviennent des &eacute;v&eacute;nements parce qu&rsquo;elles sont rares.</p>
<p>C&rsquo;est aussi l&agrave; que son cin&eacute;ma se situe : au contact, sans posture, avec un respect presque ancien pour celles et ceux qui ach&egrave;tent un billet et viennent &ldquo;voir si &ccedil;a marche&rdquo;.</p>
<div class="cta">
<p style="margin: 0;"><strong>Envie de prolonger ?</strong> Retrouvez la fiche du film et les s&eacute;ances : &nbsp;<a href="https://www.ugc.fr/film.html?id=18006" target="_blank" rel="noopener">UGC</a> &bull; <a href="https://pan-europeenne.com/film/mauvaise-pioche-gerard-jugnot/" target="_blank" rel="noopener">Pan Distribution</a></p>
</div>
<h2>Infos pratiques</h2>
<ul>
<li><strong>Titre :</strong> &laquo; Mauvaise pioche &raquo;</li>
<li><strong>R&eacute;alisation :</strong> G&eacute;rard Jugnot</li>
<li><strong>Dur&eacute;e annonc&eacute;e :</strong> 1h32</li>
<li><strong>Sortie en salles :</strong> mercredi 1er avril 2026</li>
<li><strong>Distribution France :</strong> Pan Distribution</li>
<li><strong>Synopsis (r&eacute;sum&eacute; officiel) :</strong> Serge Martin, retrait&eacute;, est arr&ecirc;t&eacute; par erreur et devient la cible des m&eacute;dias ; il tente de prouver son innocence.</li>
</ul>
<footer>
<p><a href="https://www.cinema-europeen.fr/"><b>Entretien r&eacute;alis&eacute; &agrave; l'occasion du </b>Festival du Cin&eacute;ma Europ&eacute;en de Meyzieu: FCEM</a></p>
<div class="notranslate ESMNde HGLrXd ojE3Fb">
<div class="q0vns">
<div class="eqA2re UnOTSe Vwoesf" aria-hidden="true"></div>
</div>
</div>
</footer></article>
</div><br /><audio controls><source src="https://www.radioducinema.radio-website.com/upload/podcasts/audios/69c97e8ba4c809.75789356.mp3" type="audio/mpeg"></audio>]]></content:encoded>
      <pubDate>Sun, 29 Mar 2026 19:23:00 +0000</pubDate>
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    </item>
    <item>
      <title><![CDATA[Improvisation, montage “radio” et plans de coupe: la masterclass d’Alexis Lloyd autour de "Group: the Schopenhauer Effect"]]></title>
      <link>https://www.radioducinema.radio-website.com/podcasts/improvisation-montage-radio-et-plans-de-coupe-la-masterclass-d-alexis-lloyd-autour-de-group-the-schopenhauer-effect-528</link>
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      <description><![CDATA[
Par la radio du cin&eacute;ma, David Marmier&nbsp;&bull; Publi&eacute; le 26 mars 2026
Un salon, des chaises en cercle, des mots qui sortent sans fard. Au...]]></description>
      <content:encoded><![CDATA[<article><header>
<p><strong>Par la radio du cin&eacute;ma, David Marmier</strong>&nbsp;&bull; Publi&eacute; le <time datetime="2026-03-26">26 mars 2026</time></p>
<p class="chapo">Un salon, des chaises en cercle, des mots qui sortent sans fard. Au micro de <em>La Radio du Cin&eacute;ma</em>, le r&eacute;alisateur, sc&eacute;nariste et producteur <strong>Alexis Lloyd</strong> raconte la fabrication de <a href="https://www.instagram.com/reel/DVrcRxDEZ46/?utm_source=ig_web_copy_link&amp;igsh=NTc4MTIwNjQ2YQ=="><em>Group: The Schopenhauer Effect</em>,</a> un huis clos new-yorkais construit sur l&rsquo;improvisation et men&eacute; par un vrai psychanalyste. <q>la r&egrave;gle du jeu des groupes, et la r&egrave;gle du jeu de ce film, c&rsquo;est que l&rsquo;on dit les choses qu&rsquo;on ne dit pas, ni en famille, ni avec ses amis</q>, explique <strong>Alexis Lloyd</strong>.</p>
</header>
<p><q>Eight New Yorkers. One real psychoanalyst. Zero scripts.</q> (<a href="https://www.groupthefilm.com/" target="_blank" rel="noopener">groupthefilm.com</a>). Pour <strong>Alexis Lloyd</strong>, cette formule n&rsquo;est pas un slogan creux&nbsp;: c&rsquo;est une m&eacute;thode, un cadre, une contrainte qui lib&egrave;re.</p>
<h2>Une histoire de filiation, du cin&eacute;ma &agrave; la psychanalyse</h2>
<p>Dans l&rsquo;entretien, <strong>Alexis Lloyd</strong> revient d&rsquo;abord sur un mouvement intime : longtemps, il dit avoir &eacute;vit&eacute; le sujet de la psychanalyse, pourtant familier, son p&egrave;re ayant exerc&eacute; comme psychiatre et psychanalyste &agrave; Paris. Le d&eacute;clic, lui, arrive par la litt&eacute;rature : <em>The Schopenhauer Cure</em> de <strong>Irvin D. Yalom</strong>, roman centr&eacute; sur un groupe th&eacute;rapeutique, existe en fran&ccedil;ais sous le titre <a href="https://www.livredepoche.com/livre/la-methode-schopenhauer-9782253168676/"><em>La m&eacute;thode Schopenhauer</em> </a>.&nbsp;</p>
<p>L&rsquo;id&eacute;e initiale vise la s&eacute;rie. Mais une difficult&eacute; revient comme un leitmotiv&nbsp;: &eacute;crire des dialogues qui sonnent juste, avec la vitesse, les silences, les chocs et les retours d&rsquo;une s&eacute;ance de groupe. D&rsquo;o&ugrave; une d&eacute;cision qui change tout&nbsp;: faire l&rsquo;exp&eacute;rience soi-m&ecirc;me. <strong>Alexis Lloyd</strong> raconte avoir rencontr&eacute; le psychanalyste <strong>Elliot Zeisel</strong> lors d&rsquo;une conf&eacute;rence de psychoth&eacute;rapie de groupe &agrave; New York, puis avoir int&eacute;gr&eacute; un groupe hebdomadaire. Et, tr&egrave;s vite, une &eacute;vidence s&rsquo;impose&nbsp;: devant la cam&eacute;ra, il ne veut pas d&rsquo;un acteur qui &ldquo;joue&rdquo; l&rsquo;analyste, il veut <strong>Elliot Zeisel</strong> lui-m&ecirc;me.</p>
<h2>Improvisation au cordeau&nbsp;: intentions, timing et prises longues</h2>
<p>Le film ne repose pas sur des dialogues &eacute;crits &agrave; l&rsquo;avance. <strong>Alexis Lloyd</strong> d&eacute;crit une direction d&rsquo;acteurs b&acirc;tie sur des &ldquo;intentions&rdquo; et une dramaturgie &eacute;motionnelle&nbsp;: chaque personnage doit, &agrave; un moment, faire entendre la tendresse, l&rsquo;agacement, l&rsquo;hostilit&eacute;, l&rsquo;ennui. Les com&eacute;diens choisissent leurs mots, mais aussi le moment o&ugrave; ils entrent dans la m&ecirc;l&eacute;e.</p>
<p>La contrainte temporelle n&rsquo;a rien d&rsquo;un gadget : les sessions sont tourn&eacute;es sur de tr&egrave;s longues dur&eacute;es, avec l&rsquo;ambition de retrouver le souffle du &ldquo;pr&eacute;sent&rdquo; propre aux groupes th&eacute;rapeutiques. Sur la fiche du distributeur am&eacute;ricain <a href="https://www.abramorama.com/films"><strong>Abramorama</strong></a>, <em>Group: The Schopenhauer Effect</em> dure <strong>119 minutes</strong> et sa sortie en salles aux &Eacute;tats-Unis est indiqu&eacute;e au <time datetime="2026-03-13">13 mars 2026</time> dans l'attente d'un distributeur Fran&ccedil;ais.&nbsp;</p>
<h2>Tourner dans un salon, chercher la v&eacute;rit&eacute; d&rsquo;une lumi&egrave;re</h2>
<p>Autre choix d&eacute;cisif racont&eacute; &agrave; l&rsquo;antenne&nbsp;: tourner &ldquo;&agrave; la maison&rdquo;. <strong>Alexis Lloyd</strong> transforme un appartement en d&eacute;cor, et revendique une lumi&egrave;re simple, franche, difficile &agrave; contester. Un huis clos, oui, mais pas un bocal aseptis&eacute;&nbsp;: un espace habit&eacute;, travers&eacute; par le jour, o&ugrave; la parole s&rsquo;accroche aux murs comme une r&eacute;plique qu&rsquo;on rumine.</p>
<p>Le chef op&eacute;rateur est <strong>Luke Geissb&uuml;hler</strong> dont le nom parle aux cin&eacute;philes du &ldquo;faux documentaire&rdquo; <em>Borat</em> (2006). Un clin d&rsquo;&oelig;il coh&eacute;rent pour un film qui flirte avec le r&eacute;el sans s&rsquo;y dissoudre.</p>
<h2>Monter &ldquo;comme de la radio&rdquo;&nbsp;: d&rsquo;abord le son, ensuite l&rsquo;image</h2>
<p>La partie la plus inattendue du r&eacute;cit d&rsquo;atelier arrive au montage. Avec des heures de rush, des cam&eacute;ras parfois &ldquo;au mauvais endroit&rdquo;, <strong>Alexis Lloyd</strong> adopte une solution emprunt&eacute;e au documentaire&nbsp;: construire un premier montage uniquement &agrave; l&rsquo;oreille. Il raconte s&rsquo;&ecirc;tre impos&eacute; plusieurs mois sans regarder l&rsquo;image, pour b&acirc;tir une architecture sonore, avant d&rsquo;aller chercher les visages, les r&eacute;actions, les respirations qui collent &agrave; cette charpente.</p>
<p>Ensuite, place aux &ldquo;plans de coupe&rdquo; et &agrave; l&rsquo;art d&rsquo;&eacute;couter. <strong>Alexis Lloyd</strong> cite <strong>Milo&scaron; Forman</strong> et l&rsquo;id&eacute;e que, dans une sc&egrave;ne de groupe, la v&eacute;rit&eacute; ne se loge pas seulement dans celui qui parle, mais dans ceux qui re&ccedil;oivent. Il &eacute;voque <em>Amadeus</em> (la sc&egrave;ne du <em>Requiem</em>) et <em>Vol au-dessus d&rsquo;un nid de coucou</em> comme des exemples de cin&eacute;ma o&ugrave; la r&eacute;action devient narration. Une mani&egrave;re de rappeler qu&rsquo;un groupe, &agrave; l&rsquo;&eacute;cran, ne se r&eacute;sume jamais &agrave; un &ldquo;h&eacute;ros&rdquo; qui absorbe toute la lumi&egrave;re.</p>
<h2>Schopenhauer, solitude, empathie&nbsp;: les cl&eacute;s de lecture revendiqu&eacute;es</h2>
<p>Quand <strong>David Marmier</strong> l&rsquo;interroge sur ce que le film transmet, <strong>Alexis Lloyd</strong> insiste sur deux ph&eacute;nom&egrave;nes contemporains qu&rsquo;il juge majeurs&nbsp;: la solitude, et la difficult&eacute; &agrave; maintenir une parole authentique sans basculer dans la violence verbale. Il relie cela &agrave; une notion qu&rsquo;il associe &agrave; <strong>Arthur Schopenhauer</strong> : la compassion, que l&rsquo;&eacute;poque nomme plus volontiers l&rsquo;empathie. Dans son r&eacute;cit, le cadre r&eacute;p&eacute;titif du groupe (se retrouver, semaine apr&egrave;s semaine) encourage la franchise, tout en imposant une responsabilit&eacute; collective : dire, oui, mais sans d&eacute;truire.</p>
<p>Dans un groupe de th&eacute;rapie &agrave; Manhattan, un nouveau venu, <strong>Alexis</strong>&nbsp;(l'auteur lui m&ecirc;me), annonce qu&rsquo;il veut &eacute;crire une s&eacute;rie inspir&eacute;e des s&eacute;ances, et l&rsquo;&eacute;quilibre du cercle vacille..</p>
<h2>Les r&eacute;f&eacute;rences d&rsquo;Alexis Lloyd : Hitchcock, Cassavetes, <span>Curtiz</span></h2>
<p>La tradition de <em>La Radio du Cin&eacute;ma</em> se glisse en fin d&rsquo;entretien&nbsp;: le cin&eacute;aste cite deux films qui l&rsquo;accompagnent. <em>Vertigo</em>, pour son pouvoir hypnotique et son montage, puis <em>Opening Night</em> de <strong>John Cassavetes</strong>, qu&rsquo;il associe &agrave; une forme de v&eacute;rit&eacute; fragile, parfois &ldquo;inachev&eacute;e&rdquo; mais pleinement vivante.</p>
<p>C&ocirc;t&eacute; musique, il mentionne <strong>Beethoven</strong> et <strong>Debussy</strong> (utilis&eacute;s avec parcimonie, comme ponctuation), et revient &agrave; <em>Amadeus</em> pour la sc&egrave;ne finale o&ugrave; la composition devient action. Enfin, pour la r&eacute;plique, il choisit la derni&egrave;re phrase de <em>Casablanca</em> : "<span>Louis, I think this is the beginning of a beautiful&nbsp;</span><b>friendship" </b>un adieu qui ouvre sur &ldquo;le d&eacute;but d&rsquo;une grande amiti&eacute;&rdquo;. Autant de jalons qui &eacute;clairent <em>Group: The Schopenhauer Effect</em> comme un film de parole, de rythme, de regard &mdash; et de r&eacute;conciliation, parfois, avec ce qui nous pr&eacute;c&egrave;de.</p>
<h2>Infos pratiques&nbsp;: o&ugrave; voir le film, o&ugrave; suivre le projet</h2>
<ul>
<li><strong>Titre</strong>&nbsp;: <em>Group: The Schopenhauer Effect</em></li>
<li><strong>Dur&eacute;e</strong> : 119 minutes</li>
<li><strong>Sortie en salles (&Eacute;tats-Unis, limit&eacute;e)</strong>&nbsp;: <time datetime="2026-03-13">13 mars 2026</time> (Abramorama, Rotten Tomatoes)</li>
<li><strong>Projection &agrave; New York</strong>&nbsp;: programmation et s&eacute;ances au <em>Quad Cinema</em>, avec plusieurs Q&amp;A indiqu&eacute;es fin mars 2026.</li>
<li><strong>Site officiel</strong>&nbsp;: <a href="https://www.groupthefilm.com/" target="_blank" rel="noopener">groupthefilm.com</a></li>
<li><strong>Cha&icirc;ne YouTube</strong>&nbsp;: <a href="https://www.youtube.com/@GROUP_TheSchopenhauerEffect" target="_blank" rel="noopener">@GROUP_TheSchopenhauerEffect</a></li>
</ul>
<p>Photographie: <a href="https://www.instagram.com/marmierdavid/">David Marmier</a></p>
<p class="keywords">Group: the Schopenhauer Effect, Alexis Lloyd, Elliot Zeisel, th&eacute;rapie de groupe, psychanalyse, improvisation, prise longue, montage au son, huis clos, cin&eacute;ma ind&eacute;pendant, New York, Irvin D. Yalom, La m&eacute;thode Schopenhauer</p>
<hr><footer>
<h2>Sources&nbsp;</h2>
<ul>
<li><a href="https://www.groupthefilm.com/" target="_blank" rel="noopener">Site officiel du film (groupthefilm.com)</a></li>
<li><a href="https://www.abramorama.com/film/group-the-schopenhauer-effect" target="_blank" rel="noopener">Abramorama (fiche film, date de sortie, dur&eacute;e, &eacute;quipe)</a></li>
<li><a href="https://quadcinema.com/film/group-the-schopenhauer-effect/" target="_blank" rel="noopener">Quad Cinema (programmation, s&eacute;ances, Q&amp;A)</a></li>
<li><a href="https://www.rottentomatoes.com/m/group_the_schopenhauer_effect" target="_blank" rel="noopener">Rotten Tomatoes (synopsis, distributeur, date de sortie)</a></li>
<li><a href="https://www.thefilmcollaborative.org/fiscalsponsorship/projects/group" target="_blank" rel="noopener">The Film Collaborative (pr&eacute;sentation du projet, mention de la web-s&eacute;rie)</a></li>
<li><a href="https://www.yalom.com/schopenhauer" target="_blank" rel="noopener">Irvin D. Yalom (page officielle sur The Schopenhauer Cure)</a></li>
<li><a href="https://www.eyrolles.com/Loisirs/Livre/la-methode-schopenhauer-9782757803851/" target="_blank" rel="noopener">Eyrolles (La m&eacute;thode Schopenhauer, parution indiqu&eacute;e)</a></li>
<li><a href="https://www.librairie-gallimard.com/livre/9782253168676-la-methode-schopenhauer-irvin-d-yalom/" target="_blank" rel="noopener">Librairie Gallimard (La m&eacute;thode Schopenhauer, parution indiqu&eacute;e)</a></li>
</ul>
</footer></article><br /><audio controls><source src="https://www.radioducinema.radio-website.com/upload/podcasts/audios/69c59ba64b75d9.01067325.mp3" type="audio/mpeg"></audio>]]></content:encoded>
      <pubDate>Thu, 26 Mar 2026 20:36:00 +0000</pubDate>
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    </item>
    <item>
      <title><![CDATA[Eugénie Zvonkine présente son livre "Le réel comme excès" sur le cinéma soviétique]]></title>
      <link>https://www.radioducinema.radio-website.com/podcasts/eugenie-zvonkine-presente-son-livre-le-reel-comme-exces-sur-le-cinema-sovietique-527</link>
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Certaines rencontres rallument la curiosit&eacute; comme on d&eacute;couvre un film oubli&eacute; dans un grenier. Au micro de ...]]></description>
      <content:encoded><![CDATA[<div class="wrap">
<article itemscope="" itemtype="https://schema.org/Article"><header>
<p class="meta">Certaines rencontres rallument la curiosit&eacute; comme on d&eacute;couvre un film oubli&eacute; dans un grenier. Au micro de <a href="https://www.instagram.com/marmierdavid/"><strong>David Marmier</strong></a>, la professeure de cin&eacute;ma <a href="https://festival-larochelle.org/cineaste/eugenie-zvonkine/"><strong>Eug&eacute;nie Zvonkine</strong> </a>raconte son nouvel essai <a href="https://www.septentrion.com/book/?gcoi=27574100689850" target="_blank" rel="noopener"> <em>Le r&eacute;el comme exc&egrave;s</em> </a> (Presses universitaires du Septentrion) et pose une question simple, vertigineuse : &laquo; <strong>Comment &eacute;crit-on sur les films sans les tuer</strong> ? &raquo;</p>
</header>
<p>Dans cet entretien, il n&rsquo;est jamais question de distribuer des bons points. On parle plut&ocirc;t d&rsquo;une mani&egrave;re de regarder : celle qui accepte l&rsquo;inconfort, l&rsquo;exc&egrave;s, la sensation physique, et qui en fait une cl&eacute; pour comprendre l&rsquo;Histoire telle qu&rsquo;elle traverse les images.</p>
<h2>Une autre Russie : un festival, des salles, une carte de cin&eacute;ma en &Icirc;le-de-France</h2>
<p>Le <a href="https://radioducinema.com/agenda/festival-une-autre-russie-2026-le-guide-pratique-dates-salles-billetterie-temps-forts-134">festival du film russe &laquo; Une autre Russie &raquo; </a>connait sa <strong>12e &eacute;dition</strong> du <strong>19 mars</strong> au <strong>1er avril 2026</strong>, &agrave; Paris et en &Icirc;le-de-France.</p>
<div class="box">
<p><strong>Pour pr&eacute;parer vos s&eacute;ances</strong></p>
<ul>
<li>Site officiel du festival : <a href="https://www.uneautrerussie-festival.com/" target="_blank" rel="noopener">uneautrerussie-festival.com</a></li>
<li>Page &eacute;v&eacute;nement R&eacute;gion &Icirc;le-de-France : <a href="https://www.iledefrance.fr/tous-les-evenements/festival-du-film-russe-de-paris-et-dile-de-france-une-autre-russie" target="_blank" rel="noopener">iledefrance.fr</a></li>
<li>Guide pratique (La Radio du Cin&eacute;ma) : <a href="https://radioducinema.com/agenda/festival-une-autre-russie-2026-le-guide-pratique-dates-salles-billetterie-temps-forts-134" target="_blank" rel="noopener">radioducinema.com</a></li>
</ul>
</div>
<h2>Un livre de 474 pages pour mettre des mots sur le r&eacute;el comme exc&egrave;s</h2>
<p>Publi&eacute; le <strong>28 f&eacute;vrier 2026</strong>, <em>Le r&eacute;el comme exc&egrave;s</em> compte <strong>474 pages</strong> et se pr&eacute;sente comme une travers&eacute;e du cin&eacute;ma sovi&eacute;tique et post-sovi&eacute;tique, de <strong>1970</strong> &agrave; aujourd&rsquo;hui, avec des cin&eacute;astes tels qu&rsquo;<strong>Andre&iuml; Tarkovski</strong>, <strong>Alexe&iuml; Guerman</strong>, <strong>Elem Klimov</strong> et <strong>Ilya Khrzhanovsky</strong>. L&rsquo;&eacute;diteur annonce un travail centr&eacute; sur les m&eacute;thodes, les influences, et la mani&egrave;re dont l&rsquo;hyper-d&eacute;tail et l&rsquo;authenticit&eacute; fabriquent des &oelig;uvres per&ccedil;ues comme des &laquo; cauchemars &eacute;veill&eacute;s &raquo;.</p>
<div class="pullquote" aria-label="Citation Eug&eacute;nie Zvonkine">
<p>&laquo; Ma pr&eacute;occupation est toujours de dire comment &eacute;crit-on sur les films sans les tuer, pour au contraire les convoquer, les rendre vivants. &raquo; <br><strong>&mdash; Eug&eacute;nie Zvonkine</strong>, dans l&rsquo;entretien</p>
</div>
<p>Le mot &laquo; exc&egrave;s &raquo; n&rsquo;a rien d&rsquo;un slogan : Eug&eacute;nie Zvonkine l&rsquo;emploie pour d&eacute;crire un cin&eacute;ma qui insiste, qui sature l&rsquo;&oelig;il et l&rsquo;oreille, et qui finit par vous laisser, non pas avec une th&egrave;se, mais avec une exp&eacute;rience.</p>
<h2>Kira Mouratova : la dissonance, l&rsquo;archive, la traduction</h2>
<p>L&rsquo;&eacute;change revient longuement sur <a href="https://www.cinematheque.fr/cycle/kira-mouratova-537.html"><strong>Kira Mouratova</strong>,</a> cin&eacute;aste dont Eug&eacute;nie Zvonkine rappelle le manque de reconnaissance durable, malgr&eacute; des reprises et un travail de diffusion. La <strong>Cin&eacute;math&egrave;que fran&ccedil;aise</strong> lui a consacr&eacute; un cycle en 2019 au <a href="https://dulaccinemas.com/cinema/reflet-medicis/2950">Reflet M&eacute;dicis</a>, avec des films comme <a href="https://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=3371.html" target="_blank" rel="noopener"> <em>Les Longs Adieux</em> (1971)</a> et <a href="https://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=204409.html" target="_blank" rel="noopener"> <em>Le Syndrome asth&eacute;nique</em> (1989)</a>.</p>
<p>Eug&eacute;nie Zvonkine insiste sur un point pr&eacute;cieux : la censure a pu viser l&rsquo;id&eacute;ologie, mais aussi la forme. Autrement dit, une interdiction peut s&rsquo;abattre parce qu&rsquo;un film se permet un montage, un jeu, un rythme, une violence de texture qui contredit la norme.</p>
<p class="pullquote">&laquo; On lui disait : il ne faut pas faire des films comme &ccedil;a. &raquo; <br><strong>&mdash; Eug&eacute;nie Zvonkine</strong>, &agrave; propos de Kira Mouratova, dans l&rsquo;entretien</p>
<p>Cette id&eacute;e de &laquo; traduction &raquo; revient souvent : traduire une langue, bien s&ucirc;r, mais aussi transmettre une &eacute;motion, des documents, une histoire de fabrication. Cela passe aussi par le retour des &oelig;uvres en vid&eacute;o. <a href="https://store.potemkine.fr/listeliv.php?form_recherche_avancee=ok&amp;editeur=Potemkine%20Films&amp;base=dvd">Potemkine Films </a>propose un coffret <em>Kira Muratova</em> avec <strong>cinq films</strong>.</p>
<h2>Des cin&eacute;astes en lign&eacute;e : quand le d&eacute;tail rend l&rsquo;Histoire irrespirable</h2>
<p>Dans le livre comme dans l&rsquo;entretien, la cin&eacute;aste et chercheuse suit des influences explicites, parfois cach&eacute;es, et des solidarit&eacute;s de m&eacute;thode. Exemple racont&eacute; au micro : alors que <em>Andre&iuml; Roublev</em> est inaccessible au grand public, <strong>Alexe&iuml; Guerman</strong> obtient l&rsquo;acc&egrave;s aux essais de tournage, et ces images de travail deviennent une le&ccedil;on de cin&eacute;ma.</p>
<p><a href="https://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=88396.html" target="_blank" rel="noopener"><em>Andre&iuml; Roublev</em> (1966)</a> est d&rsquo;ailleurs le film que choisit Eug&eacute;nie Zvonkine si elle devait partir sur une &icirc;le d&eacute;serte avec un seul titre, &laquo; parce qu&rsquo;il contient tellement de monde &raquo;, dit-elle &agrave; David Marmier.</p>
<p>L&rsquo;entretien convoque aussi <strong>Alexandre Sokourov</strong>, avec <a href="https://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=33454.html" target="_blank" rel="noopener"><em>Taureau</em> (2001)</a>, et le film fleuve <a href="https://www.labiennale.org/en/cinema/2025/out-competition/zapisnaja-kni%C5%BEka-re%C5%BEis%C3%ABra-director%E2%80%99s-diary" target="_blank" rel="noopener"><em>Director&rsquo;s Diary</em> (2025)</a>, pr&eacute;sent&eacute; hors comp&eacute;tition &agrave; la Mostra de Venise.</p>
<p>Enfin, le projet <strong>DAU</strong> d&rsquo;<strong>Ilya Khrzhanovsky</strong> sert de rep&egrave;re contemporain : une &laquo; exp&eacute;rience-monde &raquo; montr&eacute;e &agrave; Paris en 2019, au Th&eacute;&acirc;tre du Ch&acirc;telet et au Th&eacute;&acirc;tre de la Ville (avec le Centre Pompidou).</p>
<h2>&Eacute;crire sur les films sans les figer : une m&eacute;thode, pas une vitrine</h2>
<p>Il y a, dans la conversation, une id&eacute;e qui parle &agrave; tous ceux qui aiment le cin&eacute;ma au pr&eacute;sent : on peut analyser sans dess&eacute;cher. Eug&eacute;nie Zvonkine d&eacute;crit une &eacute;criture qui cherche &laquo; la chair des images &raquo;, qui accepte les sensations, parfois d&eacute;sagr&eacute;ables, comme un mat&eacute;riau de compr&eacute;hension.</p>
<p>Le titre du livre indique la direction : le r&eacute;el, ici, ne se limite pas &agrave; &laquo; faire vrai &raquo;. Il d&eacute;borde, il encombre, il met le spectateur &agrave; l&rsquo;&eacute;preuve. Ce n&rsquo;est pas une invitation &agrave; admirer. C&rsquo;est un appel &agrave; regarder avec attention ce que le film vous fait, et pourquoi il vous le fait.</p>
<h2>La cin&eacute;aste : Souvenir de vague et Le Sentier des absents</h2>
<p>Parce que le micro de David Marmier s&rsquo;adresse aussi &agrave; une r&eacute;alisatrice, l&rsquo;entretien s&rsquo;ouvre vers deux films sign&eacute;s Eug&eacute;nie Zvonkine. <a href="https://festival-larochelle.org/cineaste/eugenie-zvonkine/"><em>Souvenir de vague</em></a>, documentaire (2017) consacr&eacute; aux cin&eacute;astes de la Nouvelle Vague kazakhe.&nbsp;</p>
<p>Le deuxi&egrave;me film, <a href="https://www.film-documentaire.fr/4DACTION/w_fiche_film/66904_0"><em>Le Sentier des absents</em></a>, un court-m&eacute;trage documentaire consacr&eacute; au deuil p&eacute;rinatal. Le DVD a re&ccedil;u&nbsp;le prix du meilleur DVD de film r&eacute;cent (pour l&rsquo;ann&eacute;e <strong>2025</strong>) d&eacute;cern&eacute; par le <a href="https://www.syndicatdelacritique.com/">Syndicat Fran&ccedil;ais de la Critique de Cin&eacute;ma.</a></p>
<div class="pullquote" aria-label="Citation Eug&eacute;nie Zvonkine sur Le Sentier des absents">
<p>&laquo; On avance avec la m&eacute;moire de ces b&eacute;b&eacute;s disparus. &raquo; <br><strong>&mdash; Eug&eacute;nie Zvonkine</strong>, dans l&rsquo;entretien</p>
</div>
<p>L&rsquo;&eacute;dition DVD est r&eacute;f&eacute;renc&eacute;e chez Potemkine. Dans l&rsquo;entretien, Eug&eacute;nie Zvonkine &eacute;voque aussi une disponibilit&eacute; en VOD via la <a href="https://www.sooner.fr/onboarding">plateforme Sooner </a>(UniversCin&eacute;).</p>
<h2>L&rsquo;&icirc;le d&eacute;serte : un film, une musique, une r&eacute;plique</h2>
<p>Pour finir, David Marmier lance son trio de questions &laquo; &icirc;le d&eacute;serte &raquo;. Les r&eacute;ponses dessinent un autoportrait cin&eacute;phile en trois touches.</p>
<ul>
<li><strong>Un film</strong> : <a href="https://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=88396.html" target="_blank" rel="noopener"><em>Andre&iuml; Roublev</em> (1966)</a>.</li>
<li><strong>Une musique de cin&eacute;ma</strong> : <strong>Nino Rota</strong>, notamment pour les films de Federico Fellini.</li>
<li><strong>Une r&eacute;plique</strong> : &laquo; Je vais vivre avec toi encore un petit peu &raquo;, tir&eacute;e de <a href="https://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=111016.html" target="_blank" rel="noopener"><em>L&rsquo;Accordeur</em> (2004)</a> de Kira Mouratova.</li>
</ul>
<h2>Infos pratiques : dates, liens, pistes pour prolonger</h2>
<div class="box">
<ul>
<li><strong>Festival &laquo; Une autre Russie &raquo;</strong> : du <strong>19 mars</strong> au <strong>1er avril 2026</strong> (Paris et &Icirc;le-de-France). Voir <a href="https://www.uneautrerussie-festival.com/" target="_blank" rel="noopener">le site officiel</a>.</li>
<li><strong>Livre</strong> : <em>Le r&eacute;el comme exc&egrave;s. Le cin&eacute;ma sovi&eacute;tique et postsovi&eacute;tique de 1970 &agrave; nos jours</em>, Eug&eacute;nie Zvonkine, Presses universitaires du Septentrion, <strong>paru le</strong>&nbsp;<strong>28 f&eacute;vrier 2026</strong>, <strong>474 pages</strong>. Voir la fiche &eacute;diteur : <a href="https://www.septentrion.com/book/?gcoi=27574100689850" target="_blank" rel="noopener">septentrion.com</a>.</li>
</ul>
</div>
<p class="keywords">Une autre Russie, festival du film russe Paris, Eug&eacute;nie Zvonkine, Le r&eacute;el comme exc&egrave;s, cin&eacute;ma sovi&eacute;tique, cin&eacute;ma post-sovi&eacute;tique, Kira Mouratova, Andre&iuml; Tarkovski, Alexe&iuml; Guerman, Elem Klimov, Ilya Khrzhanovsky, Potemkine Films.</p>
<footer>
<p>Photographie: David Marmier</p>
</footer></article>
</div><br /><audio controls><source src="https://www.radioducinema.radio-website.com/upload/podcasts/audios/69c2f71e06f5c4.84839479.mp3" type="audio/mpeg"></audio>]]></content:encoded>
      <pubDate>Tue, 24 Mar 2026 20:32:00 +0000</pubDate>
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    </item>
    <item>
      <title><![CDATA[Hell in Paradise : Leïla Sy, Karine Silla et Virginie Silla racontent un thriller français inspiré de faits réels]]></title>
      <link>https://www.radioducinema.radio-website.com/podcasts/hell-in-paradise-leila-sy-karine-silla-et-virginie-silla-racontent-un-thriller-francais-inspire-de-faits-reels-526</link>
      <guid>https://www.radioducinema.radio-website.com/podcasts/hell-in-paradise-leila-sy-karine-silla-et-virginie-silla-racontent-un-thriller-francais-inspire-de-faits-reels-526</guid>
      <description><![CDATA[```html
...]]></description>
      <content:encoded><![CDATA[<p>```html</p>
<!-- Titres SEO proposés (à choisir dans le CMS)
  1) Hell in Paradise : Leïla Sy, Karine Silla et Virginie Silla racontent un thriller français inspiré de faits réels
  2) Hell in Paradise : Karine Silla explique son obsession du fait divers et la justice faite aux femmes
  3) Hell in Paradise : Virginie Silla détaille le métier de productrice, du scénario à la sortie en salles
  URL courte suggérée : /hell-in-paradise-interview-sy-silla
  --><!-- og:image : à renseigner avec un visuel >= 1200px -->
<p></p>
<!-- <meta property="og:image" content="https://radioducinema.com/chemin/visuel-hell-in-paradise-1200.jpg" /> --><!-- Canonical : à adapter à l’URL finale -->
<p></p>
<!-- <link rel="canonical" href="https://radioducinema.com/hell-in-paradise-interview-sy-silla" /> -->
<p>Entretien men&eacute; par <strong>David Marmier</strong> (La Radio du Cin&eacute;ma) lors des <a href="https://www.rencontres7art.ch/news/dates-2025" target="_blank" rel="noopener">Rencontres 7e Art Lausanne</a> (&eacute;dition organis&eacute;e du <time datetime="2025-03-07">7</time> au <time datetime="2025-03-16">16</time> mars 2025).&nbsp;</p>
<main>
<article><header>
<p class="chapo">Un d&eacute;cor de carte postale, une m&eacute;canique de soup&ccedil;ons, et une h&eacute;ro&iuml;ne qui se retrouve sans filet&nbsp;: dans <a href="https://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=1000002676.html" target="_blank" rel="noopener"><em>Hell in Paradise</em></a>, <a href="https://www.allocine.fr/personne/fichepersonne_gen_cpersonne=848346.html" target="_blank" rel="noopener">Le&iuml;la Sy</a> suit Nina, jeune Fran&ccedil;aise partie travailler aux Maldives, rattrap&eacute;e par un engrenage judiciaire. Au micro, <a href="https://www.allocine.fr/personne/fichepersonne_gen_cpersonne=76585.html" target="_blank" rel="noopener">Karine Silla</a> r&eacute;sume l&rsquo;&eacute;tincelle qui l&rsquo;a pouss&eacute;e &agrave; &eacute;crire&nbsp;: &laquo;&nbsp;<strong>Le diable est dans le fait divers</strong>&nbsp;&raquo;. Une phrase qui sert de boussole &agrave; ce film fran&ccedil;ais, port&eacute; par <a href="https://www.allocine.fr/personne/fichepersonne_gen_cpersonne=177921.html" target="_blank" rel="noopener">Nora Arnezeder</a>, sorti en salles le <time datetime="2025-11-26">26 novembre 2025</time>.</p>
<!-- Visuel conseillé pour Google Discover : image >= 1200px (affiche ou photo de plateau) --> <!--
        <figure>
          <img src="/medias/hell-in-paradise-visuel-1200.jpg" alt="Nora Arnezeder dans Hell in Paradise (Leïla Sy, 2025)" width="1200" />
          <figcaption class="small">Hell in Paradise (2025), avec Nora Arnezeder. Crédit visuel : à renseigner.</figcaption>
        </figure>
        --></header>
<p>Le pitch, lui, tient en quelques lignes et ne l&acirc;che plus le lecteur : Nina quitte Marseille &laquo; dans l&rsquo;espoir d&rsquo;une vie meilleure &raquo;, d&eacute;croche un poste de r&eacute;ceptionniste dans un h&ocirc;tel aux Maldives, puis bascule quand &laquo; une trag&eacute;die frappe l&rsquo;h&ocirc;tel &raquo;. Accus&eacute;e &agrave; tort, elle risque la prison &agrave; vie et cherche la sortie du labyrinthe.&nbsp; <a href="https://www.unifrance.org/film/59898/hell-in-paradise" target="_blank" rel="noopener">Unifrance</a>, <a href="https://europacorp.com/productions/hell-in-paradise" target="_blank" rel="noopener">EuropaCorp</a>.)</p>
<h2>Le fait divers comme miroir</h2>
<p>&Agrave; l&rsquo;origine du sc&eacute;nario, <strong>Karine Silla</strong> parle d&rsquo;&laquo;&nbsp;obsessions&nbsp;&raquo; et d&rsquo;une fascination ancienne pour la mani&egrave;re dont la soci&eacute;t&eacute; se raconte au travers d&rsquo;un dossier judiciaire. Dans l&rsquo;entretien, <strong>Karine Silla</strong> d&eacute;crit ce r&eacute;flexe collectif&nbsp;: fabriquer une narration, d&eacute;signer un coupable, se rassurer en pointant &laquo;&nbsp;le diable&nbsp;&raquo; quelque part, pour &eacute;viter de le reconna&icirc;tre en soi.</p>
<p>Cette id&eacute;e de &laquo;&nbsp;miroir&nbsp;&raquo; donne une cl&eacute; de lecture utile&nbsp;: <em>Hell in Paradise</em> ne se contente pas d&rsquo;une histoire d&rsquo;innocence &agrave; prouver. Le film s&rsquo;int&eacute;resse aussi &agrave; la rumeur, &agrave; l&rsquo;emballement, &agrave; ce que l&rsquo;on projette sur une femme isol&eacute;e loin de chez elle, dans un endroit o&ugrave; le luxe peut devenir une prison.</p>
<h2>Quand la justice s&rsquo;&eacute;crit au f&eacute;minin, le verdict se complique</h2>
<p>Dans la conversation, <strong>Karine Silla</strong> relie directement son &eacute;criture &agrave; une exp&eacute;rience de terrain&nbsp;: elle dit &ecirc;tre all&eacute;e pendant <strong>20 ans</strong> en prison pour animer des ateliers de parole. Des &eacute;l&eacute;ments biographiques publics &eacute;voquent aussi ce travail d&rsquo;ateliers en milieu carc&eacute;ral (par exemple : <a href="https://www.rts.ch/info/culture/livres/2025/article/vingt-ans-de-karine-silla-un-roman-sur-l-amour-la-jeunesse-et-la-resilience-28982252.html" target="_blank" rel="noopener">RTS</a>).</p>
<div class="encadre">
<p>Sur un point, <strong>Karine Silla</strong> avance au micro des chiffres marquants&nbsp;: &laquo;&nbsp;seulement <strong>3&nbsp;%</strong> de la population mondiale carc&eacute;rale&nbsp;&raquo; serait compos&eacute;e de femmes, et &laquo;&nbsp;<strong>80&nbsp;%</strong> &raquo; de ces situations seraient &laquo; li&eacute;es &agrave; un homme &raquo;.&nbsp;&nbsp;</p>
</div>
<p>Ce qui reste, au-del&agrave; des pourcentages, c&rsquo;est le c&oelig;ur du propos de <strong>Karine Silla</strong>&nbsp;: la place des femmes face au syst&egrave;me judiciaire, notamment quand il est question de &laquo;&nbsp;complicit&eacute;&nbsp;&raquo; et de responsabilit&eacute; attribu&eacute;e. <strong>Karine Silla</strong> parle d&rsquo;un h&eacute;ritage symbolique, d&rsquo;un imaginaire de la &laquo;&nbsp;faute originelle&nbsp;&raquo; qui, selon elle, continue d&rsquo;influencer la mani&egrave;re de juger.</p>
<h2>Coller &agrave; Nina, jusqu&rsquo;au vertige</h2>
<p>Quand <strong>David Marmier</strong> &eacute;voque un &laquo;&nbsp;escalier &eacute;motionnel&nbsp;&raquo;, <strong>Le&iuml;la Sy</strong> acquiesce&nbsp;: la mise en sc&egrave;ne cherche une progression, marche apr&egrave;s marche, vers une sensation de plus en plus resserr&eacute;e. <strong>Le&iuml;la Sy</strong> raconte avoir re&ccedil;u le sc&eacute;nario par <strong>Virginie Silla</strong> et l&rsquo;avoir lu d&rsquo;une traite, happ&eacute;e par une &eacute;criture &laquo;&nbsp;nerveuse&nbsp;&raquo; et &laquo;&nbsp;cisel&eacute;e&nbsp;&raquo;.</p>
<p>L&rsquo;id&eacute;e formelle est limpide&nbsp;: rester au plus pr&egrave;s du personnage. <strong>Le&iuml;la Sy</strong> explique que certaines sc&egrave;nes sans Nina ont &eacute;t&eacute; &eacute;cart&eacute;es au montage, comme si le film refusait de quitter son point de vue. Nina, interpr&eacute;t&eacute;e par <strong>Nora Arnezeder</strong>, est ainsi de presque tous les plans.</p>
<p>C&ocirc;t&eacute; r&eacute;f&eacute;rences, <strong>Le&iuml;la Sy</strong> cite sans d&eacute;tour <a href="https://www.imdb.com/name/nm0000033/" target="_blank" rel="noopener">Alfred Hitchcock</a>&nbsp;: un go&ucirc;t pour les apparences, pour la tension qui s&rsquo;infiltre dans la beaut&eacute; des images, et pour cette &eacute;l&eacute;gance qui ne prot&egrave;ge de rien. <strong>Le&iuml;la Sy</strong> salue aussi son directeur de la photographie, <strong>Benjamin Ramalho</strong>.</p>
<p>Au micro, <strong>David Marmier</strong> glisse m&ecirc;me une comparaison avec <a href="https://www.imdb.com/title/tt0077928/" target="_blank" rel="noopener"><em>Midnight Express</em></a> (Alan Parker, 1978), pour d&eacute;crire cette sensation d&rsquo;impasse et de choc &eacute;motionnel que peut produire un r&eacute;cit de prison et d&rsquo;injustice. Sans d&eacute;voiler les pivots du sc&eacute;nario, la conversation insiste sur l&rsquo;enjeu principal&nbsp;: Nina trouvera-t-elle le &laquo;&nbsp;coup de talon&nbsp;&raquo;, dit <strong>Le&iuml;la Sy</strong>, qui permet de se remettre debout&nbsp;?</p>
<h2>Produire, ce n&rsquo;est pas seulement financer&nbsp;: c&rsquo;est prot&eacute;ger l&rsquo;essence</h2>
<p>Avec <strong>Virginie Silla</strong>, la discussion prend un virage tr&egrave;s concret&nbsp;: comment un film se fabrique-t-il, au quotidien, quand le public ne voit que le r&eacute;sultat final&nbsp;?</p>
<p><strong>Virginie Silla</strong> tient &agrave; recadrer une id&eacute;e re&ccedil;ue : oui, il faut un producteur, mais le m&eacute;tier ne se r&eacute;duit pas au financement. Le point de d&eacute;part, dit-elle, reste un coup de c&oelig;ur de lecture. Elle raconte avoir &laquo; d&eacute;vor&eacute; &raquo; <em>Hell in Paradise</em> en une heure, puis avoir &eacute;valu&eacute; le public, les d&eacute;bouch&eacute;s et la faisabilit&eacute; avant de fixer une enveloppe de production.</p>
<p>Ensuite, selon <strong>Virginie Silla</strong>, l&rsquo;essentiel se joue ailleurs&nbsp;: accompagner la vision de la r&eacute;alisatrice, traverser la pr&eacute;paration, le tournage, la postproduction, puis la sortie, tout en veillant &agrave; ce que &laquo;&nbsp;l&rsquo;essence du film&nbsp;&raquo; reste intacte. Pour l&rsquo;expliquer, <strong>Virginie Silla</strong> imagine un mur construit brique apr&egrave;s brique, par toute l&rsquo;&eacute;quipe. Et <strong>David Marmier</strong> compl&egrave;te&nbsp;: il faut que &laquo;&nbsp;le ciment&nbsp;&raquo; tienne. <strong>Virginie Silla</strong> sourit&nbsp;: le producteur apporte aussi les briques, le ciment, et s&rsquo;assure que chacun trouve sa place.</p>
<h2>Deux s&oelig;urs, un m&ecirc;me r&eacute;flexe&nbsp;: raconter pour tenir le monde</h2>
<p>Le moment le plus intime arrive quand <strong>Karine Silla</strong> revient sur son lien avec <strong>Virginie Silla</strong>. Elle raconte que sa s&oelig;ur est n&eacute;e quand elle avait <strong>sept ans</strong>, et qu&rsquo;elle a ressenti un &laquo;&nbsp;choc d&rsquo;amour&nbsp;&raquo; imm&eacute;diat. Dans cette &eacute;vocation, la sc&eacute;nariste retrouve l&rsquo;origine de son d&eacute;sir d&rsquo;&eacute;crire&nbsp;: inventer des histoires pour sa petite s&oelig;ur, lui ouvrir un horizon, la rassurer.</p>
<p><strong>Karine Silla</strong> se souvient de ce rituel&nbsp;: la petite <strong>Virginie Silla</strong> venait dans sa chambre, &eacute;coutait, puis relan&ccedil;ait&nbsp;: &laquo;&nbsp;Et la suite&nbsp;?&nbsp;&raquo; Une r&eacute;plique simple, mais qui dit beaucoup du cin&eacute;ma&nbsp;: ce besoin d&rsquo;&ecirc;tre port&eacute; par un r&eacute;cit, sc&egrave;ne apr&egrave;s sc&egrave;ne, jusqu&rsquo;au moment o&ugrave; l&rsquo;on comprend un peu mieux ce que l&rsquo;on vient de traverser.</p>
<h2>Ce qu&rsquo;il faut savoir sur Hell in Paradise</h2>
<ul>
<li><strong>Titre</strong>&nbsp;: <a href="https://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=1000002676.html" target="_blank" rel="noopener"><em>Hell in Paradise</em></a></li>
<li><strong>R&eacute;alisation</strong>&nbsp;: <a href="https://www.allocine.fr/personne/fichepersonne_gen_cpersonne=848346.html" target="_blank" rel="noopener">Le&iuml;la Sy</a></li>
<li><strong>Sc&eacute;nario</strong>&nbsp;: <a href="https://www.allocine.fr/personne/fichepersonne_gen_cpersonne=76585.html" target="_blank" rel="noopener">Karine Silla</a></li>
<li><strong>Production</strong>&nbsp;: <a href="https://europacorp.com/productions/hell-in-paradise" target="_blank" rel="noopener">Virginie Silla</a>&nbsp;</li>
<li><strong>Avec</strong>&nbsp;: <a href="https://www.allocine.fr/personne/fichepersonne_gen_cpersonne=177921.html" target="_blank" rel="noopener">Nora Arnezeder</a>, <a href="https://www.imdb.com/name/nm0064600/" target="_blank" rel="noopener">Maria Bello</a>, <a href="https://www.imdb.com/name/nm0451086/" target="_blank" rel="noopener">Alyy Khan</a> (liste compl&egrave;te&nbsp;: <a href="https://www.unifrance.org/film/59898/hell-in-paradise" target="_blank" rel="noopener">Unifrance</a>, <a href="https://europacorp.com/productions/hell-in-paradise" target="_blank" rel="noopener">EuropaCorp</a>)</li>
<li><strong>Sortie en France</strong>&nbsp;: <time datetime="2025-11-26">26 novembre 2025</time> (sources&nbsp;: <a href="https://www.unifrance.org/film/59898/hell-in-paradise" target="_blank" rel="noopener">Unifrance</a>, <a href="https://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=1000002676.html" target="_blank" rel="noopener">AlloCin&eacute;</a>, <a href="https://www.imdb.com/fr/title/tt32296243/" target="_blank" rel="noopener">IMDb</a>)</li>
<li><strong>Dur&eacute;e</strong>&nbsp;: <strong>1 h 42 min</strong> (sources&nbsp;: <a href="https://www.unifrance.org/film/59898/hell-in-paradise" target="_blank" rel="noopener">Unifrance</a>, <a href="https://europacorp.com/productions/hell-in-paradise" target="_blank" rel="noopener">EuropaCorp</a>)</li>
</ul>
<div class="encadre">
<p><strong>&Agrave; savoir (contenu sensible)</strong>&nbsp;: certaines pages de programmation mentionnent un avertissement li&eacute; &agrave; des sc&egrave;nes de violence et &agrave; des tentatives de viol. Si ces th&eacute;matiques vous touchent, il peut &ecirc;tre utile de vous renseigner avant la s&eacute;ance (exemple&nbsp;: <a href="https://www.ugc.fr/film_hell_in_paradise_17530.html" target="_blank" rel="noopener">UGC</a>).</p>
</div>
<p>La bande-annonce est &eacute;galement accessible via la fiche officielle <a href="https://europacorp.com/productions/hell-in-paradise" target="_blank" rel="noopener">EuropaCorp</a> (lien vers YouTube).</p>
<p></p>
<p class="keywords">Hell in Paradise, Le&iuml;la Sy, Karine Silla, Virginie Silla, Nora Arnezeder, thriller fran&ccedil;ais, faits divers, justice, femmes, Maldives, Rencontres 7e Art Lausanne</p>
<footer class="sources">
<p class="small"><strong>Sources consult&eacute;es pour les informations factuelles (date, dur&eacute;e, g&eacute;n&eacute;rique)</strong>&nbsp;: <a href="https://www.unifrance.org/film/59898/hell-in-paradise" target="_blank" rel="noopener">Unifrance</a>, <a href="https://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=1000002676.html" target="_blank" rel="noopener">AlloCin&eacute;</a>, <a href="https://europacorp.com/productions/hell-in-paradise" target="_blank" rel="noopener">EuropaCorp</a>, <a href="https://www.imdb.com/fr/title/tt32296243/" target="_blank" rel="noopener">IMDb</a>, <a href="https://www.rencontres7art.ch/news/dates-2025" target="_blank" rel="noopener">Rencontres 7e Art Lausanne</a>. Pour la statistique mondiale de population carc&eacute;rale f&eacute;minine&nbsp;: <a href="https://www.prisonstudies.org/sites/default/files/resources/downloads/world_female_imprisonment_list_6th_edition.pdf" target="_blank" rel="noopener"><em>World Female Imprisonment List</em> (6e &eacute;dition, PDF)</a>.</p>
</footer></article>
</main>
<p>```Photographie: <a href="https://www.instagram.com/marmierdavid/">David Marmier </a>pour la radio du cin&eacute;ma</p><br /><audio controls><source src="https://www.radioducinema.radio-website.com/upload/podcasts/audios/69bdb9cdcf9301.95952096.mp3" type="audio/mpeg"></audio>]]></content:encoded>
      <pubDate>Fri, 20 Mar 2026 21:11:00 +0000</pubDate>
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    </item>
    <item>
      <title><![CDATA[« Le chantier invisible »: Jean-Jacques Annaud révèle sa méthode de tournage]]></title>
      <link>https://www.radioducinema.radio-website.com/podcasts/le-chantier-invisible-jean-jacques-annaud-revele-sa-methode-de-tournage-525</link>
      <guid>https://www.radioducinema.radio-website.com/podcasts/le-chantier-invisible-jean-jacques-annaud-revele-sa-methode-de-tournage-525</guid>
      <description><![CDATA[...]]></description>
      <content:encoded><![CDATA[<!-- Propositions de titres SEO (éditeur) :
  1) Jean-Jacques Annaud à la Fondation Jérôme Seydoux-Pathé: l’exposition « Le chantier invisible » ouvre ses coulisses
  2) Exposition « Le chantier invisible » à Paris: Jean-Jacques Annaud raconte storyboards, décors et règles du plateau
  3) Fondation Jérôme Seydoux-Pathé: dates, programme et secrets de fabrication de l’exposition Jean-Jacques Annaud
  Slug conseillé (URL courte) : /jean-jacques-annaud-chantier-invisible-fondation-pathe
  -->
<p><strong>Publi&eacute; le</strong> <time datetime="2026-03-18">18 mars 2026</time></p>
<article><header>
<p>&Agrave; l&rsquo;occasion du vernissage presse de l&rsquo;exposition <em>Le chantier invisible (<a href="https://web.digitick.com/exposition-le-chantier-invisible-expo-cinema-css5-fondationpathe-pg51-ei304720.html">Fondation J&eacute;r&ocirc;me Seydoux-Path&eacute; </a><span><a href="https://web.digitick.com/exposition-le-chantier-invisible-expo-cinema-css5-fondationpathe-pg51-ei304720.html">73 avenue des Gobelins, Paris 13e</a>)</span></em> Jean-Jacques Annaud s&rsquo;est confi&eacute; au micro de <a href="https://www.instagram.com/marmierdavid/">David Marmier</a> de<a href="https://radioducinema.com/"> la radio du cin&eacute;ma</a>, Yves Alion, Tancr&egrave;de Delvolv&eacute; et Fr&eacute;d&eacute;ric Vignale. Une conversation de &laquo; faiseur &raquo; au sens noble: un cin&eacute;aste qui revendique le travail, la pr&eacute;paration, la troupe. &laquo; <q>Sans &eacute;motion, pas de film</q> &raquo;, r&eacute;sume Jean-Jacques Annaud, comme une boussole plant&eacute;e au beau milieu d'un plateau.</p>
<p>On conna&icirc;t Jean-Jacques Annaud pour ses tournages &agrave; grande &eacute;chelle et sa pr&eacute;cision d&rsquo;horloger. <a href="https://www.fondation-jeromeseydoux-pathe.com/event/3151">L&rsquo;exposition <em>Le chantier invisible</em> </a>vient justement mettre des lampes de chantier sur ce que le spectateur ne voit jamais: les archives, les dessins, les plans, les objets, les essais, les chemins de traverse qui m&egrave;nent &agrave; un plan r&eacute;ussi. Elle se tient &agrave; la <a href="https://www.fondation-jeromeseydoux-pathe.com/" target="_blank" rel="noopener">Fondation J&eacute;r&ocirc;me Seydoux-Path&eacute;</a>, au <a href="https://www.fondation-jeromeseydoux-pathe.com/cms/infos-pratique" target="_blank" rel="noopener">73 avenue des Gobelins, 75013 Paris</a>.</p>
</header>
<h2>Quand les archives racontent la fabrique d&rsquo;un film</h2>
<p>Jean-Jacques Annaud le dit avec satisfaction: il a tout gard&eacute;. Des bo&icirc;tes, des dossiers, des traces d&rsquo;&eacute;cole, puis les storyboards, les rep&eacute;rages, les documents de fabrication. Dans la logique Path&eacute;, cette m&eacute;moire n&rsquo;est pas un grenier poussi&eacute;reux: elle devient une mati&egrave;re vivante, offerte au public sous forme d&rsquo;exposition.</p>
<p>La Fondation annonce un parcours nourri de storyboards, costumes, &eacute;l&eacute;ments de d&eacute;cor, maquettes, dessins, photos, sc&eacute;narios et extraits. Un geste de transmission, au sens concret: on montre le &laquo; comment &raquo;, pas seulement le &laquo; r&eacute;sultat &raquo;. <!-- source interne: dossier de presse Fondation Jérôme Seydoux-Pathé, 18 mars 2026 • :contentReference[oaicite:1]{index=1} --></p>
<h2>Storyboards, maquettes, s&eacute;curit&eacute;: &laquo; concevoir le film &raquo; avant de le tourner</h2>
<p>Dans l&rsquo;interview, Jean-Jacques Annaud revient sur une pratique souvent mal comprise: le storyboard. Il rappelle qu&rsquo;il ne s&rsquo;agit pas de tout figer, surtout quand la sc&egrave;ne demande de l&rsquo;air et de la confiance &mdash; il cite lui-m&ecirc;me les sc&egrave;nes d&rsquo;amour, o&ugrave; la m&eacute;canique peut vite sonner faux si l&rsquo;on verrouille trop.</p>
<p>En revanche, d&egrave;s que l&rsquo;enjeu devient risqu&eacute; ou co&ucirc;teux, la pr&eacute;paration s&rsquo;impose. Sur <em>Notre-Dame br&ucirc;le</em> (2022), Jean-Jacques Annaud raconte avoir anticip&eacute; l&rsquo;emplacement des cam&eacute;ras, leur protection, les contraintes de chaleur, les questions d&rsquo;assurance et de s&eacute;curit&eacute;. L&rsquo;exposition consacre d&rsquo;ailleurs une place importante au film, avec des &eacute;l&eacute;ments de d&eacute;cor et des maquettes de pr&eacute;paration (dont &laquo; le Beffroi en feu &raquo;, &laquo; la for&ecirc;t &raquo;, ou la nef avec l&rsquo;effondrement de l&rsquo;oculus). <!-- :contentReference[oaicite:2]{index=2} --></p>
<p>Ce go&ucirc;t du concret, il le revendique sous un mot qui sent la colle, la peinture et les mains noircies: &laquo; <q>je suis un <strong>bricoleur</strong></q><strong> </strong>&raquo;. Et il rattache ce r&eacute;flexe aux origines du cin&eacute;ma, celles de <a href="https://www.imdb.com/fr/name/nm0617588/" target="_blank" rel="noopener">Georges M&eacute;li&egrave;s</a>, o&ugrave; l&rsquo;illusion na&icirc;t d&rsquo;un atelier.</p>
<h2>Dante Ferretti, Federico Fellini: le d&eacute;cor comme r&eacute;cit &agrave; part enti&egrave;re</h2>
<p>La conversation glisse aussi vers une collaboration marquante: <a href="https://www.imdb.com/fr/name/nm0001208/" target="_blank" rel="noopener">Dante Ferretti</a>, chef d&eacute;corateur, li&eacute; &agrave; <em>Le Nom de la rose</em> (1986). Les intervieweurs &eacute;voquent un souvenir de cin&eacute;ma pur: <a href="https://www.imdb.com/fr/name/nm0000019/" target="_blank" rel="noopener">Federico Fellini</a> , et cette id&eacute;e que le plateau, parfois, devient aussi spectaculaire que ce que l&rsquo;on cadre.</p>
<p>L'exposition montre une r&eacute;plique de manuscrit enlumin&eacute; du XIV<sup>e</sup> si&egrave;cle et une maquette de l&rsquo;abbaye associ&eacute;e au d&eacute;cor con&ccedil;u par Dante Ferretti pour <span>Le Nom de la rose (1986).</span> Autrement dit: la mati&egrave;re m&eacute;di&eacute;vale, la charpente du myst&egrave;re, mais aussi la preuve physique d&rsquo;un monde construit. <!-- :contentReference[oaicite:3]{index=3} --></p>
<p>Pour prolonger la (re)d&eacute;couverte du film: <a href="https://www.imdb.com/fr/title/tt0091605/" target="_blank" rel="noopener">fiche IMDb</a>. <!-- :contentReference[oaicite:4]{index=4} --></p>
<h2>Le plateau, sa maison</h2>
<p>Jean-Jacques Annaud parle du plateau comme d&rsquo;un lieu familier, presque organique. Il d&eacute;crit l&rsquo;odeur de peinture, les c&acirc;bles, l&rsquo;agitation, l&rsquo;orchestre en place. Il insiste sur un point: l&rsquo;&eacute;quipe. &laquo; <strong>J&rsquo;admire mes techniciens </strong>&raquo;, dit-il, et il ajoute qu&rsquo;il a besoin d&rsquo;aimer et de respecter ses acteurs pour que le tournage garde sa coh&eacute;rence.</p>
<p>Dans ce cadre, une sc&egrave;ne le pr&eacute;occupe plus que les autres: la sc&egrave;ne d&rsquo;amour. Il explique pourquoi la premi&egrave;re prise compte, pourquoi la pudeur est une ligne de cr&ecirc;te, et pourquoi l&rsquo;intime des acteurs (leurs couples, leur vie) peut &ecirc;tre fragilis&eacute; si la sc&egrave;ne "para&icirc;t vraie &raquo; pour de mauvaises raisons. Le propos, sans voyeurisme, dit quelque chose d&rsquo;essentiel: la mise en sc&egrave;ne touche &agrave; la personne, pas seulement &agrave; la technique.</p>
<h2>Des animaux aux stars: l&rsquo;&eacute;motion comme r&egrave;gle d&rsquo;or</h2>
<p>La filmographie de Jean-Jacques Annaud implique humains et animaux, d&eacute;butants et stars, paysages grandioses et studios. Il a tourn&eacute; dans &laquo; plus de 40 pays &raquo; et son &oelig;uvre r&eacute;unit acteurs non professionnels, vedettes internationales.. et animaux. <!-- :contentReference[oaicite:5]{index=5} --></p>
<p>Dans l&rsquo;interview, Jean-Jacques Annaud raconte un apprentissage par le vivant: comprendre l&rsquo;instinct, travailler l&rsquo;identification, chercher le sentiment &laquo; mammif&egrave;re &raquo;. Il cite <a href="https://www.imdb.com/fr/title/tt0095800/" target="_blank" rel="noopener">L&rsquo;Ours</a> (1988) comme une exp&eacute;rience d&rsquo;identification particuli&egrave;re: si le public peut se reconna&icirc;tre dans un ourson, alors le cin&eacute;ma a gagn&eacute; un territoire inattendu. <!-- :contentReference[oaicite:6]{index=6} --></p>
<p>Pour prolonger la (re)d&eacute;couverte: <a href="https://www.senscritique.com/film/l_ours/444435" target="_blank" rel="noopener">fiche SensCritique de <em>L&rsquo;Ours</em></a>, <a href="https://www.senscritique.com/film/deux_freres/466370" target="_blank" rel="noopener">fiche SensCritique de <em>Deux Fr&egrave;res</em></a>, <a href="https://www.senscritique.com/film/notre_dame_brule/44853874" target="_blank" rel="noopener">fiche SensCritique de <em>Notre-Dame br&ucirc;le</em></a>. <!-- :contentReference[oaicite:7]{index=7} --></p>
<h2>Intelligence artificielle: l&rsquo;outil, la main, la question de l&rsquo;&eacute;motion</h2>
<p>Le mot &laquo; intelligence artificielle &raquo; arrive dans l&rsquo;&eacute;change sans panique, ni posture. Jean-Jacques Annaud explique qu&rsquo;il a d&eacute;j&agrave; utilis&eacute;, depuis longtemps, des proc&eacute;d&eacute;s qui rel&egrave;vent de l&rsquo;assistance num&eacute;rique: fond bleu, retouches, ajustements, et m&ecirc;me &mdash; anecdote savoureuse &mdash; un travail de &laquo; sound like &raquo; pour compl&eacute;ter une postsynchronisation, apr&egrave;s avoir sampl&eacute; la voix de <a href="https://www.imdb.com/fr/name/nm0000093/" target="_blank" rel="noopener">Brad Pitt</a> !</p>
<p>Son inqui&eacute;tude n&rsquo;est pas la technologie en soi, mais la responsabilit&eacute; de l&rsquo;&eacute;motion: si l&rsquo;outil permet de fabriquer des expressions, qui tient alors le gouvernail du jeu? Il pose l&rsquo;id&eacute;e d&rsquo;un &laquo; manipulateur &raquo; dont la sensibilit&eacute;, la culture, la vie, peuvent infl&eacute;chir la justesse d&rsquo;une sc&egrave;ne &mdash; surtout quand il s&rsquo;agit d&rsquo;intime, de corps, d&rsquo;amour. L&agrave; encore, il ne condamne pas: il d&eacute;crit un point d&rsquo;attention, une zone &agrave; surveiller pour que l&rsquo;outil reste au service du film, pas l&rsquo;inverse.</p>
<h2>Autour de l&rsquo;exposition: projections, masterclasse et carte blanche</h2>
<p>La Fondation annonce plusieurs rendez-vous li&eacute;s &agrave; l&rsquo;exposition. Dans le cadre de la Cin&eacute;math&egrave;que Path&eacute;, quatre films r&eacute;alis&eacute;s par Jean-Jacques Annaud et produits par Path&eacute; sont projet&eacute;s &agrave; la Fondation: <em>L&rsquo;Ours</em>, <em>L&rsquo;Amant</em>, <em>Deux Fr&egrave;res</em> et <em>Notre-Dame br&ucirc;le</em>. <!-- :contentReference[oaicite:8]{index=8} --></p>
<p>Un temps fort est annonc&eacute; au <time datetime="2026-04-10">10 avril 2026</time>: Jean-Jacques Annaud donnera une <strong>masterclasse</strong>, suivie d&rsquo;un &eacute;change avec le public, avant la projection de <em>Deux Fr&egrave;res</em>. Une rencontre est &eacute;galement &eacute;voqu&eacute;e avec <a href="https://www.imdb.com/fr/name/nm0705446/" target="_blank" rel="noopener">Jean Rabasse</a>, chef d&eacute;corateur sur <em>Notre-Dame br&ucirc;le</em>, accompagn&eacute; du chef op&eacute;rateur Jean-Marie Dreujou et de l&rsquo;assistant r&eacute;alisateur Mathieu de la Morti&egrave;re. <!-- :contentReference[oaicite:9]{index=9} --></p>
<p><em>Autre proposition: une carte blanche &laquo; cin&eacute;ma muet &raquo; du <time datetime="2026-05-13">13</time> au <time datetime="2026-05-30">30 mai 2026</time>, avec une s&eacute;lection citant notamment Sergue&iuml; Eisenstein, Vsevolod Poudovkine, Charlie Chaplin, Buster Keaton, Harold Lloyd, Abel Gance, Ren&eacute; Clair et F. W. Murnau.</em> <!-- :contentReference[oaicite:10]{index=10} --></p>
<h2>Dates, horaires, tarifs, adresse</h2>
<p><strong>Exposition</strong>: <em>Le chantier invisible, dans les coulisses des films de Jean-Jacques Annaud</em>, du <time datetime="2026-03-20">vendredi 20 mars 2026</time> au <time datetime="2026-10-31">samedi 31 octobre 2026</time>, &agrave; la <a href="https://www.fondation-jeromeseydoux-pathe.com/" target="_blank" rel="noopener">Fondation J&eacute;r&ocirc;me Seydoux-Path&eacute;</a>. <!-- :contentReference[oaicite:11]{index=11} --></p>
<p><strong>Adresse</strong>: Fondation J&eacute;r&ocirc;me Seydoux-Path&eacute;, 73 avenue des Gobelins, 75013 Paris. <!-- :contentReference[oaicite:12]{index=12} --></p>
<p><strong>Horaires (Salle Charles Path&eacute; et expositions)</strong>: mardi 14h&ndash;20h30, mercredi 14h&ndash;19h, jeudi 14h&ndash;19h, vendredi 14h&ndash;20h30, samedi 11h30&ndash;19h (ferm&eacute; dimanche et lundi). <!-- :contentReference[oaicite:13]{index=13} --></p>
<p><strong>Tarifs (exposition)</strong>: plein tarif&nbsp;: 5&nbsp;&euro;&nbsp;; tarif r&eacute;duit et partenaire&nbsp;: 3&nbsp;&euro;. <strong>Billet coupl&eacute;</strong> (une s&eacute;ance + acc&egrave;s exposition)&nbsp;: plein tarif&nbsp;: 7&nbsp;&euro;&nbsp;; tarif r&eacute;duit&nbsp;: 5,50&nbsp;&euro;&nbsp;; moins de 14&nbsp;ans&nbsp;: 4,50&nbsp;&euro;&nbsp;; carte 5 places (valable 3&nbsp;mois)&nbsp;: 20&nbsp;&euro;. <!-- :contentReference[oaicite:14]{index=14} --></p>
<p>Sources</p>
<section aria-label="Sources">
<ul>
<li><a href="https://www.fondation-jeromeseydoux-pathe.com/cms/infos-pratique" target="_blank" rel="noopener">Fondation J&eacute;r&ocirc;me Seydoux-Path&eacute; &mdash; infos pratiques (horaires, acc&egrave;s, tarifs)</a>. <!-- :contentReference[oaicite:16]{index=16} --></li>
<li><a href="https://www.fondation-jeromeseydoux-pathe.com/" target="_blank" rel="noopener">Site officiel de la Fondation J&eacute;r&ocirc;me Seydoux-Path&eacute;</a>. <!-- :contentReference[oaicite:17]{index=17} --></li>
<li><a href="https://www.pathe.com/fr/fondation-jerome-seydoux-pathe/" target="_blank" rel="noopener">Path&eacute; &mdash; pr&eacute;sentation de la Fondation J&eacute;r&ocirc;me Seydoux-Path&eacute;</a>.</li>
</ul>
<p data-start="321" data-end="437"><strong data-start="321" data-end="435" data-is-only-node=""></strong></p>
<p data-start="441" data-end="541"><span style="font-size: 18pt;"><strong data-start="441" data-end="539" data-is-only-node="">De <em data-start="446" data-end="455">L&rsquo;Amant</em> &agrave; <em data-start="458" data-end="477">Sept Ans au Tibet</em> : le cin&eacute;-concert symphonique de J.J. Annaud arrive &agrave; Paris</strong></span></p>
<p data-start="441" data-end="541"><span style="font-size: 12pt;">Samedi 30 mai 2026 &agrave; 20h, Jean-Jacques Annaud vous donne rendez-vous au Palais des Congr&egrave;s de Paris pour un cin&eacute;-concert symphonique.<br data-start="133" data-end="136">Les images sur grand &eacute;cran et dans la salle, les cordes et les cuivres font r&eacute;sonner <em data-start="231" data-end="249">La Guerre du Feu</em>, <em data-start="251" data-end="270">Le Nom de la Rose</em>, <em data-start="272" data-end="281">L&rsquo;Amant</em> et bien d&rsquo;autres.<br data-start="299" data-end="302">&Agrave; la baguette, <a href="https://www.oprl.be/fr/ralph-szigeti-0">Ralph Szigeti </a>guide l&rsquo;orchestre, pendant que Jean-Jacques Annaud glisse anecdotes et souvenirs de tournage, comme un bonus de DVD enrichi&hellip; en direct.<br data-start="444" data-end="447">La mise en sc&egrave;ne sign&eacute;e <a href="https://www.allocine.fr/personne/fichepersonne_gen_cpersonne=878006.html">Marc Di Domenico </a>(Iconic Symphonic) transforme la soir&eacute;e en grande travers&eacute;e musicale, de <em data-start="561" data-end="580">Sept Ans au Tibet</em> &agrave; <em data-start="583" data-end="596">Deux Fr&egrave;res</em>.<br data-start="597" data-end="600"><a href="https://experiences.viparis.com/billetterie/j-j-annaud-cine-concert-symphonique">Billets disponibles de 59 &euro; &agrave; 119 &euro;:</a> si vous aimez quand le cin&eacute;ma se raconte aussi par sa musique, c&rsquo;est la date &agrave; entourer.</span></p>
<ul>
<li>Photographie: <a href="https://www.instagram.com/marmierdavid/">David Marmier</a><!-- :contentReference[oaicite:18]{index=18} --><!-- :contentReference[oaicite:19]{index=19} --></li>
</ul>
</section>
<!-- Note Discover (éditeur) : ajouter une image principale ≥ 1200 px de large + renseigner og:image/twitter:image. --></article><br /><audio controls><source src="https://www.radioducinema.radio-website.com/upload/podcasts/audios/69bae872334cd3.62059191.mp3" type="audio/mpeg"></audio>]]></content:encoded>
      <pubDate>Wed, 18 Mar 2026 17:51:00 +0000</pubDate>
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    </item>
    <item>
      <title><![CDATA[Marin Karmitz, fondateur de mk2: "À quoi ça sert un film ?"]]></title>
      <link>https://www.radioducinema.radio-website.com/podcasts/marin-karmitz-fondateur-de-mk2-a-quoi-ca-sert-un-film-524</link>
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      <description><![CDATA[Rencontres 7e Art Lausanne 2026 &bull; salle, production, transmission

&Agrave; Lausanne, pendant les ...]]></description>
      <content:encoded><![CDATA[<p>Rencontres 7e Art Lausanne 2026 &bull; salle, production, transmission</p>
<main><header>
<p class="chapo">&Agrave; Lausanne, pendant les <a href="https://radioducinema.com/agenda/festival-rencontres-7e-art-lausanne-2026-thematique-hope-programme-et-tarifs-127" target="_blank" rel="noopener">Rencontres 7e Art Lausanne 2026</a>&nbsp; l&rsquo;invit&eacute; d&rsquo;honneur <a href="https://www.rencontres7art.ch/program/marin-karmitz-invite-honneur" target="_blank" rel="noopener">Marin Karmitz</a> remet une phrase sur la table, comme on repose un disque qu&rsquo;on veut faire entendre &agrave; tout le monde: <strong>&laquo; &Agrave; quoi &ccedil;a sert un film ? &raquo;</strong> Au micro de <strong>David Marmier</strong> pour <em>La Radio du Cin&eacute;ma</em>, le fondateur de <a href="https://www.mk2.com/" target="_blank" rel="noopener">mk2</a> d&eacute;taille une id&eacute;e simple et tenace: une salle peut devenir un lieu d&rsquo;id&eacute;es.</p>
<p class="meta">Par La r&eacute;daction de La Radio du Cin&eacute;ma &bull; Publi&eacute; le 14 mars 2026 &bull; Enqu&ecirc;te et citations: entretien r&eacute;alis&eacute; pendant les Rencontres 7e Art Lausanne 2026</p>
<p class="keywords">Le d&eacute;cor n&rsquo;est pas anodin: Lausanne d&eacute;roule HOPE, sa th&eacute;matique 2026, avec des projections de patrimoine et des rencontres publiques. La Radio du Cin&eacute;ma le rappelle dans son agenda: le festival remet trois <strong>Troph&eacute;es Chaplin</strong> (Wes Anderson, Laurence Fishburne et Marin Karmitz) (<a href="https://radioducinema.com/agenda/festival-rencontres-7e-art-lausanne-2026-thematique-hope-programme-et-tarifs-127" target="_blank" rel="noopener">sources et dates</a>)</p>
</header>
<h2>La Bastille, 1er mai 1974: ouvrir une salle, ouvrir une br&egrave;che</h2>
<p>Pour comprendre &laquo; MK &raquo;, il faut revenir &agrave; un geste fondateur: l&rsquo;ouverture du <strong>cin&eacute;ma 14-Juillet-Bastille </strong>dans un quartier qui n&rsquo;a pas encore la r&eacute;putation d&rsquo;aujourd&rsquo;hui, avec l&rsquo;ambition d&rsquo;accueillir des &oelig;uvres que les circuits dominants ignorent. (<a href="https://mk2pro.com/en/notre-histoire/" target="_blank" rel="noopener">histoire mk2</a>)</p>
<p>Une archive du MoMA pr&eacute;cise m&ecirc;me le calendrier: <strong>le 1er mai 1974</strong>, Marin Karmitz ouvre son premier cin&eacute;ma &agrave; la Bastille, con&ccedil;u comme un lieu &agrave; plusieurs fonctions. (<a href="https://www.moma.org/docs/press_archives/6667/releases/MOMA_1989_0034_34.pdf" target="_blank" rel="noopener">MoMA, dossier de presse, 1989</a>)</p>
<blockquote>
<p>&laquo; Je n&rsquo;ai pas essay&eacute; de faire des salles de cin&eacute;ma, mais un point de ce qu&rsquo;on appelait &agrave; l&rsquo;&eacute;poque de contre-culture&hellip; un lieu d&rsquo;agitation intellectuelle, d&rsquo;agitation militante. &raquo; <br><strong>Marin Karmitz</strong>, au micro de <strong>David Marmier</strong> (La Radio du Cin&eacute;ma), Rencontres 7e Art Lausanne 2026</p>
</blockquote>
<p>Dans l&rsquo;entretien, Marin Karmitz insiste sur un d&eacute;tail qui dit tout: la salle ne devait pas seulement &laquo; projeter &raquo;. Il raconte une programmation artisanale au d&eacute;part, des s&eacute;ances en <strong>version originale sous-titr&eacute;e</strong> l&agrave; o&ugrave; Paris en proposait tr&egrave;s peu en dehors d&rsquo;un p&eacute;rim&egrave;tre d&eacute;j&agrave; identifi&eacute;. Il d&eacute;crit aussi un public qui ne vient pas uniquement &laquo; consommer &raquo;, mais discuter, contester, prolonger la projection.</p>
<h2>Le cin&eacute;ma dans la cit&eacute;: d&eacute;bats, soci&eacute;t&eacute;, responsabilit&eacute;</h2>
<p>Ce qui traverse ses r&eacute;ponses, c&rsquo;est une conviction: la salle est un outil civique. Marin Karmitz parle de th&egrave;mes de soci&eacute;t&eacute; abord&eacute;s &laquo; en permanence &raquo; dans ses espaces, et d&rsquo;une envie de faire sortir le spectateur avec des questions en t&ecirc;te. Il r&eacute;sume sa boussole avec une formule qui sonne comme un synopsis de l&rsquo;id&eacute;e mk2: <strong>le cin&eacute;ma &laquo; dans la soci&eacute;t&eacute; &raquo;, &laquo; dans la cit&eacute; &raquo;</strong>.</p>
<blockquote>
<p>&laquo; Dans mes salles, ce que j&rsquo;ai souhait&eacute; faire, c&rsquo;est faire des salles o&ugrave; on puisse aussi r&eacute;fl&eacute;chir&hellip; sortir en ayant des combats &agrave; mener, assumer certaines responsabilit&eacute;s. &raquo; <br><strong>Marin Karmitz</strong>, La Radio du Cin&eacute;ma, Rencontres 7e Art Lausanne 2026</p>
</blockquote>
<p>Cette ligne se lit aussi dans la trajectoire du cin&eacute;aste. La filmographie de Marin Karmitz comme r&eacute;alisateur passe par <a href="https://www.allocine.fr/personne/fichepersonne-9011/filmographie/" target="_blank" rel="noopener">des films tourn&eacute;s apr&egrave;s Mai 68</a>, dont <a href="https://www.festival-cannes.com/en/2018/blow-for-blow-interview-with-marin-karmitz/" target="_blank" rel="noopener"><em>Coup pour coup</em></a> (1972). Cannes, en 2018, revient sur ce film comme un moment cl&eacute; de son parcours.</p>
<h2>Produire ce que les autres laissent tomber: catalogue, fid&eacute;lit&eacute;s, transmission</h2>
<p>Quand la conversation glisse vers la production, Marin Karmitz r&eacute;sume une m&eacute;thode: chercher &laquo; les films que personne ne veut produire &raquo;. En quarante ans, Marin Karmitz a produit <strong>108 films</strong> et en a distribu&eacute; en salles <strong>plus de 350</strong>. (<a href="https://mk2pro.com/bios/marin-karmitz/" target="_blank" rel="noopener">bio mk2pro</a>)</p>
<p>Au-del&agrave; des totaux, la liste des compagnonnages raconte l&rsquo;essentiel: Krzysztof Kieślowski, Claude Chabrol, Jean-Luc Godard, Alain Resnais, Louis Malle, Abbas Kiarostami, Wim Wenders. (<a href="https://mk2pro.com/bios/marin-karmitz/" target="_blank" rel="noopener">mk2pro</a>) &Agrave; Lausanne, le festival rappelle la m&ecirc;me id&eacute;e: une carri&egrave;re de passeur, tourn&eacute;e vers la cr&eacute;ation et la transmission. (<a href="https://www.rencontres7art.ch/program/marin-karmitz-invite-honneur" target="_blank" rel="noopener">Rencontres 7e Art Lausanne</a>)</p>
<p>Exemple concret, facile &agrave; saisir pour qui aime relier les films aux conditions qui les rendent possibles: <a href="https://www.unifrance.org/film/8152/au-revoir-les-enfants" target="_blank" rel="noopener"><em>Au revoir les enfants</em></a> (sortie France: 7 octobre 1987) porte, dans sa production, la mention <strong>MK2 Productions &ndash; Marin Karmitz.</strong></p>
<h2>Chaplin, 2001: un pacte de confiance sur un patrimoine mondial</h2>
<p>&Agrave; Lausanne, Marin Karmitz relie son &eacute;motion au nom de Chaplin. Il parle d&rsquo;un compagnonnage long, et l&rsquo;alignement des dates est document&eacute;: mk2 indique qu&rsquo;en <strong>2001</strong>, la famille Chaplin confie &agrave; mk2 la repr&eacute;sentation de ses titres. (<a href="https://mk2pro.com/notre-histoire/" target="_blank" rel="noopener">mk2pro, &ldquo;Notre histoire&rdquo;</a>)</p>
<p>Aujourd&rsquo;hui, mk2 pr&eacute;sente une collection Chaplin accessible sur son site, qui rappelle l&rsquo;ampleur de ce catalogue. (<a href="https://mk2films.com/collections/charles-chaplin/" target="_blank" rel="noopener">mk2 films, collection Chaplin</a>)</p>
<h2>Le film comme boussole: &ldquo;Pickpocket&rdquo;</h2>
<p>En fin d&rsquo;entretien, Marin Karmitz cite un titre comme rep&egrave;re personnel: <a href="https://mk2films.com/film/pickpocket/"><em>Pickpocket</em> </a>de Robert Bresson. Il explique avoir mis de longues ann&eacute;es &agrave; en obtenir les droits, et le d&eacute;crit comme une &oelig;uvre majeure.&nbsp;</p>
<p><strong>Envie d&rsquo;aller plus loin ?</strong></p>
<div class="cta">
<ul>
<li>Le programme et les rencontres: <a href="https://www.rencontres7art.ch/program" target="_blank" rel="noopener">Rencontres 7e Art Lausanne (5&ndash;15 mars 2026)</a>.</li>
<li>Le r&eacute;capitulatif pratique (lieux, tarifs, temps forts): <a href="https://radioducinema.com/agenda/festival-rencontres-7e-art-lausanne-2026-thematique-hope-programme-et-tarifs-127" target="_blank" rel="noopener">notre page agenda</a>.</li>
<li>Pour situer le parcours dans une lecture au long cours: <a href="https://shs.cairn.info/marin-karmitz--9782080432810-page-7?lang=fr&amp;tab=texte-integral" target="_blank" rel="noopener">extraits et r&eacute;f&eacute;rences autour du livre d&rsquo;Antoine de Baecque (Flammarion, 25 septembre 2024)</a>.</li>
</ul>
</div>
<h2>Infos pratiques et sources</h2>
<p class="sources"><strong>Rencontres 7e Art Lausanne 2026:</strong> du 5 au 15 mars 2026 (Lausanne). D&eacute;tails, troph&eacute;es Chaplin, horaires et billetterie via <a href="https://radioducinema.com/agenda/festival-rencontres-7e-art-lausanne-2026-thematique-hope-programme-et-tarifs-127" target="_blank" rel="noopener">La Radio du Cin&eacute;ma</a> et le site officiel <a href="https://www.rencontres7art.ch/program/marin-karmitz-invite-honneur" target="_blank" rel="noopener">rencontres7art.ch</a>.</p>
<p class="sources"><strong>mk2 (rep&egrave;res historiques):</strong> cr&eacute;ation des salles mk2 &agrave; partir de 1974, contexte et d&eacute;veloppement: <a href="https://mk2pro.com/en/notre-histoire/" target="_blank" rel="noopener">mk2pro (&ldquo;Notre histoire&rdquo;)</a>, <a href="https://www.moma.org/docs/press_archives/6667/releases/MOMA_1989_0034_34.pdf" target="_blank" rel="noopener">MoMA (PDF, 1989)</a>.</p>
<p class="sources"><strong>Entretien La Radio du Cin&eacute;ma:</strong> citations issues d&rsquo;un &eacute;change enregistr&eacute; pendant les Rencontres 7e Art Lausanne 2026, au micro de David Marmier.</p>
<p class="sources">Photographie: <a href="https://www.instagram.com/marmierdavid/">David Marmier</a></p>
</main><br /><audio controls><source src="https://www.radioducinema.radio-website.com/upload/podcasts/audios/69b534cfd8cc05.27702680.mp3" type="audio/mpeg"></audio>]]></content:encoded>
      <pubDate>Sat, 14 Mar 2026 10:05:00 +0000</pubDate>
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    </item>
    <item>
      <title><![CDATA[Lausanne : Vincent Perez se livre comme rarement « On est chez moi »]]></title>
      <link>https://www.radioducinema.radio-website.com/podcasts/lausanne-vincent-perez-se-livre-comme-rarement-on-est-chez-moi-523</link>
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      <description><![CDATA[

&Agrave; l&rsquo;occasion de la neuvi&egrave;me &eacute;dition des Rencontres du 7e art Lausanne, Vincent Perez s...]]></description>
      <content:encoded><![CDATA[<main>
<article><header>
<p class="chapo">&Agrave; l&rsquo;occasion de la <strong>neuvi&egrave;me &eacute;dition</strong> des <a href="https://www.rencontres7art.ch/" rel="noopener" target="_blank">Rencontres du 7e art Lausanne</a>, Vincent Perez se confie au micro de <em>La Radio du Cin&eacute;ma</em> : &laquo; <strong>On est chez moi</strong> &raquo;, glisse-t-il. Du <strong>5 au 15 mars 2026</strong>, la ville d&eacute;roule le tapis rouge au cin&eacute;ma du patrimoine, aux masterclass et &agrave; une th&eacute;matique qui sonne comme un mot de passe : <strong>HOPE</strong>.</p>
<p class="meta">Publi&eacute; le 13 mars 2026</p>
<p class="keywords"><span style="font-size: 18pt;"><strong>Un festival n&eacute; d&rsquo;un retour aux origines</strong></span></p>
</header>
<p>Face &agrave; <strong>David Marmier</strong>, Vincent Perez rembobine : Lausanne, le canton de Vaud, &laquo; le pays de mon enfance &raquo;. Il raconte une passion n&eacute;e ici, nourrie par la photographie, les salles obscures et l&rsquo;envie de &laquo; vivre des aventures &raquo;. N&eacute; &agrave; Lausanne, l&rsquo;acteur et r&eacute;alisateur rappelle qu&rsquo;il a grandi dans le canton avant de partir d&eacute;couvrir le monde.</p>
<blockquote>
<p><strong>Vincent Perez</strong> : &laquo; C&rsquo;est ici qu&rsquo;a &eacute;clos ma passion pour le cin&eacute;ma&hellip; et cette n&eacute;cessit&eacute; de vivre des aventures et des histoires importantes. &raquo;</p>
</blockquote>
<p>Cette &eacute;nergie irrigue les Rencontres : un festival pens&eacute; comme une grande s&eacute;ance partag&eacute;e, sans esprit de concours. Vincent Perez cite volontiers la filiation avec le <a href="https://www.festival-lumiere.org/"><strong>Festival Lumi&egrave;re</strong> </a>de Lyon et l&rsquo;inspiration d&rsquo;un &eacute;v&eacute;nement qui &laquo; c&eacute;l&egrave;bre le cin&eacute;ma &raquo; en redonnant leur place aux classiques sur grand &eacute;cran.</p>
<h2>Le Capitole et la Cin&eacute;math&egrave;que suisse, un d&eacute;cor &agrave; la hauteur des films</h2>
<p>Parmi les partenaires, le <a href="https://www.lausanne-tourisme.ch/fr/decouvrir/cinema-capitole-cinematheque-suisse/" rel="noopener" target="_blank">Cin&eacute;ma Capitole</a> est un personnage &agrave; part enti&egrave;re : inaugur&eacute; en 1928, restaur&eacute;, devenu la &laquo; Maison du cin&eacute;ma &raquo; pilot&eacute;e par la <a href="https://www.cinematheque.ch/" rel="noopener" target="_blank">Cin&eacute;math&egrave;que suisse</a>.&nbsp;</p>
<p>Le lien est intime pour Vincent Perez, qui raconte avoir grandi non loin de <a href="https://www.penthaz.ch/"><strong>Penthaz</strong></a>, o&ugrave; se trouvent les archives de la Cin&eacute;math&egrave;que suisse. Il &eacute;voque les films conserv&eacute;s, les affiches, les photographies, ce travail patient qui maintient la m&eacute;moire &agrave; temp&eacute;rature de projection. Et c&rsquo;est aussi cela, l&rsquo;esprit des Rencontres : transmettre, faire circuler, remettre les &oelig;uvres en mouvement.</p>
<h2>HOPE, une neuvi&egrave;me &eacute;dition guid&eacute;e par l&rsquo;&eacute;lan</h2>
<p>Cette ann&eacute;e, la programmation se lit au fil d&rsquo;un th&egrave;me : <strong>HOPE</strong>. La Cin&eacute;math&egrave;que suisse d&eacute;crit cette &eacute;dition comme une invitation &agrave; revisiter des &oelig;uvres o&ugrave; l&rsquo;espoir devient moteur narratif, au sein de onze jours rythm&eacute;s par projections, discussions et masterclass.</p>
<div class="box">
<p class="note"><a href="https://radioducinema.com/podcasts/interview-rencontres-7e-art-lausanne-la-directrice-generale-alexandrine-kol-522">Notre article sur les rencontres 7e art de Lausanne avec l'interview de la directrice g&eacute;n&eacute;rale Alexandrine Kol</a></p>
</div>
<h2>Ir&egrave;ne Jacob, Antonioni, et l&rsquo;art de devenir &laquo; le corps &raquo; d&rsquo;un cin&eacute;aste</h2>
<p>Dans l&rsquo;entretien, Vincent Perez annonce aussi un moment de sc&egrave;ne avec <strong>Ir&egrave;ne Jacob</strong> autour de <strong>Michelangelo Antonioni</strong>, cin&eacute;aste avec lequel ils ont travaill&eacute;. Il raconte un tournage o&ugrave; le metteur en sc&egrave;ne, diminu&eacute; physiquement, continuait &agrave; diriger avec une pr&eacute;cision sid&eacute;rante : Vincent Perez dit avoir pris la d&eacute;cision de devenir &laquo; sa voix &raquo;, &laquo; son corps &raquo;, &laquo; son mouvement &raquo;.</p>
<p>En marge du festival, une lecture en hommage &agrave; Antonioni r&eacute;unit Ir&egrave;ne Jacob et Vincent Perez, suivie d&rsquo;un extrait de <a href="https://www.imdb.com/title/tt0114086/" rel="noopener" target="_blank">Beyond the Clouds</a> (Par-del&agrave; les nuages) et d&rsquo;un &eacute;change avec <strong>Enrica Antonioni</strong>.</p>
<h2>Ateliers, m&eacute;diation, inclusivit&eacute; : le cin&eacute;ma se partage aussi hors de l&rsquo;&eacute;cran</h2>
<p>Les Rencontres ne se limitent pas aux projections : ateliers, transmissions de m&eacute;tiers, rendez-vous publics. Exemple concret : un <strong>atelier de doublage</strong> accessible d&egrave;s dix ans, propos&eacute; comme une exp&eacute;rience ludique pour comprendre bruitage, bande rythmo et jeu &agrave; la voix.</p>
<p>Le festival met aussi en avant un axe &laquo; inclusivit&eacute; &raquo;, avec des <strong>s&eacute;ances Relax</strong> et une rencontre autour du documentaire <strong>Invincible &eacute;t&eacute;</strong>, en pr&eacute;sence d&rsquo;<strong>Olivier Goy</strong>, atteint de scl&eacute;rose lat&eacute;rale amyotrophique (maladie de Charcot).</p>
<h2>Et Vincent Perez, acteur et r&eacute;alisateur, dans tout &ccedil;a</h2>
<p>Vincent Perez le dit sans d&eacute;tour : ce festival lui sert &laquo; d&rsquo;&eacute;cole &raquo;, un lieu o&ugrave; l&rsquo;on r&eacute;apprend en regardant les parcours des invit&eacute;&middot;es, en &eacute;coutant leurs visions, en revenant aux &oelig;uvres. Il parle de sa curiosit&eacute; intacte et de son d&eacute;sir de rester ouvert au d&eacute;bat, au travail, &agrave; la marge plut&ocirc;t qu&rsquo;au confort.</p>
<p>C&ocirc;t&eacute; actualit&eacute;, il &eacute;voque son travail d&rsquo;acteur, notamment la <a href="https://www.youtube.com/playlist?list=PLn2I00gPSd-rHEDWfGwWLa0qsJJITVNU1">s&eacute;rie <em>B.R.I.</em></a> (Canal+), et annonce pr&eacute;parer un prochain film en tant que r&eacute;alisateur, avec un tournage envisag&eacute; en septembre (information donn&eacute;e dans l&rsquo;entretien).</p>
<footer>
<h2>Infos pratiques</h2>
<ul>
<li><strong>Dates</strong> : du 5 au 15 mars 2026</li>
<li><strong>Th&eacute;matique</strong> : HOPE</li>
<li><strong>Lieu phare</strong> : <a href="https://www.lausanne-tourisme.ch/fr/decouvrir/cinema-capitole-cinematheque-suisse/" rel="noopener" target="_blank">Cin&eacute;ma Capitole &ndash; Cin&eacute;math&egrave;que suisse</a>, Avenue du Th&eacute;&acirc;tre 6, 1005 Lausanne</li>
<li><strong>Programme &amp; billetterie</strong> : <a href="https://www.rencontres7art.ch/program" rel="noopener" target="_blank">rencontres7art.ch</a></li>
<li><strong>Pour revoir des masterclass</strong> : la cha&icirc;ne YouTube des Rencontres (<a href="https://www.youtube.com/@rencontres7eartlausanne" rel="noopener" target="_blank">playlist et archives vid&eacute;o</a>)</li>
</ul>
<p class="cta">Notre page agenda &laquo; Rencontres 7e Art Lausanne 2026 &raquo; sur <a href="https://radioducinema.com/agenda/festival-rencontres-7e-art-lausanne-2026-thematique-hope-programme-et-tarifs-127" rel="noopener" target="_blank">radioducinema.com</a></p>
<p class="note">Article r&eacute;dig&eacute; &agrave; partir d&rsquo;un entretien de Vincent Perez men&eacute; par David Marmier pour La Radio du Cin&eacute;ma, et des informations publiques de programmation.</p>
<p class="note">Photographie: <a href="https://www.instagram.com/marmierdavid/">David Marmier</a></p>
</footer></article>
</main><br /><audio controls><source src="https://www.radioducinema.radio-website.com/upload/podcasts/audios/69b457407830f7.95497695.mp3" type="audio/mpeg"></audio>]]></content:encoded>
      <pubDate>Fri, 13 Mar 2026 18:18:00 +0000</pubDate>
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    </item>
    <item>
      <title><![CDATA[Interview: Rencontres 7e Art Lausanne : la directrice générale Alexandrine Kol]]></title>
      <link>https://www.radioducinema.radio-website.com/podcasts/interview-rencontres-7e-art-lausanne-la-directrice-generale-alexandrine-kol-522</link>
      <guid>https://www.radioducinema.radio-website.com/podcasts/interview-rencontres-7e-art-lausanne-la-directrice-generale-alexandrine-kol-522</guid>
      <description><![CDATA[


Festival &bull; Lausanne &bull; coulisses

...]]></description>
      <content:encoded><![CDATA[<!-- URL courte conseillée (slug) : /rencontres-7e-art-lausanne-2026-alexandrine-kol -->
<p></p>
<!-- Pensez à renseigner une image de une (>= 1200 px de large) pour Google Discover. -->
<p>Festival &bull; Lausanne &bull; coulisses</p>
<main>
<p class="chapo"><strong>David Marmier</strong> (La Radio du Cin&eacute;ma) tend le micro &agrave; <strong>Alexandrine Kol</strong>, directrice g&eacute;n&eacute;rale des <a href="https://www.rencontres7art.ch/en-us" target="_blank" rel="noopener">Rencontres 7e Art Lausanne</a>. Sa phrase r&eacute;sume tout un m&eacute;tier : <strong>&laquo; Je passe derri&egrave;re les affiches sans les d&eacute;coller &raquo;</strong>, glisse-t-elle, sourire en coin. Derri&egrave;re cette formule, une conviction : la magie d&rsquo;un festival se fabrique souvent hors champ.</p>
<p class="meta">Mis en ligne le <time datetime="2026-03-10">10 mars 2026</time> &bull; Entretien r&eacute;alis&eacute; le <time datetime="2026-03-08">8 mars 2026</time> au <a href="https://www.brp.ch/" target="_blank" rel="noopener">Beau-Rivage Palace (Lausanne)</a> &bull; Propos recueillis par <strong>David Marmier</strong></p>
<p>Les <strong>Rencontres 7e Art Lausanne</strong> se tiennent du <strong>5 au 15 mars 2026</strong>, sous la th&eacute;matique <strong>HOPE</strong>, dans plusieurs lieux de la ville, avec un c&oelig;ur battant au <a href="https://live.cinematheque.ch/cycle/2336-rencontres-7e-art-lausanne-2026" target="_blank" rel="noopener">Capitole &ndash; Cin&eacute;math&egrave;que suisse</a>. Tout est l&agrave; : des projections sur grand &eacute;cran, des conversations publiques, des hommages, et l&rsquo;envie assum&eacute;e de faire du cin&eacute;ma un langage commun.</p>
<h2>&laquo; Je d&eacute;teste la lumi&egrave;re &raquo; : l&rsquo;&eacute;loge du travail invisible</h2>
<p>Dans ce festival o&ugrave; les artistes croisent le public, <strong>Alexandrine Kol</strong> revendique l&rsquo;arri&egrave;re-sc&egrave;ne. Elle le dit sans d&eacute;tour :</p>
<blockquote>
<p><strong>Alexandrine Kol</strong> : &laquo; Je d&eacute;teste la lumi&egrave;re&hellip; j&rsquo;aime surtout &ecirc;tre dans l&rsquo;ombre pour faire qu&rsquo;un &eacute;v&eacute;nement puisse &ecirc;tre mis en lumi&egrave;re. &raquo;</p>
</blockquote>
<p>Cette posture n&rsquo;a rien d&rsquo;une coquetterie : c&rsquo;est une m&eacute;thode. Celle d&rsquo;une femme qui s&rsquo;est construite dans l&rsquo;art concret de la logistique, l&agrave; o&ugrave; un d&eacute;tail oubli&eacute; peut faire d&eacute;railler tout un calendrier. Et qui pr&eacute;f&egrave;re, de loin, la pr&eacute;cision d&rsquo;une feuille de route au vertige des projecteurs.</p>
<h2>De la r&eacute;gie au festival : une trajectoire n&eacute;e en 1993</h2>
<p><strong>Alexandrine Kol</strong> raconte un d&eacute;part inattendu : &laquo; tr&egrave;s &eacute;trangement &raquo;, dit-elle, elle n&rsquo;&eacute;tait pas cin&eacute;phile &laquo; . Son entr&eacute;e dans le cin&eacute;ma tient &agrave; une occasion saisie au bon moment, puis &agrave; une &eacute;vidence : organiser, anticiper, tenir le rythme.</p>
<blockquote>
<p><strong>Alexandrine Kol</strong> : &laquo; Ma vie n&rsquo;est faite que de rencontres et d&rsquo;opportunit&eacute;s que j&rsquo;ai su prendre au vol. &raquo;</p>
</blockquote>
<p>Elle d&eacute;bute en <strong>1993</strong> comme stagiaire &agrave; la r&eacute;gie, puis gravit les &eacute;chelons jusqu&rsquo;en <strong>2005</strong>, de r&eacute;gisseuse adjointe &agrave; r&eacute;gisseuse g&eacute;n&eacute;rale. &laquo; Les petites mains &raquo;, dit-elle, celles sans qui &laquo; on ne peut rien faire &raquo;. Un apprentissage o&ugrave; l&rsquo;on apprend &agrave; faire circuler les &eacute;quipes, les id&eacute;es, les solutions, sans bruit inutile.</p>
<h2>La rencontre avec Vincent Perez, bien avant Lausanne</h2>
<p>Le festival est fond&eacute; par <strong>Vincent Perez</strong> . <a href="https://www.rencontres7art.ch/en-us/about-us" target="_blank" rel="noopener">La page &ldquo;Festival&rdquo; des Rencontres</a> situe clairement le cadre : une manifestation &laquo; loin d&rsquo;un festival &agrave; comp&eacute;tition &raquo;, ax&eacute;e sur les &oelig;uvres des invit&eacute;&middot;es et les chefs-d&rsquo;&oelig;uvre du patrimoine.</p>
<p>Dans l&rsquo;entretien, <strong>Alexandrine Kol</strong> remonte plus loin : elle dit avoir rencontr&eacute; <strong>Vincent Perez</strong> sur le tournage de son premier long m&eacute;trage, <a href="https://www.unifrance.org/film/22455/peau-d-ange" target="_blank" rel="noopener">Peau d&rsquo;ange</a>.&nbsp;</p>
<p>Plus tard, lorsque <strong>Vincent Perez</strong> lance la premi&egrave;re &eacute;dition des rencontres en <strong>2018</strong>, <strong>Alexandrine Kol</strong> arrive &laquo; en assistante &raquo;, d&rsquo;abord pour g&eacute;rer l&rsquo;agenda. En <strong>2019</strong>, elle prend l&rsquo;op&eacute;rationnel et la logistique. Puis vient <strong>2020</strong>, et ce bapt&ecirc;me que beaucoup auraient pr&eacute;f&eacute;r&eacute; &eacute;viter :</p>
<blockquote>
<p><strong>Alexandrine Kol</strong> : &laquo; J&rsquo;ai pris la direction g&eacute;n&eacute;rale en 2020, l&rsquo;ann&eacute;e du COVID&hellip; pour une premi&egrave;re exp&eacute;rience, c&rsquo;&eacute;tait un joli bapt&ecirc;me. &raquo;</p>
</blockquote>
<h2>HOPE : Lausanne comme d&eacute;cor, Chaplin comme boussole</h2>
<p>Dans la bouche de <strong>David Marmier</strong>, une image revient : la ville affich&eacute;e, sc&eacute;nographi&eacute;e, habit&eacute;e par la th&eacute;matique <strong>HOPE</strong>. Le festival revendique d&rsquo;ailleurs ce fil rouge : la Cin&eacute;math&egrave;que suisse pr&eacute;sente l&rsquo;&eacute;dition 2026 comme une invitation &agrave; revisiter des &oelig;uvres o&ugrave; l&rsquo;espoir devient moteur narratif. (<a href="https://live.cinematheque.ch/cycle/2336-rencontres-7e-art-lausanne-2026" target="_blank" rel="noopener">Source Cin&eacute;math&egrave;que suisse</a>)</p>
<p><strong>Chaplin&rsquo;s World</strong>, mus&eacute;e d&eacute;di&eacute; &agrave; <strong>Charlie Chaplin</strong>, se situe &agrave; <strong>Corsier-sur-Vevey</strong>, sur l&rsquo;axe Lausanne&ndash;Montreux . <a href="https://www.chaplinsworld.com/fr/planifier-ma-visite/acces" target="_blank" rel="noopener">Acc&egrave;s Chaplin&rsquo;s World</a>. Et le <strong>Beau-Rivage Palace</strong> rappelle que <strong>Charlie Chaplin</strong> et <strong>Oona Chaplin</strong> y ont pass&eacute; leur premi&egrave;re nuit en Suisse en <strong>1952</strong>.&nbsp;</p>
<p>Pour donner un visage &agrave; HOPE, les Rencontres ont aussi communiqu&eacute; sur un choix d&rsquo;affiche li&eacute; &agrave; <em>Les Temps modernes</em> de Chaplin, image devenue symbole d&rsquo;une marche en avant malgr&eacute; l&rsquo;&eacute;poque. <a href="https://fr.linkedin.com/company/rencontres7artlausanne" target="_blank" rel="noopener">Rencontres 7e Art Lausanne (LinkedIn)</a>.</p>
<p class="note">Clin d&rsquo;&oelig;il assum&eacute; : Chaplin a laiss&eacute; une chanson comme un mantra, cinq mots qui tiennent dans une poche de manteau &mdash; &laquo; <em>Smile, though your heart is aching</em> &raquo; &mdash; et qui collent assez bien &agrave; l&rsquo;esprit HOPE.</p>
<h2>Un festival sans comp&eacute;tition, pour transmettre et relier</h2>
<p>C&rsquo;est l&rsquo;un des points les plus clairs de l&rsquo;interview, et il est coh&eacute;rent avec le positionnement officiel : les Rencontres se pr&eacute;sentent comme un rendez-vous <strong>sans comp&eacute;tition</strong>, tourn&eacute; vers la passion, l&rsquo;&eacute;motion et l&rsquo;&eacute;change, ouvert &agrave; toutes et tous. <a href="https://www.rencontres7art.ch/en-us/about-us" target="_blank" rel="noopener">Pr&eacute;sentation officielle du festival</a>.</p>
<p><strong>Alexandrine Kol</strong> insiste sur la dynamique humaine : des invit&eacute;&middot;es qui viennent non pas chercher un palmar&egrave;s, mais un public ; des &eacute;quipes qui travaillent sur l&rsquo;ann&eacute;e ; et, parfois, des collaborations qui naissent &agrave; Lausanne parce que des artistes se rencontrent enfin, au bon endroit, au bon moment.</p>
<p>Elle cite aussi celles qui font le lien, concr&egrave;tement, avec les artistes : <strong>Olivia Weemaes</strong> et <strong>Alexandra De Jongh</strong>. <a href="https://www.rencontres7art.ch/en-us/about-us" target="_blank" rel="noopener">&Eacute;quipe des Rencontres</a>.</p>
<h2>Invit&eacute;&middot;es 2026 : Wes Anderson, Laurence Fishburne, Marin Karmitz&hellip; et une semaine pleine de rencontres</h2>
<p>C&ocirc;t&eacute; hommages, <strong>Wes Anderson</strong> et <strong>Laurence Fishburne</strong> re&ccedil;oivent le <strong>Troph&eacute;e Chaplin</strong> lors de cette neuvi&egrave;me &eacute;dition. Pour les filmographies : <a href="https://www.imdb.com/name/nm0027572/" target="_blank" rel="noopener">IMDb Wes Anderson</a> &bull; <a href="https://www.imdb.com/name/nm0000401/" target="_blank" rel="noopener">IMDb Laurence Fishburne</a>.</p>
<p>Le festival met &eacute;galement &agrave; l&rsquo;honneur <strong>Marin Karmitz</strong> (producteur, distributeur, fondateur de MK2) : <strong>invit&eacute; d&rsquo;honneur</strong> et <strong>Prix d&rsquo;Honneur</strong>. <a href="https://www.rencontres7art.ch/program/marin-karmitz-invite-honneur" target="_blank" rel="noopener">Page programme : Marin Karmitz, invit&eacute; d&rsquo;honneur</a> &bull; <a href="https://www.imdb.com/name/nm0439767/" target="_blank" rel="noopener">IMDb Marin Karmitz</a>.</p>
<p>Pour explorer l&rsquo;ensemble des horaires, lieux et &eacute;v&eacute;nements : <a href="https://www.rencontres7art.ch/program" target="_blank" rel="noopener">Programme complet des Rencontres 2026</a>.</p>
<p>Et parce que le cin&eacute;ma passe aussi par la musique, <strong>Bruno Coulais</strong> figure au programme des rencontres professionnelles. Le compositeur aux <strong>trois C&eacute;sar</strong> . <a href="https://www.academie-cinema.org/personnes/bruno-coulais-173865/" target="_blank" rel="noopener">Acad&eacute;mie des C&eacute;sar : Bruno Coulais</a>.</p>
<h2>Infos pratiques : dates, lieux, liens utiles</h2>
<p>Pour une synth&egrave;se pratique (programme, tarifs, acc&egrave;s) c&ocirc;t&eacute; La Radio du Cin&eacute;ma : <a href="https://radioducinema.com/agenda/festival-rencontres-7e-art-lausanne-2026-thematique-hope-programme-et-tarifs-127" target="_blank" rel="noopener">notre page agenda d&eacute;di&eacute;e</a>.</p>
<div class="sources">
<p class="note"></p>
<ul class="tags">
<li>Rencontres 7e Art Lausanne</li>
<li>HOPE</li>
<li>Alexandrine Kol</li>
<li>Vincent Perez</li>
<li>Troph&eacute;e Chaplin</li>
<li>Wes Anderson</li>
<li>Laurence Fishburne</li>
<li>Marin Karmitz</li>
<li>Chaplin&rsquo;s World</li>
<li>Cin&eacute;math&egrave;que suisse</li>
</ul>
<p class="note" style="margin-top: 12px;"><strong>&Agrave; retenir</strong> : dans cet entretien, <strong>Alexandrine Kol</strong> d&eacute;fend une id&eacute;e simple &mdash; un festival peut &ecirc;tre un lieu de transmission avant d&rsquo;&ecirc;tre une vitrine. Un g&eacute;n&eacute;rique vivant, o&ugrave; l&rsquo;on vient pour &eacute;couter, questionner, et repartir avec une envie de cin&eacute;ma sous le bras.</p>
</div>
</main><br /><audio controls><source src="https://www.radioducinema.radio-website.com/upload/podcasts/audios/69b08b2ce9d5c7.30204595.mp3" type="audio/mpeg"></audio>]]></content:encoded>
      <pubDate>Tue, 10 Mar 2026 21:01:00 +0000</pubDate>
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    </item>
    <item>
      <title><![CDATA[Romane Bohringer « Maintenant j’ai le droit de raconter l’histoire de quelqu’un d’autre »]]></title>
      <link>https://www.radioducinema.radio-website.com/podcasts/romane-bohringer-maintenant-j-ai-le-droit-de-raconter-l-histoire-de-quelqu-un-d-autre-521</link>
      <guid>https://www.radioducinema.radio-website.com/podcasts/romane-bohringer-maintenant-j-ai-le-droit-de-raconter-l-histoire-de-quelqu-un-d-autre-521</guid>
      <description><![CDATA[

Par la r&eacute;daction La Radio du Cin&eacute;ma &middot; Entretien men&eacute; par Patrice Caillet &middot; Publi&eacute; le ...]]></description>
      <content:encoded><![CDATA[<p></p>
<!-- Open Graph / Discover-friendly --><!-- Données structurées -->
<p>Par <strong>la r&eacute;daction La Radio du Cin&eacute;ma</strong> &middot; Entretien men&eacute; par <strong>Patrice Caillet</strong> &middot; Publi&eacute; le <time datetime="2026-03-07">7 mars 2026</time></p>
<div class="wrap"><header>
<p class="chapo">Apr&egrave;s la sortie de <em>Dites-lui que je l&rsquo;aime</em>, <a href="https://www.festival-cannes.com/2025/dites-lui-que-je-laime-romane-bohringer-revisite-son-passe/">Romane Bohringer</a> est venue parler, sans fard, de la fabrique du film au micro de <strong>Patrice Caillet</strong>. D&egrave;s les premi&egrave;res minutes, elle r&eacute;sume le choc de l&rsquo;apr&egrave;s : &laquo; <strong>Je suis &agrave; peine remise</strong>. &raquo; Derri&egrave;re cette phrase, une histoire intime assum&eacute;e, une adaptation d&eacute;licate, et une question qui d&eacute;passe largement l&rsquo;&eacute;cran : que fait-on des blessures de l&rsquo;enfance quand on devient adulte, parent, artiste ?</p>
</header>
<article>
<p><em>Dites-lui que je l&rsquo;aime</em> (sorti en salles en France le <strong>3 d&eacute;cembre 2025</strong>) suit Romane, r&eacute;alisatrice, qui d&eacute;cide d&rsquo;adapter le livre de <a href="https://x.com/Clem_Autain?lang=fr"><strong>Cl&eacute;mentine Autain</strong> </a>consacr&eacute; &agrave; sa m&egrave;re, l&rsquo;actrice <a href="https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/la-chronique-de-dominique-besnehard/dominique-laffin-celle-qui-affrontait-la-camera-sans-filet-2935000"><strong>Dominique Laffin</strong>.</a> Ce projet la renvoie &agrave; sa propre histoire familiale, marqu&eacute;e par l&rsquo;absence d&rsquo;une m&egrave;re. Le film (dur&eacute;e : <strong>1h32</strong>) associe documentaire, fiction et mati&egrave;re autobiographique.</p>
<h2>Une histoire intime qui vise l&rsquo;universel</h2>
<p>Dans l&rsquo;entretien, <strong>Romane Bohringer</strong> raconte un point de d&eacute;part presque paradoxal : prendre &laquo; une histoire infiniment personnelle &raquo;, et croire, qu&rsquo;elle peut toucher &laquo; l&rsquo;enfance de chacun &raquo;. Elle ne d&eacute;crit pas une certitude tranquille, plut&ocirc;t une conviction travaill&eacute;e au corps, remise sur l&rsquo;&eacute;tabli pendant l&rsquo;&eacute;criture et au montage.</p>
<blockquote>
<p>&laquo; J&rsquo;ai eu tr&egrave;s peur&hellip; &agrave; m&rsquo;en faire mal, &agrave; me dire : o&ugrave; est-ce que je vais exactement ? &raquo; &mdash; <strong>Romane Bohringer</strong></p>
</blockquote>
<p>Le mot qui revient, c&rsquo;est la transmission. Pas celle qu&rsquo;on encadre au cordeau, celle qui arrive avec ce qu&rsquo;on a re&ccedil;u, ce qui manque, et ce qu&rsquo;on essaie de r&eacute;parer. Le film devient alors une mani&egrave;re de regarder en face la filiation, l&rsquo;h&eacute;ritage, et la fa&ccedil;on dont on se construit &laquo; avec ce qu&rsquo;on nous a donn&eacute; &raquo;.</p>
<h2>Le livre de Cl&eacute;mentine Autain comme boussole de tournage</h2>
<p>Adapter un r&eacute;cit autobiographique suppose une responsabilit&eacute; particuli&egrave;re, insiste <strong>Romane Bohringer</strong>. Elle dit avoir &eacute;t&eacute; port&eacute;e par la confiance de <strong>Cl&eacute;mentine Autain</strong>, tout en se sentant tenue par une exigence de loyaut&eacute; : ne pas trahir, ne pas enjoliver, ne pas appuyer.</p>
<blockquote>
<p>&laquo; Je me suis servie du livre de Cl&eacute;mentine&hellip; comme un &eacute;claireur dans la nuit. &raquo; &mdash; <strong>Romane Bohringer</strong></p>
</blockquote>
<p>La formule raconte une m&eacute;thode : avancer derri&egrave;re les questions de l&rsquo;autrice, s&rsquo;appuyer sur ses souvenirs pour interroger les siens, b&acirc;tir un film en miroir. Le r&eacute;sultat assume une forme hybride, o&ugrave; le processus de cr&eacute;ation devient une partie de l&rsquo;histoire.</p>
<p class="note"><strong>Rep&egrave;re utile :</strong> le livre <a href="https://www.grasset.fr/livre/dites-lui-que-je-laime-9782246813958/"><em>Dites-lui que je l&rsquo;aime</em> </a>de <strong>Cl&eacute;mentine Autain</strong> est paru le <strong>6 mars 2019</strong> (&Eacute;ditions Grasset). Le r&eacute;cit y &eacute;voque sa m&egrave;re, l&rsquo;actrice <strong>Dominique Laffin</strong> (3 juin 1952 &ndash; 12 juin 1985).</p>
<h2>Un visage pour la m&egrave;re : Eva Yelmani, la rencontre qui change le film</h2>
<p>Un moment de cin&eacute;ma pur, racont&eacute; comme un fait de vie : la rencontre avec <a href="https://www.instagram.com/evayelmani/"><strong>Eva Yelmani</strong>,</a> qui incarne <strong>Dominique Laffin</strong> &agrave; l&rsquo;&eacute;cran. <strong>Romane Bohringer</strong> explique l&rsquo;avoir crois&eacute;e dans la rue, &laquo; envoy&eacute;e comme un miracle &raquo;. Et ce hasard vient d&eacute;placer la mise en sc&egrave;ne : l&rsquo;actrice ressemble fortement &agrave; la m&egrave;re de la r&eacute;alisatrice, alors m&ecirc;me que celle-ci ne projetait pas de la faire appara&icirc;tre frontalement.</p>
<p>Beaucoup de spectateurs ont ressenti comme nous un effet de superposition : deux m&egrave;res qui finissent par n&rsquo;en former qu&rsquo;une dans la perception. Ce n&rsquo;&eacute;tait pas une intention th&eacute;orique au d&eacute;part, plut&ocirc;t une cons&eacute;quence organique du casting et du tournage. Dans ce genre de film, insiste-t-elle, tout ne se d&eacute;cide pas sur le papier : certaines &eacute;vidences s&rsquo;imposent.</p>
<h2>La sc&egrave;ne du bar : diriger une enfant, prot&eacute;ger un plateau</h2>
<p>L&rsquo;entretien s&rsquo;arr&ecirc;te longuement sur une s&eacute;quence que <strong>Romane Bohringer</strong> qualifie de centrale : &laquo; la sc&egrave;ne du bar &raquo;. Elle y concentre le rapport d&rsquo;un enfant &agrave; l&rsquo;alcool d&rsquo;un parent, avec ce que cela implique de honte, d&rsquo;ins&eacute;curit&eacute;, de peur.</p>
<p>La difficult&eacute;, raconte-t-elle, tient aussi au fait qu&rsquo;elle dirige, pour la premi&egrave;re fois, une enfant sur une sc&egrave;ne charg&eacute;e. Elle insiste sur la pr&eacute;paration, la concertation, le souci d&rsquo;une s&eacute;curit&eacute; affective sur le plateau, pour que le cin&eacute;ma ne devienne jamais un dommage collat&eacute;ral.</p>
<blockquote>
<p>&laquo; On &eacute;tait bien pr&eacute;par&eacute;s&hellip; pour avoir ce dont on avait besoin sans que personne ne souffre. &raquo; &mdash; <strong>Romane Bohringer</strong></p>
</blockquote>
<h2>&Ecirc;tre m&egrave;re, &ecirc;tre fille, &ecirc;tre r&eacute;alisatrice : un puzzle qui se referme</h2>
<p>Interrog&eacute;e par <strong>Patrice Caillet</strong> sur l&rsquo;id&eacute;e d&rsquo;enqu&ecirc;te et de puzzle dans le film, <strong>Romane Bohringer</strong> r&eacute;pond par une nuance importante : le film procure un sentiment d&rsquo;accomplissement &laquo; sur ce sujet-l&agrave; &raquo;, sans effacer les fragilit&eacute;s. Elle parle d&rsquo;un &laquo; objet de filiation &raquo; laiss&eacute; &agrave; ses enfants, une trace qui raconte d&rsquo;o&ugrave; ils viennent.</p>
<p>Elle &eacute;voque aussi la joie de &laquo; l&rsquo;emmener partout &raquo; : faire exister sa m&egrave;re dans un geste de cin&eacute;ma, donner une place &agrave; un app&eacute;tit de cr&eacute;ation rep&eacute;r&eacute; dans des cahiers, et rappeler que la litt&eacute;rature et le cin&eacute;ma poss&egrave;dent cette puissance rare : rendre visibles des vies que l&rsquo;histoire a tendance &agrave; r&eacute;duire.</p>
<h2>Et maintenant : quitter l&rsquo;autofiction, oser la fiction</h2>
<p>La fin de l&rsquo;&eacute;change ouvre une porte sur la suite. Apr&egrave;s <em>L&rsquo;Amour flou</em> (2018) et <em>Dites-lui que je l&rsquo;aime</em>, deux films nourris par l&rsquo;exp&eacute;rience personnelle, <strong>Romane Bohringer</strong> dit vouloir se confronter &agrave; la fiction. Pas par rejet de l&rsquo;intime, mais par d&eacute;sir d&rsquo;&eacute;largir son terrain de jeu et d&rsquo;accepter une l&eacute;gitimit&eacute; : raconter une histoire qu&rsquo;elle n&rsquo;a pas v&eacute;cue.</p>
<blockquote>
<p>&laquo; Il faut que j&rsquo;apprenne&hellip; que j&rsquo;ai le droit de raconter l&rsquo;histoire de quelqu&rsquo;un d&rsquo;autre. &raquo; &mdash; <strong>Romane Bohringer</strong></p>
</blockquote>
<div class="pratique">
<h2>Infos pratiques</h2>
<ul>
<li><strong>Titre :</strong> <em>Dites-lui que je l&rsquo;aime</em></li>
<li><strong>Sortie en salles (France) :</strong> <strong>3 d&eacute;cembre 2025</strong></li>
<li><strong>Dur&eacute;e :</strong> <strong>1h32</strong> (92 minutes)</li>
<li><strong>R&eacute;alisation :</strong> <strong>Romane Bohringer</strong></li>
<li><strong>Distribution France :</strong> <a href="https://www.arpselection.com/"><strong>ARP S&eacute;lection</strong></a></li>
<li><strong>Production :</strong> <a href="https://www.escazalfilms.com/"><strong>Escazal Films</strong></a></li>
<li><strong>Source litt&eacute;raire :</strong> <em>Dites-lui que je l&rsquo;aime</em>, <strong>Cl&eacute;mentine Autain</strong>, &Eacute;ditions Grasset, <strong>6 mars 2019</strong></li>
</ul>
<p>Pour aller plus loin</p>
</div>
<p>Le titre <em>Dites-lui que je l&rsquo;aime</em> r&eacute;sonne aussi avec un autre film, celui de <strong>Claude Miller</strong> (1977) avec.. Dominique Laffin<span>&nbsp;</span>, adaptation du roman <em>Ce mal &eacute;trange</em> de <strong>Patricia Highsmith</strong>.&nbsp;</p>
<h2>Sources</h2>
<ul>
<li><a href="https://www.arpselection.com/film/dites-lui-que-je-laime/" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Fiche film (distributeur) &mdash; ARP S&eacute;lection</a></li>
<li><a href="https://www.festival-cannes.com/f/dites-lui-que-je-l-aime/" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Fiche officielle &mdash; Festival de Cannes (S&eacute;ances sp&eacute;ciales)</a></li>
<li><a href="https://www.unifrance.org/film/59361/dites-lui-que-je-l-aime" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Fiche film &mdash; Unifrance</a></li>
<li><a href="https://www.grasset.fr/livre/dites-lui-que-je-laime-9782246813958/" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Fiche livre &mdash; &Eacute;ditions Grasset (Cl&eacute;mentine Autain)</a></li>
<li><a href="https://www.imdb.com/name/nm0480816/" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Dominique Laffin &mdash; IMDb</a></li>
<li><a href="https://www.cinematheque.fr/film/57095.html" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Dites-lui que je l&rsquo;aime (1977) &mdash; Cin&eacute;math&egrave;que fran&ccedil;aise</a></li>
</ul>
</article>
<footer>
<p>&copy; La Radio du Cin&eacute;ma &mdash; Article bas&eacute; sur l&rsquo;entretien diffus&eacute; sur notre antenne avec <strong>Romane Bohringer</strong>, men&eacute; par <strong>Patrice Caillet</strong>.</p>
</footer></div><br /><audio controls><source src="https://www.radioducinema.radio-website.com/upload/podcasts/audios/69aca7b0df30c1.43085214.mp3" type="audio/mpeg"></audio>]]></content:encoded>
      <pubDate>Sat, 07 Mar 2026 22:21:00 +0000</pubDate>
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    </item>
    <item>
      <title><![CDATA[Le rêve américain : Raphaël Quenard et Anthony Marciano, l’interview]]></title>
      <link>https://www.radioducinema.radio-website.com/podcasts/le-reve-americain-raphael-quenard-et-anthony-marciano-l-interview-517</link>
      <guid>https://www.radioducinema.radio-website.com/podcasts/le-reve-americain-raphael-quenard-et-anthony-marciano-l-interview-517</guid>
      <description><![CDATA[
&laquo; C&rsquo;est quasiment une com&eacute;die romantique &raquo;, r&eacute;sume le r&eacute;alisateur Anthony Marciano au micro de ...]]></description>
      <content:encoded><![CDATA[<!-- URL courte conseillée : /le-reve-americain-film-anthony-marciano-quenard-zadi -->
<p>&laquo; C&rsquo;est quasiment une com&eacute;die romantique &raquo;, r&eacute;sume le r&eacute;alisateur <strong>Anthony Marciano</strong> au micro de <strong>Patrice Caillet</strong> sur <em>La Radio du Cin&eacute;ma</em>, en parlant du film <em>Le r&ecirc;ve am&eacute;ricain, au cin&eacute;ma </em>le <strong>18 f&eacute;vrier 2026. </strong>Il&nbsp;met en sc&egrave;ne <strong>Rapha&euml;l Quenard</strong> et <strong>Jean-Pascal Zadi</strong> dans la peau de <strong>J&eacute;r&eacute;my Medjana</strong> et <strong>Bouna Ndiaye</strong>, deux amis partis de rien, devenus des agents sportifs fran&ccedil;ais au premier plan du basket tricolore: retour sur une interview qui raconte, &agrave; sa fa&ccedil;on, comment on fabrique un r&ecirc;ve&hellip; sans tricher avec l&rsquo;histoire.</p>
<article>
<h2>&laquo; Personne n&rsquo;y croyait &raquo; : le sc&eacute;nario comme jeu de piste</h2>
<p>Dans l&rsquo;interview, <strong>Anthony Marciano</strong> d&eacute;crit une fabrication &ldquo;par paliers&rdquo; : &eacute;crire sans acc&egrave;s direct aux personnes r&eacute;elles, convaincre des acteurs, puis seulement r&eacute;ussir &agrave; rencontrer les int&eacute;ress&eacute;s. Le cin&eacute;aste parle d&rsquo;un parcours &eacute;tape par &eacute;tape, o&ugrave; le sc&eacute;nario circule, se transmet, se d&eacute;fend.</p>
<p>Sur le papier, l&rsquo;histoire a tout d&rsquo;un r&eacute;cit &agrave; obstacles : deux Fran&ccedil;ais partent de tr&egrave;s loin, apprennent les codes, essuient des refus, et finissent par se faire une place dans un univers r&eacute;put&eacute; imprenable. La presse sportive rappelle d&rsquo;ailleurs le caract&egrave;re hors-norme de cette ascension, devenue mati&egrave;re &agrave; cin&eacute;ma via <a href="https://www.ffbb.com/actualites/le-reve-americain-le-film-sur-deux-agents-sportifs-francais-tire-dune-histoire-vraie" target="_blank" rel="noopener">un article de la FFBB (11 f&eacute;vrier 2026)</a> et <a href="https://www.lequipe.fr/Basket/Article/Grand-recit-bouna-ndiaye-jeremy-medjana-le-reve-americain-de-deux-agents-tres-speciaux-porte-au-cinema/1640777" target="_blank" rel="noopener">un grand r&eacute;cit de L&rsquo;&Eacute;quipe (12 f&eacute;vrier 2026)</a>.</p>
<h2>Quand le film refuse le manuel du buddy movie</h2>
<p>Le passage le plus r&eacute;v&eacute;lateur de l&rsquo;&eacute;change tient en une d&eacute;cision d&rsquo;&eacute;criture : <strong>Anthony Marciano</strong> explique avoir refus&eacute; d&rsquo;ajouter une sc&egrave;ne de dispute, pourtant fr&eacute;quente dans les &ldquo;buddy movies&rdquo;. Motif : elle ne correspondait ni &agrave; ce qu&rsquo;il percevait dans les archives vid&eacute;o, ni &agrave; ce que lui ont confirm&eacute; les vrais <strong>Bouna Ndiaye</strong> et <strong>J&eacute;r&eacute;my Medjana</strong> lors de leur rencontre.</p>
<p>Il &eacute;voque m&ecirc;me, dans l&rsquo;interview, des trahisons et des sommes dues de <strong>1.000.000 de dollars</strong> sans poursuites, comme signe d&rsquo;un &eacute;tat d&rsquo;esprit tourn&eacute; vers &ldquo;le suivant&rdquo;, jamais vers le r&egrave;glement de comptes. &Agrave; l&rsquo;&eacute;couter, le c&oelig;ur du film tient dans la fid&eacute;lit&eacute; &agrave; l&rsquo;&eacute;lan commun &mdash; &ldquo;tout est vrai&rdquo; dit-il au micro de La Radio du Cin&eacute;ma.</p>
<h2>Amour, famille, entourage : une r&eacute;ussite qui se construit &agrave; plusieurs</h2>
<p>Interrog&eacute; par <strong>Patrice Caillet</strong> sur la place des proches, <strong>Rapha&euml;l Quenard</strong> insiste sur une dimension chorale : les compagnes, les enfants, les m&egrave;res. Il parle d&rsquo;un &ldquo;soutien inconditionnel&rdquo; et d&rsquo;une &eacute;nergie qui circule, se partage, se relaye, quand l&rsquo;un doute et que l&rsquo;autre tient la barre.</p>
<p>C&rsquo;est aussi une fa&ccedil;on d&rsquo;offrir une cl&eacute; de lecture simple : <em>Le r&ecirc;ve am&eacute;ricain</em> raconte la pers&eacute;v&eacute;rance, oui, mais pas en solitaire. Le film rappelle que les trajectoires spectaculaires ont souvent des coulisses : des coups de fil, des concessions, des soirs de d&eacute;sespoir&hellip; et des gens qui continuent d&rsquo;y croire m&ecirc;me quand la journ&eacute;e, le mois, les ann&eacute;es ont &eacute;t&eacute; rudes.</p>
<h2>Le basket, l&rsquo;&eacute;tincelle : filmer une rencontre comme une naissance</h2>
<p>Dans l&rsquo;interview, <strong>Rapha&euml;l Quenard</strong> revient sur une id&eacute;e de mise en sc&egrave;ne : reproduire &agrave; l&rsquo;&eacute;cran la rencontre sur un terrain de basket &agrave; <strong>Menton</strong>, telle qu&rsquo;elle est racont&eacute;e. Il insiste sur la n&eacute;cessit&eacute; de cr&eacute;er &ldquo;cin&eacute;matographiquement une alchimie&rdquo;, une sensation de premi&egrave;re fois, comme si le film captait l&rsquo;instant o&ugrave; une amiti&eacute; prend forme.</p>
<p>Le d&eacute;fi, raconte <strong>Anthony Marciano</strong>, se concentre sur cette sc&egrave;ne de rencontre, car <strong>Rapha&euml;l Quenard</strong> et <strong>Jean-Pascal Zadi</strong> partagent d&eacute;j&agrave; une complicit&eacute; visible. Ensuite, le film bascule dans une fraternit&eacute; install&eacute;e depuis le film <a href="https://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=291483.html"><span>Coupez! de</span><span>&nbsp;Michel&nbsp;</span>Hazanavicius</a> en 2022.</p>
<h2>Un r&eacute;alisateur pr&eacute;cis, des acteurs &ldquo;sur la retenue&rdquo;</h2>
<p>Quand l&rsquo;&eacute;quipe &eacute;voque le tournage, <strong>Rapha&euml;l Quenard</strong> d&eacute;crit <strong>Anthony Marciano</strong> comme tr&egrave;s pointilleux, avec une pr&eacute;cision d&rsquo;horloger, et une m&eacute;thode qui canalise les envies d&rsquo;improvisation. Le r&eacute;alisateur r&eacute;pond en revendiquant une priorit&eacute; : l&rsquo;histoire, travaill&eacute;e, lue, retouch&eacute;e, r&eacute;p&eacute;t&eacute;e.</p>
<p>R&eacute;sultat annonc&eacute; : des interpr&eacute;tations moins d&eacute;monstratives, plus contenues, &ldquo;au service du personnage&rdquo;. <strong>Anthony Marciano</strong> dit vouloir &eacute;viter que les com&eacute;diens &ldquo;sortent du personnage&rdquo;, tout en gardant la porte ouverte aux trouvailles utiles, int&eacute;gr&eacute;es au texte quand elles renforcent le r&eacute;cit.</p>
<h2>La morale du film : r&ecirc;ver ne suffit pas</h2>
<p>Dans les derni&egrave;res minutes, l&rsquo;&eacute;change bascule vers le &ldquo;apr&egrave;s la s&eacute;ance&rdquo;. <strong>Rapha&euml;l Quenard</strong> souhaite un d&eacute;clic : s&rsquo;autoriser &agrave; r&ecirc;ver, malgr&eacute; les voix qui r&eacute;duisent, d&eacute;couragent, ou d&eacute;forment les d&eacute;sirs. Il insiste sur la sinc&eacute;rit&eacute; : elle finit par d&eacute;passer la maladresse.</p>
<p><strong>Anthony Marciano</strong> compl&egrave;te avec une id&eacute;e tr&egrave;s concr&egrave;te : &ldquo;avoir un plan et travailler&rdquo;. Il cite une routine de travail montr&eacute;e dans le film : se lever &agrave; <strong>05h00</strong> pendant <strong>10 ans</strong> pour &ldquo;gagner 2 h&rdquo; sur les autres. Et pour le cin&eacute;ma, son conseil se r&eacute;sume &agrave; une injonction simple : &eacute;crire des histoires, ne pas attendre qu&rsquo;elles arrivent &ldquo;d&rsquo;ailleurs&rdquo;.</p>
<h2>Infos pratiques : date de sortie, dur&eacute;e, sources</h2>
<ul>
<li><strong>Titre</strong> : <em>Le r&ecirc;ve am&eacute;ricain</em></li>
<li><strong>R&eacute;alisation / sc&eacute;nario</strong> : Anthony Marciano (fiche <a href="https://www.gaumont.com/fr/film/le-reve-americain?page=-1" target="_blank" rel="noopener">Gaumont</a>)</li>
<li><strong>Avec</strong> : Rapha&euml;l Quenard, Jean-Pascal Zadi (fiche <a href="https://www.gaumont.com/fr/film/le-reve-americain?page=-1" target="_blank" rel="noopener">Gaumont</a> ;<a href="https://www.imdb.com/fr/title/tt36313062/" target="_blank" rel="noopener">IMDb</a>)</li>
<li><strong>Sortie en France</strong> : 18 f&eacute;vrier 2026</li>
<li><strong>Dur&eacute;e</strong> : 122 minutes</li>
<li><strong>Contexte</strong> : film inspir&eacute; de l&rsquo;histoire de Bouna Ndiaye et J&eacute;r&eacute;my Medjana, racont&eacute;e aussi par la presse sportive (<a href="https://www.ffbb.com/actualites/le-reve-americain-le-film-sur-deux-agents-sportifs-francais-tire-dune-histoire-vraie" target="_blank" rel="noopener">FFBB</a>, <a href="https://www.lequipe.fr/Basket/Article/Grand-recit-bouna-ndiaye-jeremy-medjana-le-reve-americain-de-deux-agents-tres-speciaux-porte-au-cinema/1640777" target="_blank" rel="noopener">L&rsquo;&Eacute;quipe</a>)</li>
</ul>
<p>Photographies: Amandine Bacconnier</p>
<p><img src="/upload/cf6409cd-e6d9-4ed5-9331-a12448aa8065.jpg" width="695" height="464" alt="cf6409cd-e6d9-4ed5-9331-a12448aa8065.jpg (143 KB)">&nbsp;</p>
<p>Anthony Marciano , Rapha&euml;l Quenard , Patrice Caillet</p>
<p></p>
<footer>
<p>&nbsp;Le r&ecirc;ve am&eacute;ricain, Anthony Marciano, Rapha&euml;l Quenard, Jean-Pascal Zadi, Bouna Ndiaye, J&eacute;r&eacute;my Medjana, com&eacute;die biographique, basket, NBA, agents sportifs, Gaumont, Quad Films</p>
</footer></article>
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<p></p>
<!-- :contentReference[oaicite:0]{index=0} :contentReference[oaicite:1]{index=1} --><br /><audio controls><source src="https://www.radioducinema.radio-website.com/upload/podcasts/audios/6990b87c4762d3.45235313.mp3" type="audio/mpeg"></audio>]]></content:encoded>
      <pubDate>Sat, 07 Mar 2026 17:00:00 +0000</pubDate>
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    <item>
      <title><![CDATA[Béatrice de Pastre, CNC : « Les images du passé sont toujours vivantes »]]></title>
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      <description><![CDATA[Dans le cadre du festival Viva Cin&eacute;ma, Patrice Caillet, fondateur de La Radio du Cin&eacute;ma, a rencontr&eacute;...]]></description>
      <content:encoded><![CDATA[<p data-start="150" data-end="378">Dans le cadre du festival <strong data-start="176" data-end="191">Viva Cin&eacute;ma</strong>, Patrice Caillet, fondateur de <em data-start="223" data-end="243">La Radio du Cin&eacute;ma</em>, a rencontr&eacute;<a href="https://www.linkedin.com/company/lecnc/posts/?feedView=all"> <strong data-start="257" data-end="279">B&eacute;atrice de Pastre</strong>, </a><span><a href="https://www.linkedin.com/company/lecnc/posts/?feedView=all">directrice des collections du CNC</a>, </span>figure majeure de la pr&eacute;servation du patrimoine filmique et grande passeuse de m&eacute;moire du cin&eacute;ma.</p>
<p data-start="380" data-end="668">Fra&icirc;chement interview&eacute;e par de jeunes passionn&eacute;s pr&eacute;sents au festival, elle confie combien cet engagement de la nouvelle g&eacute;n&eacute;ration donne du sens &agrave; son travail :<br data-start="541" data-end="544">&laquo; On travaille pour quelqu&rsquo;un. Voir des jeunes s&rsquo;investir avec autant de passion, &ccedil;a justifie pleinement ce que l&rsquo;on fait. &raquo;</p>
<h3 data-start="670" data-end="713">Quand le pass&eacute; dialogue avec le pr&eacute;sent</h3>
<p data-start="715" data-end="975">&Agrave; Viva Cin&eacute;ma, B&eacute;atrice de Pastre pr&eacute;sente <strong data-start="758" data-end="784"><em data-start="760" data-end="782">Le Manoir de la peur</em></strong>, un film muet vieux de plus d&rsquo;un si&egrave;cle, accompagn&eacute; en cin&eacute;-concert par <a href="https://radioducinema.com/podcasts/composer-pour-un-film-muet-restaure-maxime-dangles-et-tommy-rizzitelli-reinventent-le-manoir-de-la-peur-au-festival-viva-cinema-493">deux jeunes musiciens &eacute;lectro</a>. Une rencontre artistique qui illustre parfaitement la vitalit&eacute; du cin&eacute;ma de patrimoine.</p>
<p data-start="977" data-end="1282">&laquo; Ce dialogue entre de jeunes musiciens et de vieilles images renouvelle compl&egrave;tement le regard. Ils insufflent un nouveau souffle &agrave; ces films. &raquo;<br data-start="1122" data-end="1125">Habitu&eacute;e &agrave; collaborer avec ces artistes, elle se r&eacute;jouit de d&eacute;couvrir leur cr&eacute;ation en direct : une relecture sensible et contemporaine d&rsquo;images centenaires.</p>
<h3 data-start="1284" data-end="1329">Restaurer les films, un travail d&rsquo;orf&egrave;vre</h3>
<p data-start="1331" data-end="1679">Si la musique live redonne une nouvelle vie aux films muets, la restauration sonore des films parlants rel&egrave;ve d&rsquo;un autre d&eacute;fi. B&eacute;atrice de Pastre rappelle que ce travail, men&eacute; en partenariat avec des laboratoires sp&eacute;cialis&eacute;s, n&eacute;cessite des &eacute;quipements et un savoir-faire tr&egrave;s sp&eacute;cifiques afin de restituer le son au plus pr&egrave;s de son &eacute;tat d&rsquo;origine.</p>
<h3 data-start="1681" data-end="1720">Des tr&eacute;sors en cours de renaissance</h3>
<p data-start="1722" data-end="2071">L&rsquo;actualit&eacute; de la restauration est riche. Parmi les chantiers en cours : un film de <strong data-start="1806" data-end="1824">Sarah Maldoror</strong>, <em data-start="1826" data-end="1854">Un d&eacute;jeuner pour Constance</em>, bient&ocirc;t pr&ecirc;t &agrave; &ecirc;tre red&eacute;couvert. Autre projet marquant : la restauration de <strong data-start="1932" data-end="1944"><em data-start="1934" data-end="1942">Espoir</em></strong>, unique film r&eacute;alis&eacute; par <strong data-start="1970" data-end="1987">Andr&eacute; Malraux</strong>, &agrave; l&rsquo;occasion des 80 ans du CNC et du centenaire de l&rsquo;&eacute;crivain et homme de culture.</p>
<p data-start="2104" data-end="2288">Pour B&eacute;atrice de Pastre, ces &oelig;uvres anciennes ne sont pas des reliques :<br data-start="2176" data-end="2179">&laquo; Les films du pass&eacute; nous parlent encore. Ils racontent d&rsquo;o&ugrave; l&rsquo;on vient, mais aussi le monde d&rsquo;aujourd&rsquo;hui. &raquo;</p>
<p data-start="2290" data-end="2546">Une conviction qui r&eacute;sonne particuli&egrave;rement avec la projection de <strong data-start="2356" data-end="2370"><em data-start="2358" data-end="2368">La Jet&eacute;e</em></strong> de Chris Marker, pr&eacute;sent&eacute;e dans la foul&eacute;e : un voyage entre pass&eacute;, pr&eacute;sent et futur, preuve &eacute;clatante que le cin&eacute;ma traverse le temps sans jamais cesser de dialoguer avec lui.</p>
<p data-start="2548" data-end="2665">&Agrave; Viva Cin&eacute;ma, le patrimoine n&rsquo;est pas fig&eacute; : il respire, il se transforme, et surtout&hellip; il continue de nous &eacute;mouvoir.</p><br /><audio controls><source src="https://www.radioducinema.radio-website.com/upload/podcasts/audios/6979ba76180ed3.08566187.mp3" type="audio/mpeg"></audio>]]></content:encoded>
      <pubDate>Fri, 06 Mar 2026 07:00:00 +0000</pubDate>
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    </item>
    <item>
      <title><![CDATA[Ilan Manouach transforme DragonBall, Naruto et Bleach en livres-sculptures]]></title>
      <link>https://www.radioducinema.radio-website.com/podcasts/ilan-manouach-transforme-dragonball-naruto-et-bleach-en-livres-sculptures-520</link>
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      <description><![CDATA[


Ilan Manouach expose &laquo; &OElig;uvres compl&egrave;tes &raquo; chez Huberty &amp; Breyne &agrave; Paris : cinq ma...]]></description>
      <content:encoded><![CDATA[<!-- Google Discover / images --><!-- Canonical (à adapter à votre CMS) -->
<p></p>
<!-- Données structurées (Article) -->
<p>Ilan Manouach expose &laquo; &OElig;uvres compl&egrave;tes &raquo; chez Huberty &amp; Breyne &agrave; Paris : cinq mangas compress&eacute;s en livres-sculptures</p>
<article><header>
<p>&nbsp;&laquo; On peut lire le livre par la tranche. &raquo; Dans l&rsquo;exposition <em>&OElig;uvres compl&egrave;tes</em>, pr&eacute;sent&eacute;e &agrave; la galerie Huberty &amp; Breyne (Paris, avenue Matignon), <a href="https://ilanmanouach.com/"><strong>Ilan Manouach</strong> </a>pousse le manga dans ses retranchements mat&eacute;riels : des milliers de pages condens&eacute;es en un seul volume, comme une bobine devenue bloc. Une exp&eacute;rience de lecture qui, au fil de l'entretien avec <a href="https://www.instagram.com/marmierdavid/"><strong>David Marmier</strong>,</a> r&eacute;sonne avec une question tr&egrave;s cin&eacute;ma : que devient une &oelig;uvre quand on la pense en corpus, en montage, en circulation, plus qu&rsquo;en r&eacute;cit lin&eacute;aire ?</p>
</header>
<p>L&rsquo;entretien se d&eacute;roule dans la galerie <a href="https://hubertybreyne.com/fr/expositions/presentation/1040/oeuvres-completes">Huberty &amp; Breyne</a>, sp&eacute;cialis&eacute;e dans le 9e art, &agrave; Paris. <strong>Ilan Manouach</strong> s&rsquo;y pr&eacute;sente sans posture : Grec d&rsquo;origine, il explique que ce d&eacute;calage l&rsquo;a aid&eacute; &agrave; regarder la bande dessin&eacute;e comme un objet technique, un support manipulable, accumulable, reconfigurable. Cette approche irrigue <em>&OElig;uvres compl&egrave;tes</em>, exposition du <strong>vendredi 20 f&eacute;vrier</strong> au <strong>samedi 21 mars 2026.</strong></p>
<h2>Un geste simple, un effet vertigineux : compresser des d&eacute;cennies en un seul volume</h2>
<p>Le point de d&eacute;part est limpide : traiter une s&eacute;rie manga comme une masse de fichiers, puis faire subir &agrave; cette mati&egrave;re des op&eacute;rations que l&rsquo;on associe d&rsquo;ordinaire &agrave; l&rsquo;informatique &mdash; compilation, concat&eacute;nation, compression. Dans le communiqu&eacute; de la galerie, l&rsquo;exposition est d&eacute;crite comme une interrogation de la bande dessin&eacute;e con&ccedil;ue comme &laquo; corpus quantifiable &raquo;, susceptible d&rsquo;&ecirc;tre agr&eacute;g&eacute; et r&eacute;organis&eacute; selon des logiques non narratives.&nbsp;</p>
<p>Concr&egrave;tement, <em>&OElig;uvres compl&egrave;tes</em> pr&eacute;sente cinq &oelig;uvres monumentales : <strong>DragonBall</strong>, <strong>Naruto</strong>, <strong>Bleach</strong>, <strong>Detective Conan</strong> et <strong>Berserk</strong>. Chacune est un volume unique prot&eacute;g&eacute; par un &eacute;tui con&ccedil;u sur mesure.</p>
<p>Les chiffres donnent l&rsquo;&eacute;chelle :</p>
<ul>
<li><strong>DragonBall</strong> : 7.800 pages, 24,5 kg (168 mm &times; 252 mm &times; 739 mm)</li>
<li><strong>Naruto</strong> : 13.852 pages, 24,9 kg (154 mm &times; 256 mm &times; 806 mm)</li>
<li><strong>Berserk</strong> : 9.046 pages, 28,5 kg (171 mm &times; 247 mm &times; 855 mm)</li>
<li><strong>Bleach</strong> : 14.428 pages, 25,6 kg (154 mm &times; 256 mm &times; 839 mm)</li>
<li><strong>Detective Conan</strong> : 18.344 pages, 28,2 kg (154 mm &times; 246 mm &times; 927 mm)</li>
</ul>
<p>Chaque pi&egrave;ce existe en <strong>50 exemplaires</strong> (1 Gold, 4 Silver, 45 Bronze), num&eacute;rot&eacute;s.</p>
<h2>Lire &laquo; par la tranche &raquo; : quand la s&eacute;rie devient s&eacute;dimentation</h2>
<p>Dans l&rsquo;interview, <strong>Ilan Manouach</strong> raconte une sc&egrave;ne qui dit tout : sur un pr&eacute;c&eacute;dent projet autour de <a href="https://onepiece.fandom.com/fr/wiki/One_Piece"><em>One Piece</em> </a>(r&eacute;alis&eacute; en 2022), un lecteur a rep&eacute;r&eacute; un d&eacute;tail&hellip; sans ouvrir le livre. Il regarde la tranche, remarque des zones noires &mdash; un code graphique utilis&eacute; dans la bande dessin&eacute;e pour signaler un r&ecirc;ve &mdash; et conclut : &laquo; il manque un r&ecirc;ve &raquo;. Autrement dit, la lecture devient arch&eacute;ologie : on suit des strates, des &eacute;poques, des motifs, comme on rep&egrave;re des couches sur une coupe g&eacute;ologique.</p>
<p>Cette anecdote fait basculer la s&eacute;rie manga du c&ocirc;t&eacute; du cin&eacute;ma exp&eacute;rimental : le r&eacute;cit n&rsquo;est plus seulement une suite de sc&egrave;nes, il devient une surface, un mat&eacute;riau, un bloc de temps. Comme une pellicule qu&rsquo;on ne d&eacute;roulerait plus, mais qu&rsquo;on observerait &agrave; la coupe. Un &laquo; dataset physique &raquo; rendu illisible par sa propre exhaustivit&eacute; &mdash; une archive qui s&rsquo;ensevelit sous son poids.&nbsp;</p>
<h2>Ce que le manga dit du cin&eacute;ma : circulation, montage, communaut&eacute;s, sous-titres</h2>
<p>La passerelle avec le cin&eacute;ma arrive naturellement quand <strong>David Marmier</strong> interroge l&rsquo;artiste sur les pratiques de diffusion parall&egrave;les. <strong>Ilan Manouach</strong> d&eacute;crit le r&ocirc;le des communaut&eacute;s de fans dans le manga : achat d&rsquo;&eacute;ditions originales, d&eacute;montage, scan, nettoyage, traduction, remplacement des textes, mise en ligne rapide &mdash; ce qu&rsquo;on appelle &laquo; scanlation &raquo; (ou &laquo; scantrad &raquo; en fran&ccedil;ais, dit-il). Selon lui, cette &eacute;conomie souterraine a un poids d&eacute;cisif dans la d&eacute;mocratisation des s&eacute;ries longues, dont l&rsquo;achat complet repr&eacute;sente un co&ucirc;t consid&eacute;rable pour un foyer.</p>
<p>Et le cin&eacute;ma ? <strong>Ilan Manouach</strong> r&eacute;pond en citant une communaut&eacute; <a href="https://www.larousse.fr/dictionnaires/francais/peer-to-peer/10910428">peer-to-peer </a>consacr&eacute;e aux films rares, <em><a href="https://karagarga.in/">Karagarga</a>, un tracker priv&eacute; centr&eacute; sur des films rares</em> . Le principe qu&rsquo;il d&eacute;crit est tr&egrave;s proche de la scantrad : partage, archivage, et aussi sous-titrage collaboratif (40.000 membres).</p>
<p>L&agrave; encore, son exposition prend une saveur cin&eacute;phile : ces volumes-sculptures ressemblent &agrave; une mise en sc&egrave;ne de ce que font nos pratiques contemporaines &mdash; accumuler, indexer, relier, reclasser. C&rsquo;est une question de montage au sens large : comment une &oelig;uvre se recompose quand elle circule en fragments (chapitres, scans, fichiers vid&eacute;o, sous-titres), et quand des communaut&eacute;s lui inventent des chemins de lecture.</p>
<h2>R&eacute;&eacute;crire sans &laquo; critiquer &raquo; : le d&eacute;tour comme outil de lecture</h2>
<p>L&rsquo;entretien &eacute;voque aussi un autre axe de travail : la r&eacute;appropriation &eacute;ditoriale. La galerie rappelle plusieurs projets ant&eacute;rieurs, dont <em>Katz</em> (2011), une r&eacute;appropriation de <em>Maus</em> de <strong>Art Spiegelman</strong>, et <em>Tintin Akei Kongo</em> (2014), une traduction en lingala de <em>Tintin au Congo</em>.&nbsp;</p>
<p>Sur <em>Katz</em>, il raconte avoir demand&eacute; l&rsquo;autorisation &agrave; <strong>Art Spiegelman</strong>, avoir essuy&eacute; un refus, puis avoir tout de m&ecirc;me men&eacute; le projet &mdash; jusqu&rsquo;&agrave; une injonction de destruction. Cet &eacute;pisode est corrobor&eacute; par une page de l&rsquo;&eacute;diteur <strong>La Cinqui&egrave;me Couche</strong>&nbsp; qui mentionne la destruction du tirage &agrave; Bruxelles le <strong>15 mars 2012.</strong></p>
<p>Sur<a href="https://ilanmanouach.com/work/tintinakeikongo/"> <em>Tintin Akei Kongo</em></a>, l&rsquo;artiste explique vouloir combler une lacune politique : pourquoi une &oelig;uvre si diffus&eacute;e n&rsquo;existe-t-elle pas dans la langue des publics directement concern&eacute;s ? Son site d&eacute;crit le livre comme une version traduite en lingala et con&ccedil;ue en fac-simil&eacute;, suivant les standards industriels de la bande dessin&eacute;e.</p>
<p>Pour le lecteur, la cl&eacute; est l&agrave; : ces gestes ne se posent pas comme des jugements d&eacute;finitifs, mais comme des instruments de lecture. Ils d&eacute;placent un param&egrave;tre (langue, code visuel, format) afin de rendre visibles des enjeux que l&rsquo;objet culturel a tendance &agrave; naturaliser. D&rsquo;une certaine mani&egrave;re, c&rsquo;est le cousinage d&rsquo;un <em>recut</em> au cin&eacute;ma : on ne change pas la mati&egrave;re par caprice, on la remonte pour faire appara&icirc;tre ce que la version dominante laisse hors champ.</p>
<h2>Un rendez-vous &agrave; Paris : dates, adresse, horaires, ressources</h2>
<p><strong>&OElig;uvres compl&egrave;tes</strong> est pr&eacute;sent&eacute; &agrave; la galerie <strong>Huberty &amp; Breyne</strong>, <strong>36 avenue Matignon</strong>, <strong>75008 Paris</strong>, du <strong>vendredi 20 f&eacute;vrier</strong> au <strong>samedi 21 mars 2026</strong>. Horaires : <strong>mercredi</strong> &agrave; <strong>samedi</strong>, <strong>11 h &ndash; 19 h</strong>.&nbsp;</p>
<p><!--:contentReference[oaicite:11]{index=11}-->Page de l&rsquo;exposition sur le site de <a href="https://hubertybreyne.com/fr/expositions/presentation/1040/oeuvres-completes" target="_blank" rel="noopener">Huberty &amp; Breyne</a>.</p>
<ul>
<li>Fiche projet <a href="https://ilanmanouach.com/work/tintinakeikongo/" target="_blank" rel="noopener">Tintin Akei Kongo</a> sur le site d&rsquo;<strong>Ilan Manouach</strong>.&nbsp;</li>
<li>Page &eacute;diteur <a href="https://5c.be/catalogue/katz" target="_blank" rel="noopener">Katz</a> (La Cinqui&egrave;me Couche), avec mention de la destruction du tirage.&nbsp;</li>
</ul>
<footer>
<p>L&rsquo;interview de <strong>David Marmier</strong> avec <strong>Ilan Manouach</strong>&nbsp;met en perspective l&rsquo;exposition par la voix m&ecirc;me de l&rsquo;artiste : son rapport &agrave; l&rsquo;objet-livre, aux communaut&eacute;s de fans, et &agrave; ces fa&ccedil;ons alternatives de faire circuler les &oelig;uvres &mdash; des questions qui, au fond, concernent autant la bande dessin&eacute;e que le cin&eacute;ma.</p>
<p></p>
</footer></article><br /><audio controls><source src="https://www.radioducinema.radio-website.com/upload/podcasts/audios/69a7456a32f321.01959375.mp3" type="audio/mpeg"></audio>]]></content:encoded>
      <pubDate>Tue, 03 Mar 2026 20:18:00 +0000</pubDate>
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    </item>
    <item>
      <title><![CDATA[Tommy Redolfi, BD - Cinéma: “Une bonne adaptation, c’est quand on trahit"]]></title>
      <link>https://www.radioducinema.radio-website.com/podcasts/tommy-redolfi-bd-cinema-une-bonne-adaptation-c-est-quand-on-trahit-518</link>
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      <description><![CDATA[
Auteur de bande dessin&eacute;e et r&eacute;alisateur, Tommy Redolfi a un quotidien qui refuse la routine: une journ&eacute;e au calme, seul face &a...]]></description>
      <content:encoded><![CDATA[<main>
<p class="chapo">Auteur de bande dessin&eacute;e et r&eacute;alisateur, <a href="https://www.instagram.com/tommyredolfi/?hl=fr"><strong>Tommy Redolfi</strong> </a>a un quotidien qui refuse la routine: une journ&eacute;e au calme, seul face &agrave; la page, peut &ecirc;tre suivie d&rsquo;un tournage o&ugrave; tout se d&eacute;cide en &eacute;quipe. Au micro de <a href="https://www.lejdc.fr/moulins-engilbert-58290/loisirs/il-faut-aimer-les-gens-pour-les-mettre-en-valeur-rencontre-avec-manuel-houssais-critique-de-cinema-installe-a-moulins-engilbert_14621901/"><strong>Manuel Houssais</strong> </a>pour <em>La Radio du Cin&eacute;ma</em>, il d&eacute;roule sa m&eacute;thode, ses influences et un point de vue sans fard sur l&rsquo;adaptation. Avec cette phrase-pivot, qui r&eacute;sume sa boussole: <strong>&ldquo;Une bonne adaptation, c&rsquo;est quand il y a une r&eacute;interpr&eacute;tation de l&rsquo;&oelig;uvre originale.&rdquo;</strong></p>
<p class="meta">Publi&eacute; le 17 f&eacute;vrier 2026 &bull; Lecture: 6 &agrave; 8 minutes</p>
<p>Avant d&rsquo;entrer dans le vif, un rep&egrave;re factuel: <strong>Tommy Redolfi</strong> est &ldquo;illustrateur, r&eacute;alisateur et auteur de bande dessin&eacute;es&rdquo; et cr&eacute;dit&eacute; de <strong>12 albums</strong>. Ses ouvrages incluent <em>Holy Wood &ndash; Portrait fantasm&eacute; de Marilyn Monroe</em> et <em>Empire Falls Building</em>, tandis que <em>Les M&eacute;t&eacute;ores, Histoires de ceux qui ne font que passer</em> figure au palmar&egrave;s &ldquo;Prix sp&eacute;cial du jury&rdquo; du <a href="https://www.bdangouleme.com/"><em>Festival International de la Bande Dessin&eacute;e d'Angoul&ecirc;me</em></a><span><a href="https://www.bdangouleme.com/"> </a>2025.</span></p>
<h2>Deux m&eacute;tiers, deux rythmes: la solitude du dessin, le tumulte du plateau</h2>
<p>La premi&egrave;re image que <strong>Tommy Redolfi</strong> propose, c&rsquo;est celle d&rsquo;un agenda sans &ldquo;journ&eacute;e type&rdquo;. C&ocirc;t&eacute; bande dessin&eacute;e, il insiste sur une pratique en t&ecirc;te-&agrave;-t&ecirc;te: &ldquo;penser des histoires, sc&eacute;nariser, d&eacute;couper, dessiner, coloriser&rdquo;. Un travail d&rsquo;atelier, silencieux, parfois travers&eacute; par une seule exception: l&rsquo;arriv&eacute;e d&rsquo;un ou d&rsquo;une sc&eacute;nariste, quand l&rsquo;&eacute;change &ldquo;introduit une deuxi&egrave;me personne&rdquo; dans le laboratoire.</p>
<p>&Agrave; l&rsquo;oppos&eacute;, le cin&eacute;ma impose une organisation collective. <strong>Tommy Redolfi</strong> &eacute;voque la relation constante avec les chefs de poste, cite le chef op&eacute;rateur et l&rsquo;assistant r&eacute;alisateur, et r&eacute;sume son r&ocirc;le de r&eacute;alisateur d&rsquo;un mot simple: <strong>coordonner</strong>. Le film, &agrave; ses yeux, na&icirc;t de cette circulation d&rsquo;informations, de ce dialogue permanent qui ajuste la mise en sc&egrave;ne au r&eacute;el du plateau.</p>
<blockquote>
<p><strong>Tommy Redolfi</strong>: &ldquo;Moi, ce que j&rsquo;aime avant tout, c&rsquo;est raconter des histoires et ensuite d&eacute;couvrir des moyens de les raconter, soit par le biais du crayon, de la tablette num&eacute;rique ou par le biais du film.&rdquo;</p>
</blockquote>
<h2>Le d&eacute;clic: quand &ldquo;Pef&rdquo; rend le m&eacute;tier concret</h2>
<p>Les vocations tiennent parfois &agrave; un moment pr&eacute;cis, presque &agrave; une apparition. <strong>Tommy Redolfi</strong> raconte une rencontre d&rsquo;enfance: la visite de <a href="https://www.gallimard-jeunesse.fr/auteurs/pef.html"><strong>Pef</strong></a>, auteur jeunesse, dans son &eacute;cole primaire. L&rsquo;effet n&rsquo;est pas seulement l&rsquo;admiration, c&rsquo;est la mat&eacute;rialit&eacute;: l&rsquo;id&eacute;e qu&rsquo;il existe &ldquo;des vraies personnes&rdquo; qui fabriquent des livres, que la cr&eacute;ation n&rsquo;est pas une abstraction r&eacute;serv&eacute;e &agrave; un ailleurs inaccessible.</p>
<p>&Agrave; partir de l&agrave;, il place la narration avant le dessin: d&rsquo;abord le besoin de raconter, puis la recherche du m&eacute;dium. Et la bande dessin&eacute;e s&rsquo;impose comme une porte d&rsquo;entr&eacute;e &eacute;vidente: une feuille, un crayon, la possibilit&eacute; de s&rsquo;isoler et d&rsquo;avancer &agrave; son rythme, m&ecirc;me avec des dessins &ldquo;pas forc&eacute;ment excellents au d&eacute;but&rdquo;.</p>
<h2>Storyboard, crayonn&eacute;, encrage: une fabrication qui parle d&eacute;j&agrave; cin&eacute;ma</h2>
<p>Quand <strong>Manuel Houssais</strong> l&rsquo;emm&egrave;ne sur le terrain des &ldquo;&eacute;tapes&rdquo; de cr&eacute;ation d'une BD, <strong>Tommy Redolfi</strong> d&eacute;crit une cha&icirc;ne qui ressemble, par endroits, &agrave; une grammaire de plateau. Tout commence par un sc&eacute;nario &ldquo;relativement proche du sc&eacute;nario filmique&rdquo;, avec une diff&eacute;rence de format: la pens&eacute;e &ldquo;par planche&rdquo; et &ldquo;par d&eacute;coupage&rdquo;.</p>
<p>Vient ensuite l&rsquo;&eacute;tape qu&rsquo;il met au sommet: <strong>le storyboard</strong>. L&agrave;, il parle cadrage, plans, mise en sc&egrave;ne: plan rapproch&eacute;, plan d&rsquo;ensemble, contre-plong&eacute;e&hellip; un vocabulaire qui fait imm&eacute;diatement &eacute;cho &agrave; la r&eacute;alisation. Puis le <strong>crayonn&eacute;</strong> (pr&eacute;cision du brouillon), l&rsquo;<strong>encrage</strong> (le trait d&eacute;finitif), et enfin la <strong>mise en couleur</strong>, parfois confi&eacute;e &agrave; un coloriste, pour poser l&rsquo;ambiance d&rsquo;une sc&egrave;ne.</p>
<blockquote>
<p><strong>Tommy Redolfi</strong>: &ldquo;L&rsquo;&eacute;tape que je pr&eacute;f&egrave;re par-dessus tout, c&rsquo;est vraiment l&agrave;, on est sur de la mise en sc&egrave;ne.&rdquo;</p>
</blockquote>
<h2>&ldquo;Dompter une cam&eacute;ra&rdquo;: quand le son et le hors-champ changent la donne</h2>
<p>Le passage au cin&eacute;ma, il ne le raconte pas comme un simple &ldquo;upgrade&rdquo;. Il insiste plut&ocirc;t sur le choc: le com&eacute;dien dans un cadre, la parole, la musique, le son, et tout ce qui peut exister en dehors de l&rsquo;image. Il &eacute;voque la voix off, les bruits hors champ, la suggestion du hors champ, les mouvements de cam&eacute;ra. Pour lui, ces outils ouvrent une extension &eacute;motionnelle: la m&ecirc;me histoire, mais travers&eacute;e par d&rsquo;autres forces.</p>
<p>Le mot qu&rsquo;il l&acirc;che est parlant: &ldquo;challenge&rdquo;. G&eacute;rer, puis apprivoiser la cam&eacute;ra, trouver un mouvement &ldquo;appropri&eacute;&rdquo;, faire na&icirc;tre un rythme. Il ne pr&eacute;sente pas cela comme une th&eacute;orie, plut&ocirc;t comme une pratique du quotidien.</p>
<h2>Adapter une BD: fid&eacute;lit&eacute;, trahison, et la libert&eacute; comme boussole</h2>
<p>Sur l&rsquo;adaptation, <strong>Tommy Redolfi</strong> pose une id&eacute;e qui a le m&eacute;rite d&rsquo;&ecirc;tre claire: il ne croit pas &agrave; un consensus sur &ldquo;la bonne adaptation&rdquo;. Sa pr&eacute;f&eacute;rence va &agrave; la transformation assum&eacute;e: <strong>r&eacute;interpr&eacute;ter</strong>, &ldquo;d&eacute;naturer&rdquo;, &ldquo;en faire autre chose&rdquo;. Dans sa logique, l&rsquo;album a d&eacute;j&agrave; &ldquo;tout mis&rdquo; &mdash; &eacute;nergie du dessin, dialogues, cadrages &mdash; et il faut donc trouver une autre justification au passage &agrave; l&rsquo;&eacute;cran.</p>
<blockquote>
<p><strong>Tommy Redolfi</strong>: &ldquo;Si cette &oelig;uvre est adapt&eacute;e, alors je pense qu&rsquo;il faut prendre le plus de libert&eacute; possible.&rdquo; , apporter &ldquo;en plus&rdquo; quelque chose de diff&eacute;rent, m&ecirc;me si cela d&eacute;vie des intentions initiales.</p>
</blockquote>
<h2>Cas d&rsquo;&eacute;cole: &ldquo;Marsupilami&rdquo; et le MacGuffin, version Palombie</h2>
<p>Dans l&rsquo;entretien, l&rsquo;exemple du <strong>Marsupilami</strong> sert de terrain d&rsquo;entra&icirc;nement: comment une &oelig;uvre tr&egrave;s identifi&eacute;e peut &ecirc;tre reprise, d&eacute;plac&eacute;e, r&eacute;&eacute;crite. <strong>Tommy Redolfi</strong> dit avoir appr&eacute;ci&eacute; le film parce qu&rsquo;il y reconna&icirc;t &ldquo;l&rsquo;esprit&rdquo; du r&eacute;alisateur <em>Philippe Lacheau</em> et l&rsquo;appropriation d&rsquo;un univers.</p>
<p>Il nuance aussit&ocirc;t, avec une observation de sc&eacute;nariste: dans cette m&eacute;canique, le Marsupilami peut fonctionner comme un <strong>objet de qu&ecirc;te</strong> &mdash; ce que <strong>Manuel Houssais</strong> rapproche de la notion de <a href="https://www.radiofrance.fr/franceculture/le-macguffin-ou-l-art-de-lancer-une-intrigue-au-cinema-2683842"><strong>MacGuffin</strong></a> popularis&eacute;e par <strong>Alfred Hitchcock</strong>. En clair: un moteur narratif qui met l&rsquo;histoire en mouvement, m&ecirc;me si l&rsquo;objet pourrait, en th&eacute;orie, &ecirc;tre remplac&eacute;.</p>
<h2>Penser &ldquo;cam&eacute;ra&rdquo; en BD&hellip; puis penser &ldquo;cases&rdquo; au cin&eacute;ma</h2>
<p>Le moment le plus savoureux de l&rsquo;&eacute;change arrive quand <strong>Tommy Redolfi</strong> d&eacute;crit son aller-retour mental. En bande dessin&eacute;e, il compose comme un cin&eacute;aste: mouvement de cam&eacute;ra, arr&ecirc;t, rythme, nombre de cases n&eacute;cessaires pour rendre un d&eacute;placement. Il parle de &ldquo;d&eacute;coupage&rdquo; comme on parlerait d&rsquo;un plan de travail.</p>
<p>Et pourtant, une fois sur un tournage, renversement: il se dit &ldquo;incapable&rdquo; de penser en &ldquo;plan cin&eacute;ma&rdquo;, impressionn&eacute; par la grammaire. Pour retrouver de la s&eacute;r&eacute;nit&eacute;, il revient &agrave; son autre outil: la bande dessin&eacute;e. Il se place comme dessinateur et se demande comment il &ldquo;habillerait ces cases&rdquo;, puis il transpose ensuite vers la cam&eacute;ra.</p>
<blockquote>
<p><strong>Tommy Redolfi</strong>: &ldquo;Quand je suis en film, j&rsquo;ai besoin de me rassurer avec la bande dessin&eacute;e.&rdquo;</p>
</blockquote>
<h2>Un r&eacute;el l&eacute;g&egrave;rement d&eacute;cal&eacute;: Jim Jarmusch, Quentin Dupieux, David Lynch</h2>
<p>Pour d&eacute;crire son univers, <strong>Tommy Redolfi</strong> convoque trois cin&eacute;astes comme des phares: <strong>Jim Jarmusch</strong>, <strong>Quentin Dupieux</strong> et <strong>David Lynch</strong>. Le point commun qu&rsquo;il souligne n&rsquo;a rien d&rsquo;un effet de mode: c&rsquo;est l&rsquo;id&eacute;e d&rsquo;un quotidien reconnaissable, mais &ldquo;d&eacute;cal&eacute;&rdquo;, avec &ldquo;un pas de c&ocirc;t&eacute;&rdquo;. Une r&eacute;alit&eacute; o&ugrave; un grain de sable enraye la machine, et o&ugrave; l&rsquo;on observe ensuite comment le r&eacute;cit avance malgr&eacute; tout.</p>
<p>Si vous cherchez une cl&eacute; de lecture bienveillante, elle est l&agrave;: ce d&eacute;calage n&rsquo;est pas un mur, c&rsquo;est une porte. Il autorise l&rsquo;imaginaire, il d&eacute;place l&rsquo;&eacute;motion, il ouvre un &ldquo;ailleurs&rdquo; sans renier le concret.</p>
<h2>Adapter ses propres &oelig;uvres: carte blanche, puis distance</h2>
<p>Question classique, r&eacute;ponse moins attendue: si une de ses cr&eacute;ations devait passer au cin&eacute;ma, <strong>Tommy Redolfi</strong> n&rsquo;imagine pas forc&eacute;ment &ecirc;tre aux commandes. Il &eacute;voque l&rsquo;id&eacute;e de choisir un r&eacute;alisateur &ldquo;raccord&rdquo; avec l&rsquo;univers, puis de lui donner &ldquo;carte blanche&rdquo;. La cr&eacute;ation comme relais, pas comme contr&ocirc;le.</p>
<p>Et s&rsquo;il devait adapter lui-m&ecirc;me, il fixerait une condition: <strong>le temps</strong>. Laisser passer des ann&eacute;es, obtenir une distance, puis revenir &agrave; l&rsquo;album avec un regard neuf, pour cr&eacute;er une &ldquo;nouvelle &oelig;uvre originale&rdquo; plut&ocirc;t qu&rsquo;un simple d&eacute;calque.</p>
<h2>Le conseil aux jeunes auteurs: &ldquo;Faites, faites, faites&rdquo;</h2>
<p>Pour finir, <strong>Tommy Redolfi</strong> ne vend pas une recette miracle. Il donne un imp&eacute;ratif d&rsquo;atelier: produire, tester, se tromper, recommencer. Prendre un crayon, saisir une cam&eacute;ra, &eacute;crire court, poser un univers, d&eacute;velopper. Sortir du fantasme du m&eacute;tier pour rejoindre le concret.</p>
<blockquote>
<p><strong>Tommy Redolfi</strong>: &ldquo;N&rsquo;ayez pas peur de vous tromper, exp&eacute;rimentez des choses, mais surtout r&eacute;alisez et soyez dans le concret.&rdquo;</p>
</blockquote>
<h2>Infos pratiques et rep&egrave;res</h2>
<div class="sources">
<p><strong>Ouvrages et distinctions cit&eacute;s (sources officielles et &eacute;diteurs):</strong></p>
<ul>
<li><a href="https://www.la-boite-a-bulles.com/book/249" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Holy Wood &ndash; Portrait fantasm&eacute; de Marilyn Monroe</a> (fiche &eacute;diteur La Bo&icirc;te &agrave; Bulles: date indiqu&eacute;e au 15 juin 2016).</li>
<li><a href="https://www.editions-soleil.fr/bd/series/serie-empire-falls-building/album-empire-falls-building" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Empire Falls Building</a> (&Eacute;ditions Soleil: &ldquo;Paru le 1 d&eacute;cembre 2021&rdquo;, sc&eacute;nario Jean-Christophe Deveney, dessin Tommy Redolfi).&nbsp;</li>
<li><a href="https://www.bdangouleme.com/selections-officielles-2025/album/323" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Les M&eacute;t&eacute;ores, Histoires de ceux qui ne font que passer</a> (site du FIBD: &ldquo;Prix Sp&eacute;cial du Jury&rdquo;, parution indiqu&eacute;e au 16 octobre 2024).&nbsp;</li>
</ul>
<p><strong>Rep&egrave;re cin&eacute;ma cit&eacute; dans l&rsquo;entretien:</strong></p>
<ul>
<li><a href="https://www.imdb.com/title/tt33029380/" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Marsupilami</a> (IMDb: cr&eacute;dit r&eacute;alisateur Philippe Lacheau et casting principal)</li>
</ul>
</div>
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</main><!-- :contentReference[oaicite:10]{index=10}  --><br /><audio controls><source src="https://www.radioducinema.radio-website.com/upload/podcasts/audios/6994ae98a42ed2.93417370.mp3" type="audio/mpeg"></audio>]]></content:encoded>
      <pubDate>Tue, 17 Feb 2026 17:53:00 +0000</pubDate>
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    </item>
    <item>
      <title><![CDATA[Cantine de tournage : menus, logistique et secrets de plateau avec "le chat toqué"]]></title>
      <link>https://www.radioducinema.radio-website.com/podcasts/cantine-de-tournage-menus-logistique-et-secrets-de-plateau-avec-le-chat-toque-516</link>
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      <description><![CDATA[


Par La Radio du Cin&eacute;ma &middot; 10 f&e...]]></description>
      <content:encoded><![CDATA[<!-- Canonical à adapter sur radioducinema.com -->
<p></p>
<!-- Open Graph (à compléter avec une image HD) --><!-- Données structurées --><main><header>
<p class="meta">Par La Radio du Cin&eacute;ma &middot; <time datetime="2026-02-10">10 f&eacute;vrier 2026</time> &middot; Temps de lecture : six &agrave; huit minutes</p>
<p class="chapo">Sur un plateau, il y a les cadres, les perches, les rails&hellip; et ce moment o&ugrave; tout le monde se retrouve enfin au m&ecirc;me endroit : la cantine, le catering. Dans notre interview, <strong>Corentin Ponthus</strong>, cofondateur du <a href="https://www.lechattoque.fr/cantine-cinema/" target="_blank" rel="noopener">Chat Toqu&eacute;</a>, r&eacute;sume son m&eacute;tier avec une image simple : &laquo;&nbsp;On monte un restaurant tous les jours, peu importe le d&eacute;cor, peu importe le lieu.&nbsp;&raquo;</p>
</header>
<p>Responsable de cantine, chef, logisticien, parfois m&eacute;cano improvis&eacute;&hellip; le catering de tournage fait partie de ces m&eacute;tiers invisibles qui tiennent une journ&eacute;e (et une &eacute;quipe) debout. Avec <strong>le chat toqu&eacute;</strong>, bas&eacute; &agrave; Marseille, on passe derri&egrave;re le rideau : comment on pense un menu pour une centaine de techniciens, comment on g&egrave;re les impr&eacute;vus, pourquoi la d&eacute;co compte, et ce que change la nouvelle donne des tournages plus responsables ?</p>
<h2>Un restaurant qui roule : la cantine de tournage au quotidien</h2>
<p>&laquo;&nbsp;Il faut &ecirc;tre cuisinier, cin&eacute;phile et un petit peu fou&nbsp;&raquo;, sourit <strong>Corentin Ponthus</strong> au micro de <strong>Patrice Caillet</strong>. L&rsquo;image n&rsquo;est pas une coquetterie : le catering, c&rsquo;est installer une salle, un flux, une cuisine, une cadence, puis tout d&eacute;monter&hellip; et recommencer le lendemain, qu&rsquo;il pleuve, qu&rsquo;il vente, que le d&eacute;cor soit une ruelle, un parking, une colline ou un studio.</p>
<p>Sur son site, le <strong>Chat Toqu&eacute;</strong> revendique une &laquo;&nbsp;vraie pause repas&nbsp;&raquo; et une cantine &laquo;&nbsp;agr&eacute;ablement d&eacute;cor&eacute;e&nbsp;&raquo;, pens&eacute;e comme un sas o&ugrave; l&rsquo;&eacute;quipe peut souffler apr&egrave;s des heures intenses, avec une restauration faite sur place (entr&eacute;es, plat chaud, desserts maison). Le service s&rsquo;appuie sur une brigade identifi&eacute;e : <strong>Corentin Ponthus</strong> (chef p&acirc;tissier) et <strong>S&eacute;bastien</strong> (chef cuisinier), avec <strong>Baptiste</strong> en r&eacute;gie et accueil.</p>
<h2>Composer un repas, c&rsquo;est aussi composer avec une &eacute;quipe</h2>
<p>Sur un plateau, tout le monde n&rsquo;a pas la m&ecirc;me d&eacute;pense d&rsquo;&eacute;nergie ni les m&ecirc;mes contraintes. &laquo; Les &eacute;lectro machino, eux, ont faim &raquo;, raconte <strong>Corentin Ponthus</strong>. &Agrave; l&rsquo;inverse, la production demande souvent plus l&eacute;ger, plus digeste. R&eacute;sultat : un seul d&eacute;jeuner doit proposer plusieurs &ldquo;sc&eacute;narios&rdquo; en parall&egrave;le.</p>
<div class="encadre">
<p><strong>La r&egrave;gle d&rsquo;or selon Corentin Ponthus</strong></p>
<p>Pr&eacute;voir du copieux, du plus l&eacute;ger, du v&eacute;g&eacute;tarien, et si possible du v&eacute;gan, pour que &laquo;&nbsp;tout le monde mange&nbsp;&raquo;. Le but n&rsquo;est pas de faire &ldquo;un menu unique&rdquo;, mais une partition compl&egrave;te, qui laisse chaque poste choisir son rythme.</p>
</div>
<h2>Le stress, la boue et&hellip; le sourire : l&rsquo;art de l&rsquo;impr&eacute;vu</h2>
<p>Premier tournage, premi&egrave;res sueurs. <strong>Corentin Ponthus</strong> se souvient d&rsquo;une publicit&eacute; de &laquo; trois ou quatre jours de tournage &raquo; o&ugrave; il &eacute;tait encore n&eacute;ophyte : stress, pression, d&eacute;tails qui comptent. Puis, tournage apr&egrave;s tournage, &laquo; &ccedil;a roule &raquo;.</p>
<p>La liste des surprises ressemble &agrave; un sc&eacute;nario &agrave; rebondissements : acc&egrave;s impossible, camion coinc&eacute;, m&eacute;t&eacute;o capricieuse, branchement qui l&acirc;che. &laquo;&nbsp;Il faut &ecirc;tre pr&ecirc;t &agrave; faire de la m&eacute;canique, de la plomberie, de l&rsquo;&eacute;lectricit&eacute;&hellip;&nbsp;&raquo;, explique-t-il, avant de poser l&rsquo;essentiel : rester calme, garder le sourire, parce que la cantine est un moment de d&eacute;tente collectif.</p>
<h2>Pub, s&eacute;rie, long-m&eacute;trage : les ambiances changent, la mission reste</h2>
<p>&laquo;&nbsp;Une publicit&eacute;, on sent que c&rsquo;est pour trois jours&nbsp;&raquo;, observe <strong>Corentin Ponthus</strong> : moins de temps pour tisser des liens. Sur les tournages longs, la cantine devient un rep&egrave;re. On prend des habitudes avec les r&eacute;gimes, les petits rituels.</p>
<p>Et puis, il y a la r&egrave;gle non &eacute;crite, que <strong>Corentin Ponthus</strong> formule comme une maxime : la cantine entend tout&hellip; et ne r&eacute;p&egrave;te rien. Une &ldquo;safe space&rdquo; : on recharge les batteries, on d&eacute;compresse, puis on repart au clap suivant.</p>
<h2>Le Chat Toqu&eacute;, un exemple marseillais qui revendique le &ldquo;fait sur place&rdquo;</h2>
<p>Le <a href="https://www.lechattoque.fr/cantine-cinema/" target="_blank" rel="noopener">Chat Toqu&eacute;</a> se pr&eacute;sente comme une cantine de tournage capable d&rsquo;accueillir jusqu&rsquo;&agrave; <strong>100 personnes</strong> en autonomie (et davantage si l&rsquo;&eacute;quipe est pr&eacute;venue), avec une base logistique &agrave; <strong>Marseille</strong> et une autre &agrave; <strong>Paris</strong>. La promesse : une cuisine pr&eacute;par&eacute;e devant l&rsquo;&eacute;quipe, et un menu qui change pour &eacute;viter la lassitude sur les tournages longs.</p>
<p>Dans l&rsquo;interview, <strong>Corentin Ponthus</strong> cite notamment des projets diffus&eacute;s sur France 3, comme <em>Tom et Lola</em> et <em>La Stagiaire</em>, ainsi que le long-m&eacute;trage <em>Les Cond&eacute;s</em>. Sur son site, le Chat Toqu&eacute; met aussi en avant des r&eacute;f&eacute;rences de diffuseurs (Canal+, Netflix, France TV) et affiche ces titres dans ses &ldquo;derniers tournages&rdquo;.</p>
<h2>Tournages plus verts : quand l&rsquo;&eacute;cologie arrive &agrave; table</h2>
<p>Dans l&rsquo;interview, <strong>Corentin Ponthus</strong> raconte un virage concret : fin des canettes, bascule vers le verre, boissons r&eacute;alis&eacute;es via une machine de gaz&eacute;ification, incitation &agrave; venir avec sa propre tasse, tri des d&eacute;chets. Sur son site, le Chat Toqu&eacute; affirme aller plus loin : cantine autonome en eau et &eacute;nergie, r&eacute;cup&eacute;ration des eaux us&eacute;es, tri s&eacute;lectif, et aucun usage de bouteilles ni de canettes.</p>
<p>Cette &eacute;volution n&rsquo;est pas isol&eacute;e : depuis le <strong>1er janvier 2024</strong>, le CNC impose aux b&eacute;n&eacute;ficiaires d&rsquo;aides &agrave; la production la remise d&rsquo;un bilan carbone provisoire et d&eacute;finitif, via des outils homologu&eacute;s. L&rsquo;alimentation, la gestion des d&eacute;chets et les achats responsables font partie des axes explicitement cit&eacute;s dans les ressources de r&eacute;f&eacute;rence sur les tournages &eacute;co-responsables.</p>
<h2>Avant les food-trucks : quelques histoires cultes de catering et de cantines</h2>
<p>Il fut un temps o&ugrave; les acteurs apportaient leur d&eacute;jeuner dans un sac en papier. Puis, les studios ont d&eacute;velopp&eacute; des solutions plus structur&eacute;es : &agrave; Universal, une tourn&eacute;e matinale de caf&eacute; et donuts aurait m&ecirc;me fonctionn&eacute; &ldquo;&agrave; la pi&egrave;ce&rdquo;, chacun d&eacute;posant une petite monnaie.</p>
<p>&Agrave; l&rsquo;&acirc;ge d&rsquo;or des grands studios, les <em>commissaries</em> jouaient aussi un r&ocirc;le de &ldquo;garde-fou&rdquo; : le producteur <strong>Marvin Worth</strong> explique que les restaurants de studio servaient notamment &agrave; garder les acteurs sur place &agrave; l&rsquo;heure du d&eacute;jeuner, pour &eacute;viter des sorties qui faisaient perdre du temps (et, historiquement, limiter les d&eacute;rives de la pause).</p>
<p>C&ocirc;t&eacute; &ldquo;catering-star-system&rdquo;, l&rsquo;exemple le plus document&eacute; reste la soir&eacute;e la plus scrut&eacute;e d&rsquo;Hollywood : en 1995, le chef <strong>Wolfgang Puck</strong> est invit&eacute; &agrave; prendre en charge le <em>Governors Ball</em>, l&rsquo;after officiel des Oscars. La presse anglo-saxonne a racont&eacute; des demandes tr&egrave;s pr&eacute;cises de c&eacute;l&eacute;brit&eacute;s au fil des ann&eacute;es, et un menu devenu un rituel (dont la fameuse chicken pot pie).</p>
<div class="encadre">
<p><strong>Et en France ?</strong></p>
<p>L&rsquo;histoire du &ldquo;traiteur&rdquo; se raconte aussi sur la longue dur&eacute;e : la maison <strong>Potel et Chabot</strong> revendique une cr&eacute;ation en <strong>1820</strong>. En 1900, l&rsquo;un de ses grands faits d&rsquo;armes fut le Banquet des maires de France, c&eacute;l&egrave;bre autant pour l&rsquo;ampleur de l&rsquo;&eacute;v&eacute;nement que pour la qualit&eacute; des prestations. Pas un catering de plateau au sens moderne, mais une d&eacute;monstration historique de logistique culinaire &agrave; grande &eacute;chelle, &ccedil;a vaudrait un film.</p>
</div>
<h2>Le r&ecirc;ve de fin de journ&eacute;e : nourrir une com&eacute;die, rire avec l&rsquo;&eacute;quipe</h2>
<p>Quand <strong>Patrice Caillet</strong> lui demande un r&ecirc;ve &ldquo;un peu fou&rdquo;, <strong>Corentin Ponthus</strong> ne cite pas une montagne &agrave; gravir ni un gadget de plateau. Il parle d&rsquo;ambiance : &laquo; une bonne com&eacute;die fran&ccedil;aise &raquo;, avec des &ldquo;l&eacute;gendes&rdquo;, et il lance un nom : <strong>Jean Dujardin </strong>(votre table est dress&eacute;e).</p>
<p>Au fond, c&rsquo;est peut-&ecirc;tre &ccedil;a, la meilleure d&eacute;finition du m&eacute;tier : nourrir un collectif, soutenir le rythme, et rendre la pause assez chaleureuse pour que l'ambiance du film vienne aussi de l&rsquo;assiette.</p>
<h2>Infos pratiques</h2>
<ul>
<li><strong>Le Chat Toqu&eacute;</strong> (catering / cantine cin&eacute;ma) : <a href="https://www.lechattoque.fr/" target="_blank" rel="noopener">lechattoque.fr</a></li>
<li>Instagram : <a href="https://www.instagram.com/lechattoque13/" target="_blank" rel="noopener">@lechattoque13</a></li>
<li>T&eacute;l&eacute;phone : <a href="tel:+33686209421">06 86 20 94 21</a></li>
<li>Email : <a href="mailto:lechattoque13@gmail.com">lechattoque13@gmail.com</a></li>
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<p class="small">Liens utiles cit&eacute;s dans l&rsquo;article : <a href="https://www.unifrance.org/film/61108/les-condes" target="_blank" rel="noopener">Les Cond&eacute;s (Unifrance)</a> &middot; <a href="https://apollo-films.fr/les-condes/" target="_blank" rel="noopener">Les Cond&eacute;s (Apollo Films)</a> &middot; <a href="https://www.francetelevisions.fr/et-vous/notre-tele/les-programmes-a-ne-pas-rater/la-stagiaire-46509" target="_blank" rel="noopener">La Stagiaire saison 10 (France TV &amp; Vous)</a> &middot; <a href="https://www.francetelevisions.fr/et-vous/notre-tele/les-programmes-a-ne-pas-rater/tom-et-lola-saison-2-48742" target="_blank" rel="noopener">Tom et Lola saison 2 (France TV &amp; Vous)</a> &middot; <a href="https://www.filmfrance.net/guide-pratique-des-tournages/tournage-eco-responsable/" target="_blank" rel="noopener">Tournage &eacute;co-responsable (Film France / CNC)</a> &middot; <a href="https://www.cnc-cinema-responsable.fr/cadre-reglementaire/le-plan-daction/" target="_blank" rel="noopener">Plan Action ! (CNC)</a> &middot; <a href="https://entertainment.howstuffworks.com/difference-catering-craft-services.htm" target="_blank" rel="noopener">Catering vs craft service (HowStuffWorks)</a> &middot; <a href="https://www.wbur.org/npr/124245252/how-hollywood-gets-fed-a-lesson-in-craft-service" target="_blank" rel="noopener">How Hollywood Gets Fed (NPR / WBUR)</a> &middot; <a href="https://www.latimes.com/archives/la-xpm-1993-06-27-ca-7536-story.html" target="_blank" rel="noopener">Studio commissaries (Los Angeles Times, 1993)</a> &middot; <a href="https://www.inc.com/talib-visram/businesses-behind-oscars-governors-ball.html" target="_blank" rel="noopener">Governors Ball &amp; Wolfgang Puck (Inc., 2019)</a> &middot; <a href="https://wtop.com/food-restaurant/2024/03/wolfgang-puck-oscars-academy-awards-governors-ball/" target="_blank" rel="noopener">Wolfgang Puck, 1995 (WTOP, 2024)</a> &middot; <a href="https://poteletchabot.com/notre-maison/" target="_blank" rel="noopener">Potel et Chabot (site officiel)</a> &middot; <a href="https://www.lemonde.fr/archives/article/2003/04/05/les-traiteurs-artisans-de-la-fete_315736_1819218.html" target="_blank" rel="noopener">Potel et Chabot, 1820 et Banquet 1900 (Le Monde, 2003)</a></p>
</main><br /><audio controls><source src="https://www.radioducinema.radio-website.com/upload/podcasts/audios/698b49cb1991c6.92162171.mp3" type="audio/mpeg"></audio>]]></content:encoded>
      <pubDate>Tue, 10 Feb 2026 14:56:00 +0000</pubDate>
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    </item>
    <item>
      <title><![CDATA[Des élèves de première interrogent  Pierre Jalloux sur le film "la féline"]]></title>
      <link>https://www.radioducinema.radio-website.com/podcasts/des-eleves-de-premiere-interrogent-pierre-jalloux-sur-le-film-la-feline-519</link>
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      <description><![CDATA[&Agrave; LUX, les lyc&eacute;ens m&egrave;nent l&rsquo;enqu&ecirc;te sur La F&eacute;line...]]></description>
      <content:encoded><![CDATA[<h1 data-start="0" data-end="53"><span style="font-size: 12pt; font-family: 'times new roman', times, serif;">&Agrave; LUX, les lyc&eacute;ens m&egrave;nent l&rsquo;enqu&ecirc;te sur <em data-start="42" data-end="53">La F&eacute;line</em></span></h1>
<p data-start="55" data-end="379"><span style="font-size: 12pt; font-family: 'times new roman', times, serif;">&Agrave; l&rsquo;occasion du festival VIVA CIN&Eacute;MA, au cin&eacute;ma <span class="hover:entity-accent entity-underline inline cursor-pointer align-baseline"><span class="whitespace-normal">LUX Sc&egrave;ne nationale</span></span>, des &eacute;l&egrave;ves de premi&egrave;re du lyc&eacute;e Le Valentin, &agrave; Bourg-l&egrave;s-Valence, ont troqu&eacute; leurs cahiers pour des micros. Leur mission : interviewer un universitaire sp&eacute;cialiste du 7e art apr&egrave;s la projection d&rsquo;un classique du fantastique, <em data-start="367" data-end="378">La F&eacute;line</em>.</span></p>
<h2 data-start="381" data-end="424"><span style="font-size: 12pt; font-family: 'times new roman', times, serif;">Un film de 1942 toujours aussi troublant</span></h2>
<p data-start="468" data-end="719"><span style="font-size: 12pt; font-family: 'times new roman', times, serif;">R&eacute;alis&eacute; en 1942 par <span class="hover:entity-accent entity-underline inline cursor-pointer align-baseline"><span class="whitespace-normal">Jacques Tourneur</span></span> et produit par la mythique <span class="hover:entity-accent entity-underline inline cursor-pointer align-baseline"><span class="whitespace-normal">RKO Radio Pictures</span></span>, <em data-start="592" data-end="603">La F&eacute;line</em> (<em data-start="605" data-end="617">Cat People</em> en version originale) demeure l&rsquo;un des films fantastiques les plus comment&eacute;s de l&rsquo;histoire du cin&eacute;ma.</span></p>
<p data-start="721" data-end="966"><span style="font-size: 12pt; font-family: 'times new roman', times, serif;">Face aux lyc&eacute;ens, l&rsquo;enseignant-chercheur Pierre Jalloux a expliqu&eacute; pourquoi cette &oelig;uvre a &eacute;t&eacute; restaur&eacute;e et programm&eacute;e dans le cadre du festival : &laquo; C&rsquo;est le premier grand film fantastique de Tourneur, celui qui a v&eacute;ritablement marqu&eacute; le genre. &raquo;</span></p>
<p data-start="968" data-end="1327"><span style="font-size: 12pt; font-family: 'times new roman', times, serif;">&Agrave; sa sortie, le long-m&eacute;trage a boulevers&eacute; les codes. L&agrave; o&ugrave; les studios comme <span class="hover:entity-accent entity-underline inline cursor-pointer align-baseline"><span class="whitespace-normal">Universal Pictures</span></span> montraient vampires, monstres et loups-garous sans d&eacute;tour, <em data-start="1142" data-end="1153">La F&eacute;line</em> choisit la suggestion. Le spectateur ne sait jamais si l&rsquo;h&eacute;ro&iuml;ne, Irena, se transforme r&eacute;ellement en panth&egrave;re&hellip; ou si tout se joue dans son esprit. Une r&eacute;volution &agrave; l&rsquo;&eacute;poque.</span></p>
<h2 data-start="1329" data-end="1366"><span style="font-size: 12pt; font-family: 'times new roman', times, serif;">Des questions franches et engag&eacute;es</span></h2>
<p data-start="1368" data-end="1536"><span style="font-size: 12pt; font-family: 'times new roman', times, serif;">Les &eacute;l&egrave;ves n&rsquo;ont pas h&eacute;sit&eacute; &agrave; interroger le fond du film. Pourquoi cette apparente indiff&eacute;rence des personnages &agrave; la mort d&rsquo;Irena ? Pourquoi avoir choisi une panth&egrave;re ?</span></p>
<p data-start="1538" data-end="1778"><span style="font-size: 12pt; font-family: 'times new roman', times, serif;">Selon Pierre Jalloux, l&rsquo;animal symbolise les pulsions enfouies, la part sauvage que la soci&eacute;t&eacute; tente de contenir. &laquo; Irena est &eacute;trang&egrave;re, marginale, diff&eacute;rente. Ce qu&rsquo;on ne comprend pas fait peur &raquo;, a-t-il analys&eacute; devant une salle attentive.</span></p>
<p data-start="1780" data-end="2111"><span style="font-size: 12pt; font-family: 'times new roman', times, serif;">Une enseignante pr&eacute;sente a &eacute;galement soulev&eacute; la dimension f&eacute;minine du symbole. Le d&eacute;bat s&rsquo;est ouvert sur la figure de la femme dans le cin&eacute;ma des ann&eacute;es 1940, entre crainte et fascination, &agrave; l&rsquo;image de la &laquo; femme fatale &raquo; du film noir. Un &eacute;change nourri, preuve que le noir et blanc n&rsquo;emp&ecirc;che pas les questionnements contemporains.</span></p>
<h2 data-start="2113" data-end="2148"><span style="font-size: 12pt; font-family: 'times new roman', times, serif;">Le cin&eacute;ma, une affaire de regard</span></h2>
<p data-start="2150" data-end="2483"><span style="font-size: 12pt; font-family: 'times new roman', times, serif;">Au fil de l&rsquo;entretien, les lyc&eacute;ens ont aussi cherch&eacute; &agrave; comprendre ce qui rend le fantastique si particulier. Pour l&rsquo;universitaire, le genre met en lumi&egrave;re l&rsquo;art de la mise en sc&egrave;ne : jeux d&rsquo;ombres, hors-champ, sons inqui&eacute;tants&hellip; &laquo; Il faut regarder comment l&rsquo;histoire est racont&eacute;e, pas seulement ce qu&rsquo;elle raconte &raquo;, a-t-il conseill&eacute;.</span></p>
<p data-start="2485" data-end="2738"><span style="font-size: 12pt; font-family: 'times new roman', times, serif;">Interrog&eacute; sur un film &agrave; recommander, il a cit&eacute; <em data-start="2532" data-end="2540">Vaudou</em> (<em data-start="2542" data-end="2566">I Walked with a Zombie</em>), autre &oelig;uvre de <span class="hover:entity-accent entity-underline inline cursor-pointer align-baseline"><span class="whitespace-normal">Jacques Tourneur</span></span>, mais aussi le plus r&eacute;cent <span class="hover:entity-accent entity-underline inline cursor-pointer align-baseline"><span class="whitespace-normal">It Follows</span></span>, thriller moderne o&ugrave; la menace reste insaisissable.</span></p>
<h2 data-start="2740" data-end="2768"><span style="font-size: 12pt; font-family: 'times new roman', times, serif;">Une exp&eacute;rience formatrice</span></h2>
<p data-start="2770" data-end="2976"><span style="font-size: 12pt; font-family: 'times new roman', times, serif;">Pour ces &eacute;l&egrave;ves de premi&egrave;re, l&rsquo;exercice allait bien au-del&agrave; de la simple projection. Pr&eacute;parer les questions, mener l&rsquo;interview, &eacute;couter et rebondir : une immersion concr&egrave;te dans l&rsquo;analyse cin&eacute;matographique.</span></p>
<p data-start="2978" data-end="3130"><span style="font-size: 12pt; font-family: 'times new roman', times, serif;">Le festival VIVA CIN&Eacute;MA confirme ainsi sa vocation : transmettre la passion du grand &eacute;cran et encourager un regard critique chez les jeunes spectateurs.</span></p>
<p data-start="3132" data-end="3270"><span style="font-size: 12pt; font-family: 'times new roman', times, serif;">Et comme l&rsquo;a rappel&eacute; Pierre Jalloux en conclusion : &laquo; Le cin&eacute;ma a son propre langage. Le voir en salle, c&rsquo;est apprendre &agrave; le comprendre. &raquo;</span></p><br /><audio controls><source src="https://www.radioducinema.radio-website.com/upload/podcasts/audios/699dc575029758.76068659.mp3" type="audio/mpeg"></audio>]]></content:encoded>
      <pubDate>Mon, 09 Feb 2026 15:00:00 +0000</pubDate>
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